The first 200 lines.
Ce que j'ai fait, ne le fais pas.
Tu vas te mettre tout le monde à dos.
Est-ce que tu vas surmonter les épreuves ? Je ne sais pas.
T'es costaud mentalement ? Je ne sais pas.
Tu veux me ressembler ? Ça sert à rien parce que t'es pas moi.
Et si vraiment tu veux faire ce que j'ai fait...
soit prêt.
Je pense que Nico, s'il fait un film,
il peut y avoir plus de parties qu' Harry Potter.
Il peut faire aussi comme Star Wars.
La fin, c'est le début, mais le début, c'est pas vraiment la fin.
Il marque !
Anelka en marque un deuxième !
Bon... le Che.
- Le Che. - Le Che.
C'est un gars entier.
C'est un gars avec qui tu peux aller au combat. C'est un gars sûr.
Voici le jeune homme de 17 ans qui fait trembler le football.
Pour moi, Nicolas Anelka est presque le footballeur oublié.
Nico, il est à part. On l'aime ou on ne l'aime pas.
Nico, c'est pas un ange quand il a pas envie d'être un ange.
Pas très fair-play de la part d'Anelka.
Il avait rappelé : "Il faudra qu'il se mette à genoux
pour que je revienne dans l'équipe de France."
Nico, le politiquement correct, il ne sait pas faire.
Nicolas Anelka renvoyé du groupe France...
Si les événements sont exacts,
ils sont inacceptables.
Quand on l'accuse de tout ce qu'on l'a accusé,
quand tu le connais, c'est d'autant plus énervant,
c'est qu'on te dit tout l'inverse de ce qu'est ce mec.
La Ligue des champions ? Elle est là.
Nico, c'est le grand frère, c'est l'homme qui m'a toujours conseillé.
C'est tous les excès : l'argent, l'individualisme...
On parle, pour moi...
de l'un des plus grands attaquants de l'histoire.
Il s'en sort bien. Il tire... Quel but !
Nico, putain...
Ça va, mon fiston ? Il est l'heure.
Il est l'heure d'aller à l'école.
Il est l'heure !
Bravo.
Très bien.
Kais, il est l'heure.
C'est l'heure.
OK ?
J'ai jamais dit que je prenais ma retraite...
parce qu'on s'en fout.
C'est pas important.
Ça fait 20 ans de football. Il est temps.
Voilà !
J'ai eu l'opportunité de continuer à jouer,
mais de repartir encore loin de la famille.
À un moment donné, je me suis dit : "Non, je suis bien comme ça.
La vie est belle. Ma famille est là, mes enfants sont là.
J'ai envie de les voir grandir et... rester tranquille, quoi."
Nico, il m'avait toujours dit : "Le jour où j'arrêterai de jouer,
j'aimerais qu'on aille vivre à Dubaï, parce que je m'y sens bien.
Il y a du soleil. Les gens sont cool."
On aime les moments où on est à la maison avec les enfants,
en famille.
Voilà, petit.
- C'est l'heure. - On y va.
C'est à la fin de ta carrière que tu réalises
toutes les choses que tu as pu faire et soit t'es fier, soit tu te dis :
"Bah, j'ai fait la victime et j'ai fait le mouton pendant 20 ans."
Ce que je n'avais pas forcément envie de me dire.
Et pas envie de faire.
Mes parents étaient fonctionnaires.
Ma mère, elle travaillait au lycée de Rambouillet.
Mon père, au rectorat de Versailles.
On n'avait pas trop de difficultés, mais on n'était pas à l'aise, non plus,
donc il a fallu que mes parents bossent et travaillent.
Franchement, j'ai vécu une enfance magnifique.
C'est une fierté pour moi, la banlieue.
On vivait les uns avec les autres, dehors, dedans.
Il y avait l'école aussi, les films, de la musique, les matchs de foot.
On était proches.
Je passais chez lui pour qu'on aille en cours puisqu'il était dans ma classe.
Voilà le mail.
Ça, c'est le mail.
C'était une étendue d'herbe où il y avait tout le temps des matchs.
C'était notre Parc des Princes.
Je me souviens même des soirs où le mail était gelé.
On disait : "C'est bon, à un moment donné, on rentre chez nous."
C'est injouable, c'est impraticable, et il continuait, il voulait jouer.
Au mail, les grands jouaient et les petits jouaient.
Et Nico jouait avec tout le monde.
J'ai commencé le foot à huit ans.
J'étais avec Karim et Sami.
Je leur disais que je voulais pas être un simple joueur de foot.
Je voulais être une star.
C'était abusé. C'était trop.
Il allait jusqu'à se déguiser au carnaval en footballeur.
Tu vois ce que je veux dire ?
Je disais : "Eh, cousin, faut s'ouvrir." Non, non, footballeur.
Je pouvais pas arriver en Zorro, donc...
J'ai joué au foot parce que je voulais faire comme mon grand frère Claude.
Je le voyais comme un modèle puisque j'ai suivi ses pas
et je voulais vraiment faire ce que lui, il faisait déjà, à son âge.
Je sais pas si l'amour du foot est arrivé grâce à moi,
mais ce que je voulais faire, c'était qu'il puisse progresser,
se développer en tant que joueur, d'être un très bon joueur.
Il avait envie, il avait des qualités, et il a pas eu cette chance que j'ai eue
de pouvoir faire les tests à Clairefontaine.
Je suis parti à 13 ans de la maison.
T'as dix ans, bientôt 11 ans.
Donc, dans deux ans et demi, un peu plus,
tu pars de la maison, tu dors plus ici avec nous.
Je suis parti à Clairefontaine.
- T'habitais avec qui ? - J'habitais dans un...
Dans un... Comme si c'était un centre de formation.
Dans un bâtiment, il y avait plein de jeunes qui avaient 13 ans aussi,
qui étaient avec moi.
L'INF, c'est le summum.
L'INF, à l'époque, c'était l'école de foot numéro un.
Il y a peut-être 500 mecs qui veulent rentrer dans cette école de foot.
Si t'arrives à faire partie des 23, c'est quand même que t'as des qualités.
Allez, allez, allez !
On met une vingtaine d'enfants.
On leur dit qu'ils vont devenir footballeurs professionnels.
Sauf que sur la vingtaine, il y en a peut-être un ou deux ou trois.
Donc, forcément, c'est déjà le marché du travail.
Quand t'es en centre de formation, c'est la guerre.
Il faut lutter avec ses potes qui veulent la même chose que toi.
Si t'es pas prêt à ça quand t'as 14, 15, 16 ans...
tu peux pas, non, je pense que tu peux pas réussir.
Va l'aider... Oui !
Je commençais ma deuxième année. Lui, il commençait sa première.
Quand tu vas manger à la cafétéria, ça parle.
"Le petit, là, en première année, il est bon."
Il était tellement en avance, je le voyais pas comme un petit frère
et il me voyait pas comme un grand frère.
C'était plus... On essayait de se tirer la bourre.
Pour moi, c'était le plus doué.
Le plus doué. Il avait un don.
Mais attention !
Il faut répondre présent. Ça aussi, c'est difficile depuis l'âge de 13 ans.
Ce qui m'avait marqué, c'est les métamorphoses, en fait.
À force de ne plus le voir et de le voir revenir,
on le voyait grandir et devenir sportif de haut niveau.
Je jouais avec la réserve et j'ai intégré le groupe pro.
J'étais pas pro, mais je m'entraînais souvent avec les pros
qui étaient, à l'époque, George Weah, Ginola,
Bravo, Bernard Lama... La grosse équipe du PSG.
Il arrive dans un club qui a gagné
une Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe.
Souvent, les jeunes joueurs sont envoyés pour s'aguerrir
dans des clubs un peu moins forts,
mais lui, il arrive rapidement dans un club au top niveau européen.
Je connaissais pas ce football-là,
donc tu apprends le métier.
J'ai été aidé beaucoup par Samir Amirèche.
Il s'entraînait avec les pros comme il pouvait s'entraîner avec ses potes.
Il était détendu, mais il avait une facilité d'éliminer, d'accélérer.
Quand tu joues avec les pros, t'y vas.
C'est une motivation. Ça se rentre dedans.
Les mecs ont entre 23 et 27 ans, donc tu joues contre des papas.
Quand tu veux réussir,
il faut pas que tu te dises qu'un tel est meilleur que toi.
Mais moi, des fois, j'entends les jeunes parler :
"Oh, il est trop fort, lui."
Ils sont fous. Ils vont jamais réussir en parlant comme ça.
Jamais de la vie je dirais que le mec est plus fort que moi.
Même s'il est plus fort que moi. C'est impossible.
À 20 minutes de la fin, entrée en jeu d'Anelka.
Pourquoi s'attarder sur lui ?
Parce que le PSG dit que c'est la future grande star de demain.
Beaucoup de pression parce que tu joues en pro, tout le monde te regarde.
Tes potes te regardent.
Mon gosse a 16 ans.
C'est à cet âge-là que Nico a foutu le bordel au Parc des Princes.
C'était une fierté.
Au moment où lui éclot au PSG, je le regarde avec admiration.
Je vois ce mec qui est fin, rapide, facile.
Ce qui m'avait marqué, moi, c'est de voir qu'en fait,
ton pote, il a le niveau.
Il joue avec des darons... et il a le niveau.
Un joueur comme ça,
qui explose et qui a cette maturité jeune,
forcément, le milieu du football en parle.
J'ai envoyé mes recruteurs pour le voir jouer.
Il était comme les joueurs qui naviguent entre les jeunes et les pros, quoi.
Il n'avait peut-être pas le sentiment d'être valorisé à sa juste mesure.
Il... Il était déçu.
Je l'ai reçu une première fois et je lui dis :
"Tu veux venir à Arsenal ?" Il me dit : "Oui."
Football et l'affaire Anelka.
Voici le jeune homme de 17 ans qui fait trembler le football.
Il a signé un contrat avec le club anglais d'Arsenal.
Anelka est au centre d'une véritable bataille juridique.
Selon le droit du foot français, le jeune apprenti
doit signer son premier contrat dans le club qui l'a formé, le PSG,
mais l'entourage du joueur et Arsenal estiment que l'arrêt Bosman
et la libre circulation des joueurs en Europe
les dédouanent de cette obligation.
On était un petit peu inquiets parce qu'on était les premiers à...
allez, on va dire, à défier un petit peu le système footballistique français.
Le football français fait corps. Sa formation est en jeu.
Ce dossier est en cours de règlement par la Ligue et par l'UEFA,
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