La Notte

La Notte (La notte)

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La Notte 1961 1080p Criterion Bluray DTS x264-GCJM fre
A Commentary by thedisquiet

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BluRay
x264
1080
TS
Published on: 2016-04-12
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The first 200 lines.

LA NUIT

Calmez-vous.

Ça va aller mieux.

Que dois-je faire ?

Tommaso Garani. Chambre 103.

7e étage.

Excusez-moi...

Le téléphone... Je ne sais pas le faire fonctionner.

Vous...

pouvez prévenir le standard ?

Il est sous morphine, mais éveillé. Entrez.

- On avait parlé d'une intervention. - Nous avons renoncé.

Ce serait inutile.

On te dérange ?

Mes amis, venez.

Ça va ?

L'opération a réussi et le patient est mort.

Asseyez-vous.

Quoi de neuf ?

J'ai lu que ton livre sort aujourd'hui. Tu es content ?

- Ne me parle pas de ça. - Pourquoi ?

Il le faut.

Ce qui compte, c'est ton livre.

Pourquoi tu ne t'assois pas ?

Vous pouvez fumer.

Je ne suis pas fatiguée.

Je t'ai apporté ton article sur Adorno.

J'en ai déjà eu un.

Qu'en penses-tu ? Je l'ajoute au recueil ?

Je le trouve très beau. Je l'ai lu vite, je le relirai.

Il faut l'ajouter. Ce sera un beau livre.

Il faudra y réfléchir.

Ces jours-ci, je n'en ai guère eu le temps.

Pourtant, ce sont mes seuls jours libres depuis trois ans.

Quelle ironie dans mes vacances.

Tu es en forme.

Marcella voulait venir, mais j'ai pensé...

Tu as bien fait.

Je n'ai envie de voir personne.

Incroyable comme on n'a plus envie de feindre à un certain stade.

Vous, ce n'est pas pareil. Je vous attendais.

À présent, je vois les choses avec lucidité.

Et j'ai des remords pour les soirées que je vous ai gâchées en venant

chez vous, où l'on se sent si bien.

La maison t'est ouverte.

On finit par en savoir des choses en restant seul.

Et il reste tant de choses à faire.

J'ai peur d'être resté en marge d'une entreprise qui me concernait.

Je n'ai pas eu le courage d'aller au bout.

Souvent, je me consolais, me disant que je n'en avais pas l'intelligence.

Si toi, tu dis ça, je n'ai plus qu'à cesser d'écrire

et à chercher du travail.

Tu dis ça par coquetterie.

Se fustiger de temps en temps est salutaire.

Et ça donne du courage.

Tu l'as acheté ? Je voulais t'en apporter un.

LA SAISON

Non seulement je l'ai, mais je le lis.

J'en suis à 50 pages.

J'espère pouvoir le finir.

Il y a des choses très bien.

Toute l'histoire du bain.

C'est ce que tu as écrit de mieux.

Si la morphine ne m'égare pas.

Sous morphine, tout devient important.

Ça doit être ça.

Vraiment, tu aimes ?

Vraiment.

Tu vas avoir un gros succès.

Oui, je crains de mal finir.

C'est l'avantage d'une mort prématurée :

on échappe au succès.

Ma mère.

Comment te sens-tu ?

Pauvre maman, sept heures de train pour me tenir compagnie.

Nous sommes bien samedi ?

Parlez-moi de vous. Qui voyez-vous ?

Ces derniers temps, personne.

Ou les mêmes.

Tout est devenu si difficile.

On perd son temps en voiture dès que l'on bouge.

Ce n'est pas drôle. Nous restons à la maison.

Et votre voyage en Grèce ?

- On n'a pas décidé. - C'est ton idée. Quand tu seras guéri.

Traite-moi en ami, pas en malade.

Je sais ce qui m'attend.

Excusez-moi.

Pour les droits, j'ai laissé des instructions à l'éditeur.

C'est lui qui paie ici.

Ce n'est rien. Excusez-moi.

Ne te fatigue pas.

J'appelle l'infirmière ? Devons-nous te laisser ?

Non, restez.

C'est beau, hein ?

Tout ce que je hais.

Je n'aurais jamais cru finir dans un tel luxe.

Il me semble voler quelqu'un.

Un jour, les cliniques seront comme des night-clubs.

Les gens veulent se distraire jusqu'à la fin.

Le champagne.

Ici, on a envie de champagne.

Même moi qui n'aime pas ça, l'envie m'en est venue.

Et ça ne les a pas surpris.

Ça vous fera du bien.

Mademoiselle...

Je n'ai pas osé vous demander votre prénom...

Elena.

Vous ne buvez pas avec nous ?

Non, merci. Et ne parlez pas trop.

Tu as vu cette beauté ? Ça réconforte les malades.

Elle ne sait rien faire. Elle est seulement belle.

Mais parfois, la beauté décourage.

Tu nous sers ?

Rien que moi ? Et toi, Lidia ?

Je ne peux pas.

Ne me laisse pas boire seul.

Et toi, maman, ça te fera du bien.

Un peu.

Je dois partir.

Reste, Giovanni.

Je dois partir.

- Je reviendrai demain. - Oui, à demain.

- Tu veux partir aussi ? - Non, je reste un peu.

Au revoir.

À bientôt.

À demain.

Ce sont les seuls amis que j'aie.

Les autres sont des relations, des collègues.

Mais eux sont bien, tu sais ?

Lui est un écrivain...

connu !

Si un jour, ils viennent te voir...

allez-y, un jour,

tu leur feras un beau déjeuner et leur prépareras

la chambre sur le jardin.

Si ça te fait plaisir, nous irons.

En fait de morphine, ils me donnent de l'eau distillée.

- Comment était le concert de Backhaus ? - Je n'y suis pas allé.

Une allumette ?

Non, des allumettes.

Relève-toi.

Il fallait ce cocktail pour le livre !

- Si ça t'ennuie, j'y vais sans toi. - Non, ça va très bien.

Pas fatiguée ?

Un peu.

Ça va peut-être te déplaire, mais je dois te dire...

Est-ce nécessaire ?

Il m'est arrivé à la clinique une chose très...

déplaisante.

J'ai revu cette fille.

- Quelle fille ? - La fille du couloir.

Elle était à sa porte. Je n'ai d'abord pas compris.

Tu es entré dans sa chambre.

Elle s'est agrippée à moi comme une bête,

avec une violence qui m'a laissé sans force.

Tu trouves ça déplaisant ?

Comprends-moi. Face à ce visage défait,

j'ai cru en être la cause. C'était horrible.

- Les infirmières ont surgi... - Ça peut faire une belle nouvelle :

Les Vivants et les Morts .

- C'est ce que tu trouves à dire ? - Que te dire ?

Que tu as été ignoble ? Que tu me fais horreur ?

Je comprends : tu étais bouleversé. N'en parlons plus...

tu veux ?

Peut-être est-elle heureuse maintenant.

Pourquoi ?

Elle est irresponsable.

L'antichambre de la célébrité.

Nous y avons tous attendu longtemps.

Dédicacez-en un à notre prix Nobel.

Vous signez toujours à gauche ?

Vous ouvrez à gauche, en général ?

- Je crois. - Intéressant.

Pour votre avenir.

C'est bon signe.

Un pour la collection.

Pour toi, "amicalement" suffira.

L'art des dédicaces.

- Que nous préparez-vous, Pontano ? - Rien, madame.

Comme j'aimerais écrire un livre.

Qu'y a-t-il ?

Viens ici. Pourquoi pleures-tu ?

Tu ne viens pas à la mer ?

J'ai à faire.

On se téléphone.

Bonjour à Lidia.

Le courrier.

Madame n'est pas rentrée ?

Elle n'a pas téléphoné ?

- Le dîner est prêt. - Non, merci. Sortez si vous voulez.

Attendez-moi.

Assez !

Attendez.

J'attends toujours ?

- Il y a du vent. - Tu parles !

- Est-ce que par hasard, Lidia... - J'ignorais que vous étiez là.

- À dire vrai... - Quelle barbe !

Paolo a pris froid, il faut rester...

- Je regrette. Je voulais savoir... - Dis à Lidia de venir.

Je ne peux pas, elle n'est pas là.

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