The Devil

The Devil (Diabeł)

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Diabel 1972 DVDRiP AC3 x264
A Commentary by bisounours
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AC3
Published on: 2020-10-21
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The first 200 lines.

LE DIABLE

Que s'est-il passé ici ?

C'est ce jeune officier qui n'a pas obéi aux ordres.

Il a payé les soldats de ses propres deniers.

Ils ont attaqué et ont voulu empêcher l'armée d'avancer,

bien qu'on leur ait dit qu'il n'y avait aucune résistance nulle part

et que la Diète avait approuvé le démembrement du pays...

Je n'ai jamais touché un corps humain de mes mains.

Qui êtes-vous ?

J'ai l'ordre de conduire à Varsovie les prisonniers politiques

détenus dans ce cloître.

- Il n'y en a que deux. - Je sais, je sais.

Personne ne surveille plus ces malheureux.

Toute la garde s'est enfuie.

Dépêchez-vous, ils vont arriver.

Les sœurs vont vous conduire.

Je... je dois retourner là-bas.

C'est toi, Jakub ? Le condamné à mort pour tentative de régicide ?

Non, non.

Alors, Jakub, c'est toi.

Chut... Il faut se sauver.

Ici il va se passer des choses horribles.

Allons, aide-moi !

Il est très faible. Il a eu une crise.

Ah, Thomas !

Je suis navré de ne pas pouvoir t'emmener avec moi.

Mais je ne peux pas non plus te laisser ici.

Je te sortirai d'ici.

Tu l'as tué.

Allons, dépêchons-nous.

Au nom du roi de Prusse, je l'emmène !

Un moment, un moment !

J'ai des papiers.

Oui. Je vous en prie ! Un moment.

Ces gens-là, oui ?

Merci beaucoup, merci beaucoup.

Halte, ou je tire !

Je ne veux rien de toi,

sauf que tu retournes à la maison. Souviens-toi.

A la maison, promets-le. Retourne à la maison !

Tiens.

Prends-la pour qu'elle te soigne.

Qu'elle te procure des moments agréables.

C'est une pauvre orpheline.

Pour prix de ta liberté, je ne veux que cette promesse...

Tu comprends ?

Rien que ça, ne l'oublie pas. Allons !

Tu ne me reconnais pas ?

C'est moi qui t'ai tiré de cette boucherie.

Allons, ne fais pas l'imbécile.

Je t'ai sauvé la vie.

Elle est témoin.

Et Thomas ?

Je n'ai pas réussi. Il est mort sous mes yeux.

C'est avec les pires difficultés que je t'ai sauvé.

Et qu'est-ce qui s'est passé ici ?

Ça ? Des soldats.

Des soldats de la dernière guerre.

Perdue ?

La Diète a approuvé le démembrement de la Pologne.

Alors je dois aller à Varsovie.

Personne ne doit plus rien !

Souviens-toi, tu as promis de rentrer directement à la maison.

Que veux-tu de moi ?

Rien.

Dans un sens, traite-moi comme un ecclésiastique.

Je veille à ce que tu ne t'égares pas.

Tous les amis sont rentrés et t'attendent à la maison.

Va !

Est-ce vrai que Thomas est mort ?

Et toi, tu as où aller ?

Ne dis rien, Seigneur, tu pourrais provoquer un malheur.

Il est malade.

Dois-je t'aider, Seigneur ?

Tu as peur.

Reste avec nous. Nous admettons tout le monde.

Je m'appelle Hertz, propriétaire des théâtres royaux.

On ne traîne pas toujours dans les bois

avec cette bande de fuyards.

Et toi, tu es beau, Seigneur.

Parmi nous, il n'y a pas de garçon aussi beau.

Même si tu ne sais rien faire, si tu n'es pas acteur,

on fera avec toi des tableaux vivants.

- On te mettra nu, on montrera... - Non, je ne...

Tu es bête, je ne te le proposerai pas,

mais comment se protéger ?

En amusant les autres.

Joins-toi à nous,

Seigneur.

Il y a parmi nous des funambules, des comédiens.

Nous allons de-ci, de-là, donner des spectacles.

Tu seras bien avec nous si tu as la tête dérangée.

Aucun d'entre eux n'était acteur. Aucun funambule.

On peut tout apprendre, Seigneur. Je ne veux pas te forcer la main.

Nous avons une Turque, venue de loin, du Bosphore.

Elle est très savante. Et bien disposée.

Viens. Je vais te montrer ce qu'elle sait faire.

Peut-être, pour elle, perdras-tu la tête définitivement, tu veux ?

Je te la donne, pour rien.

Tu es si pâle

et probablement très jeune

sous cette crasse et cette barbe.

J'étais absent pendant des années, je dois rentrer à la maison.

Je te lâcherai, mais déshabille-toi, permets-nous de te laver.

Ainsi nous pourrons te regarder plus longtemps.

Ne t'oppose pas, cadet. Maintenant tout est permis à chacun.

Maintenant chacun s'enfuit le plus loin possible.

Des chambres royales également.

On ne s'est pas rencontré quand la vie était douce ?

Tu me connais ?

Le cadet que j'ai connu est mort depuis longtemps.

Il est sûrement mort.

Sinon nous n'irions pas donner un spectacle

au mariage de sa fiancée.

Qu'est-ce que tu dis ?

C'est vous qui disiez que le roi

élevé sur le trône par une femme

et cherchant le plaisir dans les bras des femmes,

est la source de toute la décadence.

Et pourtant, le roi vous a traité comme des enfants.

Alors, cadet, qu'est-ce que la décadence ?

Est-ce la faiblesse envers le mal ou le mal envers la faiblesse ?

Laisse-le, qu'il s'en aille.

De toute façon, sa beauté provoquerait des dissensions.

Attends ici un moment, je reviens de suite.

Ah ! Te voilà.

Pendant tout ce temps, j'ai dû faire la navette entre toi et eux.

Tu ne te rends pas compte comme c'est fatigant.

Ecoute, dis-moi pourquoi tu m'as libéré,

tu me surveilles constamment ? Tu ne me permets pas de venir...

Moi ? Mais c'est un malentendu. Ne pense pas à moi.

Je ne suis pas là auprès de toi.

Je n'existe pas, je suis comme l'air.

Et alors, tu as été absent pendant des années.

Bien des choses ont changé depuis.

Du calme, du calme !

C'est ma faute, tout ça c'est ma faute.

Je suis le dernier des gredins, une loque.

Pourquoi est-ce que je te montre tout ça ?

Pourquoi est-ce que je fais ça, pourquoi ?

Mais pourquoi ?

Tu vois la mode est aux danses patriotiques.

C'est ainsi qu'on danse sur la tombe de la Patrie.

Ce sont mes amis.

C'est avec eux tous que j'ai vécu mon enfance.

Je ne t'ai pas attendu ici

pour regarder impassible comment ils vont s'assassiner.

Alors, elle est conforme à tes souvenirs ?

Non, ben...

Comment ? Allons !

Sans tout ça, n'est-ce pas ?

C'est le fruit de ses amours coupables.

J'ai le droit de me montrer.

Non, tu ne peux pas penser qu'à toi, égoïste.

Regarde, comme elle est heureuse.

Si tu faisais irruption, tu pourrais lui compliquer bien des choses.

En plus, cela pourrait devenir pour elle...

Comment ?

Dangereux.

Tu ne crois pas ?

Viens, regarde !

Au nom du Père, du Fils et des Saints Martyrs.

Je vous bénis, vous tous qui êtes venus ici

dans le but pieux de sauver la malheureuse Patrie perdue.

Afin que votre conjuration

soit bénie par le Saint-Sacrement.

Je vous ordonne de vous approcher et d'être témoins des fiancés

symbolisant aujourd'hui vos liens...

avec la malheureuse Patrie.

Je te prends toi.

Je te prends...

Pour la vie...

Pour la vie...

Et de demeurer fidèle.

Pour le meilleur et pour le pire.

Dans l'opulence et la misère.

Tout comme je te prends pour époux,

le sort et la sauvegarde de ma Patrie,

Jusqu'à la dernière goutte de sang.

Jusqu'à mon dernier souffle.

Dans l'Eglise Nationale.

Devant l'Etre Suprême.

Amen.

Jacques !

Il s'en est fallu de peu qu'elle ne te voie vraiment.

Dans un instant, tu pourras te montrer.

Excusez-moi, ce n'est rien, c'est l'émotion.

- C'était un fantôme. Tu entends ! - Non, non...

Il n'y a pas de fantômes. Il n'y en a pas. Un fantôme.

Un fantôme, un fantôme !

Tu entends, c'était un fantôme.

Un fantôme, tu entends !

Un fantôme.

Je déteste ce que je fais avec toi.

Je ne devrais pas.

C'est une abomination.

Une véritable abomination.

Tu t'es sacrifié pour eux et eux,

comme des lapins, ils s'accouplent sous tes yeux.

Moi, ça me dégoûte, Jakub. Dégoûtant.

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