The first 177 lines.
Allez-y doucement.
- Ça sert à quoi, tout ça ? - Des ordinateurs, pour le suivi des dons.
Chaque participant pourra donner grâce à une application reliée au système.
- J'y connais rien à tous ces trucs, moi. - Ça m'étonne pas.
- - Ho !
Faites attention, c'est fragile, ça.
Ah !
- Bonjour. - Oblet, bonjour.
On y va ?
Bien, tous les accès sont surveillés.
Le personnel et les musiciens sont contrôlés.
Et chaque invité sera fouillé.
Très bien, mais soyez vigilants.
- Diop pourrait chercher à venir. - Vous pensez ?
- Il faut s'attendre à tout. - C'est ce que j'ai cru comprendre.
Je serai assis dans le public.
Au moindre problème, faites-moi signe.
Y aura pas de problème.
- Bonjour. - Bonsoir, monsieur.
À tout à l'heure.
La déco n'est pas finie, il faut se projeter.
Je peux vous montrer comment ça va se dérouler.
Un écran va descendre juste derrière l'orchestre.
Les images seront projetées pendant le concert, comme vous le vouliez.
Voilà. Sur la façade du théâtre, il y aura les affiches que vous m'avez envoyées.
Euh… Et mademoiselle Pellegrini, vous serez au premier balcon.
- Et le matériel informatique ? - Il est en chemin.
Ah, bah…
Le voilà, il est juste là.
Parfait, merci.
- Vous serez assis où, ce soir ? - Là-haut.
Bien. Je monterai la garde devant la porte.
- Vous pensez que Diop pourrait venir ? - Il a le sens du spectacle.
Et une furieuse envie de se venger.
La question n'est pas de savoir s'il va venir.
Mais quand…
Babakar Diop ?
Suivez-moi.
Je cherche quelqu'un qui présente bien.
Et qui soit ponctuel. C'est important la ponctualité.
Tout à fait, monsieur. Moi-même, je me méfie des gens en retard.
Comme de ceux qui sont en avance.
Je cherche quelqu'un de confiance.
Bien entendu. C'est la moindre des choses.
Et qui pourra compter sur ma confiance en retour, naturellement.
Quel est votre nom, déjà ?
Babakar, monsieur.
Babakar Diop.
Eh bien, Babakar, vous pouvez y aller.
En passant, dites à mon assistante d'arrêter les entrevues.
J'ai trouvé la personne idoine.
- Merci, monsieur. -
Je suis dans le couloir.
J'entre dans le bureau.
Attends, il y a quelque chose sur le bureau, là.
Waouh…
Putain…
Ça a l'air intéressant, non ?
Parfait.
Tu peux en tirer quelque chose ?
OK.
C'est bon, ça…
Allez…
"Lu…"
"Lucas…"
"Lu… Lucas ?"
"La… Lucas La…"
"Lucas Lacroix."
Lucas Lacroix.
Bonjour, M. Pellegrini.
Bonjour.
Je viens vous parler de vos investissements.
Je sais, faisons vite.
- Bien entendu, monsieur. -
Où on en est ? Vous m'avez fait gagner de l'argent ?
- Non, monsieur, mais je… - Alors, vous m'en avez fait perdre ?
- Non plus, mais… - Alors, à quoi ça sert, ce rendez-vous ?
C'est un engagement qu'on a auprès de tous nos clients.
La prochaine fois, contentez-vous de m'envoyer mon solde.
Très bien, monsieur.
Lucas Lacroix est gestionnaire de patrimoine.
Il gère les grandes fortunes comme Pellegrini.
Il fait des placements sûrs avec des rendements réguliers.
Mais pour faire ça, il a besoin des données de ses clients.
Clés bancaires, nom d'utilisateur,
numéro de compte, mot de passe, identifiants…
Ces données sont dans une mallette qu'il a toujours avec lui.
Si on veut des infos sur Pellegrini, il nous faut la mallette.
Bravo, t'as assuré.
À votre service.
- -
Ça va, messieurs ?
- Ça va ? - Ma mallette, s'il vous plaît.
Hé ! Aidez-moi à récupérer ma mallette !
- Monsieur ! - Aidez-moi !
Allez…
On a ce qu'il faut ?
Bilans financiers, sociétés-écrans,
comptes off-shore, déclarations fiscales.
C'est bon.
Allez !
C'est bon ! Le type a fini par lâcher.
- Merci infiniment. - C'est normal.
Bonne journée, Lucas.
- On a besoin d'aide, Ben. - D'aide, c'est-à-dire ?
D'un complice.
Euh… Ouais… Et c'est ici que tu comptes le trouver ?
Ouais.
Là-bas.
Y a les plus belles éditions de Lupin.
On le cherchera pas, ce complice. Il viendra à nous.
Des passionnés de Lupin, il y en a plein.
Ça fera plein de candidats.
- -
Vous voulez quoi ?
Pardon ?
Vous faites semblant de lire
et votre pote tient son exemplaire à l'envers.
Alors, qu'est-ce que vous voulez ?
Là.
La cible, c'est Hubert Pellegrini.
Première fortune de France. Faudra être habile.
- On sait tout. - Il peut pas refuser ton aide.
Il est très bien protégé.
Tu lui feras croire que sa stratégie n'est pas bonne.
En faisant miroiter des placements.
- Rendement à 2 chiffres. - On a des infos confidentielles.
Il est obsédé par le fric. On connaît ses opérations.
Son portefeuille d'actions.
Ses actifs en Afrique, ses gros placements en Asie.
Il est partout : luxe, beauté,
médias, transport, énergie… Sur les grandes places boursières.
- Il est méfiant. - Il te faut un nouveau profil.
D'expert financier.
Y a plus qu'à être convaincant, et c'est gagné.
On t'en donne un maintenant et un quand le boulot sera fait.
Ça me va.
- T'es prêt sur les marchés financiers ? - Hmm.
- On peut pas se planter. - On se plantera pas.
Même Lupin n'a jamais eu d'adversaire comme Pellegrini.
Maintenant, un nom.
- Une référence à Lupin ? - Non, trop risqué.
Quelque chose de lié, alors.
Comme quoi ?
Courbet. C'est lupinesque, non ?
La falaise d'Étretat, le tableau de Courbet…
Bonne idée.
Alors, c'est bon. Maintenant, il faut introduire Courbet.
Allô ?
- Oui, Lucas ? - Oui ?
- Pierre Lafont, des bureaux de Bruxelles. - Oui, bonjour.
On a eu un signalement de l'Autorité des marchés financiers.
Un broker basé en région parisienne
chercherait à approcher nos clients.
Méthode efficace mais peu recommandable.
Ah oui, je vois.
Je voulais vous mettre en garde contre lui.
Oui, attendez…
Euh… Je note.
Il s'appelle Philippe Courbet.
Voilà, merci. Au revoir.
Oui, au revoir.
Bravo !
Oui, qu'est-ce que c'est ?
M. Pellegrini ? M. Lacroix à l'appareil.
Oui, bonjour, Lacroix…
Pardon de vous déranger.
J'ai reçu une information confidentielle
de la part de mes collègues belges.
Très bien, et alors ?
Un courtier cherche à approcher nos clients.
Il faut s'en méfier.
- Ah, et pourquoi ? - Oui… Euh…
Il a obtenu quelques résultats,
il a enrichi du monde, mais ses méthodes sont discutables.
Vous avez bien fait de me prévenir.
Il pourrait vous contacter, donc je préfère vous avertir.
No comments yet. Be the first to leave one.