The first 200 lines.
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Charlie, Victor, Whiskey,
Zero, Edward,
X, Lincoln, Ida,
Alpha, Frank, Alpha.
Tu es réveillée, maman ?
Bonjour, mon ange.
Tu as bien dormi ?
Pas trop.
Je suis désolée.
Prête ?
Comment tu te sens ?
Un peu engourdie.
Doucement. Je te fais un thé.
Serrez le mien.
Bien.
Un café, s'il vous plaît.
Tu es en retard.
Tu es pressée ?
Oui, je suis très occupée.
Toï Toï, chérie.
Je serai là vers 22 h.
Bonjour, Leni.
Bonjour, beauté.
Tu es la fierté de la Russie.
Voici ma nièce, Dominika Egorova.
Dimitri Oustinov, un grand ami des arts.
Si je peux faire quoi que ce soit, n'hésitez pas.
On peut faire une photo ?
Américain !
Américain, ne tirez pas !
À genoux !
Alors ?
On pense qu'il leur a échappé.
À votre appartement, il y a des infos sensibles ?
Non, bien sûr.
Vous rentrez à Washington. Ils seront furieux, mais ça ira.
Il n'y a pas eu de victimes mais ils ont des questions.
Première question : "T'es con, ou quoi ?"
J'ai protégé ma source.
- Résultat ? - Il s'en est tiré, non ?
Allez, il faut que je te le dise.
Il paraît que les flics du parc, c'étaient les Mœurs.
Ils traquent des dealers, et des gars qui se font sucer.
Ils sont tombés sur Marbre par hasard.
Ils auraient juste posé quelques questions.
Là, c'est sûr qu'ils sont derrière son cul.
On vous attend, M. le directeur-adjoint.
Merci.
Quel malheur pour votre nièce !
J'espère qu'elle va mieux.
Elle est en salle d'opération.
Mais les médecins ne sont pas optimistes.
J'en suis désolé. Un verre ?
Ça dépend, on fête quoi ?
Vous allez en avoir besoin.
Il y a eu un incident
hier soir, au Parc Gorki.
Des flics des Stups en civil ont cru qu'ils assistaient
à une revente de drogue,
et ils se sont approchés
pour interroger cet homme.
L'autre a utilisé son arme
pour faire diversion.
Nous savons qu'il s'appelle Nate Nash,
officiellement, conseiller commercial, mais c'est un agent de la CIA.
Il a quitté le pays avec un passeport diplomatique.
En revanche, l'autre homme
ne panique pas, il ne court pas.
Il s'éloigne tranquillement.
Ma question, c'est...
Qui est-ce ?
TROIS MOIS PLUS TARD
Ton oncle Vania est venu voir les handicapées.
Tu t'es bien remise.
Je croyais que ça prendrait des mois.
Les médecins ne savent pas tout.
C'est vrai.
Je vais faire du thé.
Je viens t'aider.
Heureusement que mon frère ne voit pas ce que t'a fait ce crétin.
Ça lui aurait brisé le cœur.
C'était un accident.
Tu fumes ?
Tu sens la cigarette.
Et alors ?
Il paraît qu'ils t'ont déjà remplacée, au Bolchoï.
La fille s'appelle Sonia.
On dit qu'elle danse bien.
Pas aussi bien que toi, mais avec le temps, ça viendra.
Tu as lu les critiques ?
Toi, la battante.
Tu viens me plaindre ?
Non, je viens t'aider.
Cet appartement appartient bien au Bolchoï ?
Combien de temps tu vas le garder, maintenant qu'ils t'ont renvoyée ?
Trois mois, six mois ? S'ils sont généreux.
Et l'assurance maladie de ta mère ? Ils la paient aussi, non ?
Oui.
Elle le sait ?
Elle n'est pas idiote.
Bien sûr.
Je sais que je me suis fait rare depuis la mort de mon frère.
Mais je suis là, maintenant.
Et je veux t'aider.
Alors, viens me voir quand tu seras prête.
J'ai quelque chose.
Tu sais, Dominika,
il n'y a pas d'accidents.
On façonne son destin.
Sonia ?
Comment tu vas ?
Pourquoi t'appelles ?
J'ai peur.
J'ai été la voir à l'hôpital.
Je suis sûr qu'elle sait.
Elle ne sait rien.
On a commis un péché.
C'était leurpréférée.
Personne n'avaitjamais sa chance. C'est normal ?
C'est pas un péché, ça ?
Bien.
Ça suffit pour ce soir.
Reposez-vous.
Dans trois minutes.
Il y a eu un accident au théâtre Bolchoï.
Dans le vestiaire des femmes. Faites vite.
Leni ?
Maman ?
Que s'est-il passé ?
Il n'y avait personne.
Où est Leni ?
Le Bolchoï a dit qu'elle ne serait plus payée.
Je vais prendre soin de nous.
Je vais prendre soin de nous, maintenant.
Tu aurais pu monter, il fait froid.
Pas encore.
Elle a la mâchoire cassée.
Quel tempérament !
Tu peux nous aider ?
Si tu m'aides.
Tu veux que je fasse quoi ?
Les services secrets voudraient en savoir plus sur Dimitri Oustinov.
Tu l'as vu au Bolchoï,
tu te rappelles ?
Tu lui plais.
Tu es l'oiseau blessé qu'il peut aider, son ego n'y résistera pas.
Bientôt, quand tu iras mieux
je veux que tu l'approches, que tu le mettes en confiance.
Comment tu veux que je fasse ?
Tu sais te mettre en scène.
Pas question.
Tu as déjà visité un hospice public ?
Il y a des rats, les malades ne sont jamais lavés.
Si tu acceptes, Dominika,
je ferai en sorte qu'elle garde ses médecins
et que vous restiez chez vous.
Mais je dois être sûr que tu seras utile à l'État.
Ça ne durera qu'une soirée.
Fais-le pour ta mère.
Il dîne à l'hôtel Andarja chaque vendredi à 21 h.
Une voiture passera chez toi et te déposera à l'hôtel.
N'emporte rien avec toi.
Dans une chambre, on te déposera une robe.
Fais-toi belle.
Fais le même chignon qu'au Bolchoï.
Qu'il te remarque, assise au bar.
Depuis sa table, il voit tout le restaurant.
Tu es différente des femmes qui vont là-bas.
Je sais qu'il établira le contact.
Fais ce qu'il te demande.
Quand il baisse la garde, tu échanges son téléphone.
Je veillerai sur ta sécurité.
Une coupe, s'il vous plaît.
Dominika Egorova.
C'est un plaisir. Vous permettez ?
J'attends quelqu'un.
Je peux attendre avec vous.
Je vous en prie.
Navré de ce qui est arrivé.
- La malchance. - Vous savez que non.
Mon père est mort alcoolique à 43 ans et nous a laissés sans rien.
Pourtant, je peux acheter cet hôtel et ses clients.
C'est de la chance ?
N'importe qui aurait fait aussi bien que moi ?
Rien n'est dû au hasard.
Pas même votre présence ici.
Vous n'attendez personne.
Dites-moi ce que vous faites ici.
Je viens vous voir.
Qu'attendez-vous de moi ?
J'ai toujours voulu être danseuse.
Depuis l'enfance.
Je prenais le bus pour répéter, après l'école.
Et je voyais les gens absorbés par leur vie.
Ils partaient au travail à moitié endormis.
Et je me disais :
"Je ne suis pas comme eux,
"je ne le serai jamais.
"Je suis différente."
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