The first 200 lines.
LE DOSSIER ADAMS
En octobre, mon frère et moi avons quitté I'Ohio pour la Californie.
Nous sommes arrivés à Dallas un jeudi soir.
Vendredi matin au petit-déjeuner, on m'a offert un emploi intéressant.
Tous ces gens sont soi-disant sans emploi.
Moi, j'arrive, et en moins d'une journée, j'ai un boulot.
Tout fonctionnait. J'étais comme chez moi.
J'avais déjà fait une ou deux fugues. Je sais pas.
Et tout a commencé parce que David s'était enfui.
Et il a pris... J'ai pris un pistolet de mon père et un fusil.
J'ai pris la voiture du voisin.
Je m'étais introduit chez eux et j'avais trouvé les clés.
Je ne me souviens plus très bien.
J'ai fini par aller à Dallas.
Je suis allé bosser et personne ne s'est pointé.
C'était le week-end et ils ne travaillaient pas toujours.
En rentrant chez moi, je suis tombé en panne d'essence.
Alors que je descendais la rue, un bidon d'essence à la main,
quelqu'un s'est arrêté à ma hauteur.
Je me suis dit qu'en voyant le bidon,
il avait compris que j'étais en panne. J'étais à moins de 100 m de la voiture.
C'était Thanksgiving, et toutes les stations étaient fermées.
Il m'a alors demandé si j'avais besoin d'aide.
Je roulais dans une rue de Dallas.
Je venais d'avoir 16 ans.
Et j'ai vu un type qui semblait être en panne.
Je I'ai emmené chercher de I'essence.
J'ai fini par le suivre là où il habitait avec son frère.
Plus tard, le même soir,
on est allés chercher de la bière.
On a fumé un peu d'herbe, ce genre de truc.
Ce soir-là, on est allés au cinéma.
CINÉPARC 183
Je me suis levé, je travaillais le samedi.
Pourquoi j'ai rencontré ce gamin? Je ne sais pas.
Pourquoi cette panne ce jour-là? Je ne sais pas. Mais c'est arrivé.
IMPACT - Balle
On recherche le tueur du policier Cinq balles ont été tirées d'une voiture
ROBERT WOOD - Le policier tué dimanche.
00 h 30
"Mon Dieu"
aucune description
29 novembre 1976
22 décembre 1976
Le jour où ils sont venus me chercher, le 21 décembre.
Ils m'ont fait monter. Je ne me souviens plus de I'étage.
Ils m'ont mis dans une petite pièce.
Gus Rose est entré.
Il voulait que je signe des aveux.
Il disait que je signerais.
Il se fichait de ce que je disais. Je signerais ce papier.
Je lui ai dit que je ne pouvais pas.
"Je ne sais pas ce que vous pouvez bien vouloir de moi."
"Mais je ne signerai certainement pas."
II est parti et est revenu dix minutes plus tard.
Et il a jeté un pistolet sur la table.
Il m'a demandé de le regarder. Et c'est ce que j'ai fait.
Il m'a demandé de le ramasser.
J'ai refusé de le faire.
Il m'a menacé.
Et j'ai refusé de nouveau.
Il m'a alors menacé de son arme de service.
On s'est regardés pendant ce qui semblait être des heures.
Je n'aime pas avoir un pistolet braqué sur moi.
Je n'aime pas être menacé.
Quand il a enfin vu qu'il faudrait me tuer
avant d'avoir ma signature,
je suppose qu'il a abandonné cette idée, car il a reposé son arme.
Il a ramassé le pistolet sur la table et est sorti brusquement.
J'ai commencé par avoir une conversation amicale avec lui,
pour essayer de me faire une opinion à son sujet,
pour voir ce qu'il aimait et ce qui lui déplaisait.
J'ai découvert très vite qu'il avait peu de conscience.
Ce qu'il avait pu faire ne le dérangeait pas vraiment.
Il avait fait d'autres choses qu'il m'a racontées,
et qui ne semblaient pas le perturber le moins du monde.
Son visage était sans expression.
Il aurait pu aussi bien parler de la couleur du mur
que du meurtre d'un policier.
Il ne réagissait à aucune des questions.
Son innocence était presque surjouée.
Il prétendait n'avoir rien fait.
Il ne comprenait pas pourquoi on I'avait arrêté.
Il ne se rebellait pas et ne protestait pas.
Il protestait juste de son innocence.
Je lui ai parlé de ce samedi, de ma rencontre avec le gamin.
Je répétais sans cesse la même chose.
Ils ne voulaient pas me croire.
On ne m'a pas permis de passer un coup de fil.
Je n'ai jamais vu d'avocat.
Je ne sais pas combien de temps ça a duré.
J'avais fumé deux paquets, mais je n'en avais plus depuis longtemps.
Wood n'avait pas sorti son carnet de contraventions.
Il I'avait laissé sur le siège avant de la voiture,
ce qui indique qu'il n'allait pas donner de contravention.
Il allait sans doute leur demander d'allumer leurs phares.
Il ne savait pas que la voiture était volée.
Je pense qu'il allait très certainement
jeter un coup d'oeil au permis de conduire,
dire au type d'allumer ses phares et le laisser partir.
La femme de Wood lui avait acheté
un gilet pare-balles et I'avait mis sous le sapin de Noël.
Ou I'avait rangé en attendant de le lui offrir pour Noël.
Sa coéquipière était I'une des premières femmes
affectées à cette unité.
Ils venaient de Northwest Station. Des policiers effectuant leur ronde.
Ils travaillaient de nuit.
Ils étaient allés dans un fast-food et elle avait pris un milk-shake.
La voiture est passée, tous phares éteints, avec deux types dedans.
Ce n'était pas très grave,
mais il a mis son gyrophare pour I'arrêter.
Juste pour avertir le type que ses phares étaient éteints.
Il est descendu et s'est dirigé vers eux.
Avant d'arriver devant la fenêtre du conducteur,
il était en bonne position.
Le type s'est retourné et...
avec un petit calibre.
La première balle lui est entrée dans le bras.
Il avait une lampe torche. La balle I'a frappé et est entrée dans le bras.
La suivante I'a atteint à la poitrine.
Le policier est tombé dans la rue, dans la zone de circulation.
Il était allongé, en train de saigner à mort.
Elle est descendue de voiture.
Elle a vidé son arme sur le suspect qui s'enfuyait.
Et elle s'est précipitée à son aide.
La consigne dit de prendre sa radio et d'appeler une ambulance.
Le simple bon sens le dirait. Mais que fait-on?
À ce moment-là, elle était bouleversée.
Le sang, aussi. Une énorme quantité de sang.
Á quel point est-elle responsable de ne pas avoir suivi la consigne?
Mais surtout, elle ne se souvenait pas du numéro d'immatriculation.
Immatriculée au Texas comportant les lettres HC.
Quand on a commencé à rassembler ce qu'on avait comme information,
il s'est avéré qu'on n'avait rien du tout.
La seule chose qu'on savait, c'est qu'on cherchait une Vega bleue.
Toutes les Vega immatriculées au Texas
ont dû être arrêtées et fouillées.
Des gens appelaient le bureau
en disant: "J'ai une Vega qui n'est pas bleue.
"Mais vous devriez venir I'inspecter.
"Assurez-vous que c'est pas la mienne car j'en ai assez de me faire arrêter.
"J'ai peur."
50 inspecteurs recherchent le meurtrier d'un policier
Si vous êtes I'inspecteur assigné au meurtre,
les autres témoins vous énervent.
Mais quand c'est un agent de police qui a été témoin,
on pourrait espérer qu'il en sache un peu plus qu'elle n'en savait.
Consignes.
Dans une équipe de deux personnes, quand I'une approche un véhicule,
I'autre se positionne à I'arrière du côté droit,
de façon à observer I'activité à I'intérieur du véhicule.
Et si I'homme à la gauche du conducteur a des ennuis,
son équipier est en mesure de I'aider.
Á I'époque, on a supposé
que son équipière était assise dans la voiture.
C'est là que les avis divergent.
Une question de temps et de savoir si elle était hors de la voiture,
complètement à I'extérieur ou partiellement à I'intérieur,
ou bien assise dans la voiture, la portière fermée.
CHOC. LIQUIDE
Et ce qu'on a fait ensuite et qui a vraiment aidé...
En fait, ça n'a servi à rien. Je reviens en arrière.
C'était intéressant et ça a coûté beaucoup d'argent,
mais ça valait le coup. Il faut suivre toutes les pistes.
Un type de Californie,
j'ai oublié son nom, c'était un expert en hypnose.
Il I'a hypnotisée et I'a interrogée.
Ce qui était intéressant,
c'est qu'elle ne se souvenait pas vraiment de la voiture.
Elle se rappelait le milk-shake.
Ils s'étaient arrêtés à un fast-food. Un Whataburger.
Elle se souvenait qu'ils avaient arrêté la voiture.
De retour sur la route, elle avait tout oublié,
mais elle se rappelait I'immatriculation d'un véhicule en fuite
qu'ils avaient arrêté plus tôt dans la soirée.
Noël était très proche.
On n'avait jamais mis si longtemps à élucider le meurtre d'un policier.
Plusieurs étaient morts, mais on avait vite résolu I'affaire.
Et là, ça faisait un mois ou presque,
et on n'avait pas élucidé le meurtre.
On a finalement trouvé I'élément-clé. Il venait de Vidor, au Texas.
M. Calvin Cunningham, qui habite à Vidor, s'était fait cambrioler,
et sa petite Mercury Comet avait été volée.
On a eu I'impression que David avait commis ce crime.
Pendant plusieurs jours, on ne I'a pas trouvé.
Mais un après-midi, un policier a vu la voiture de Cunningham
dans North Main Street, à Vidor.
David avait abandonné le véhicule et s'était enfui à pied.
Fugueur recherché
Mais on a commencé à apprendre par bribes
que David était impliqué dans le meurtre d'un policier à Dallas.
C'était toujours des rumeurs de troisième main, de quatrième main.
Alors on a appelé quelques-uns de ses compagnons de crime.
Et ils nous ont dit: "On pensait qu'il se vantait.
"On ne I'a pas pris au sérieux."
J'étais assis en train de regarder le journal du soir.
Mon père était endormi sur le canapé.
J'ai entendu quelqu'un frapper à la porte. C'était David Harris.
Je I'ai fait entrer.
Il était debout à côté de mon fauteuil,
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