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INSPIRÉ D'UNE HISTOIRE VRAIE
En 1899, les voix de camelots retentissent dans les rue de New York,
colportant les journaux de Joseph Pulitzer,
William Randolph Hearst et autres magnats du monde de la presse.
À tous les coins de rue, on les voyait brandir la une,
apportant la nouvelle pour un sou le journal.
Pauvres orphelins et fugueurs,
ces camelots étaient une armée en haillons sans leader.
Jusqu'au jour où tout a changé.
VA VERS L'OUEST, JEUNE HOMME
PENSION DES CAMELOTS
Boots!
- Pas vrai. - Skittery. Skittery.
- Skittery! - C'est pas moi.
Quoi, c'est pas toi? Debout. Debout.
Quand tu te lèves, il faut se lever. Snitch!
Debout, debout. Mais tout le monde dort, ici.
IIs passent leur vie à dormir, ces enfants.
L'encre n'est pas sèche, les presses tournent!
Allez vendre votre journal!
Hé.
Cowboy, debout. Tu rêves que tu vends des journaux?
Hé.
Je veux pas. Qu'est-ce qui te prend?
- Ce qui me prend? - Qu'est-ce qui te prend?
Je ne vais rien vendre... Laisse-moi tranquille.
- Lâche-moi. T'es fou. - Allez. Hé...
Allez, le petit.
Debout. Allez.
C'est bon. Portez la une.
Allez vendre vos journaux. Qu'est-ce qui vous prend? Les journaux.
Tout le monde. Qu'est-ce qui vous prend?
Qu'est-ce qui vous prend?
Toi aussi. Allez. Toi... Non, n'y va pas.
C'est mon cigare
T'en voleras un autre
Les gars, on a de l'ouvrage
Depuis quand tu te prends Pour ma mère?
Arrête de chialer
On t'a rien demandé
- T'as bien dormi, Jack? - Sur le dos, Mush.
Vous avez entendu ce que Jack a dit?
J'ai demandé s'il avait bien dormi. II m'a dit: >
Quand je marche, j'ai l'air de faire semblant?
- Non. Qui dit que tu fais semblant? - Je sais pas.
Sauf qu'il y a tellement de faux boiteux, de nos jours,
qu'un vrai a aucune chance.
II faut que je trouve un endroit où on me connaît pas.
Essaie Bottle Alley ou le port
Essaie Central Park, c'est garanti
Qu'ils soient Banquiers, bums ou barbiers
Presque tous savent lire
Je sens l'argent
Tu sens mauvais
J'ai rencontré une fille hier soir
Pousse ton coude
Passe la serviette
Pour une piastre, peut-être
La vie est belle
Brandir la une sans effort
Elle est sacrément belle
Brandir la une fier et fort
Tous les matins
On va où bon nous semble Libres comme le vent
C'est mieux que faire la plonge La vie est belle
Brandir la une au bout de ses peines
- Oui. - Oui.
Oui.
Plus vite. Go, go, go. Vite. Allez, allez.
Vite. Allez. Arrêtez de traîner de la patte.
Allez. Plus vite. Go, go, go. Vite. Go, go, go!
LA GRÈVE DU TRAMWAY ENTAME SA TROISIÈME SEMAINE
L'été pue et l'hiver traîne
Bienvenue à New York
La nature est fascinante
Quand il faut marcher
La vie est belle
- Brandir la une avec mes chums - La vie est belle
- Brandir la une avec mes chums - Elle est sacrément belle
- Dépenser tout ce qu'on gagne - Elle est belle
- Dépenser tout ce qu'on gagne - Je ne suis pas paresseux
Ça m'énerve de rester assis J'aime le risque
De Harlem à Delancey
La vie est belle
Brandir la une dans les taudis
Chers enfants
Bien que vous soyez perdus et dépravés
Jésus vous aime
Vous serez sauvés
- Patrick - Une demi-tasse
- Chéri - Un truc pour me réveiller
- Depuis que tu es parti - Je dois trouver un moyen
- Je suis défaite - 'Faut que je vende plus de journaux
- Maman - Je n'ai que les journaux
J'aimerais pendre l'air
- T'aime - Pourvu que la une soit bonne
J'attrape juste des poux
- Au secours, si elle ne l'est pas - Dieu, aide mon fils
Aidez-moi, s'il vous plaît
Sije n'aime pas la une Je l'inventerai
Je dirai ce qu'il faut dire
Parce que c'est deux pour un sou Sij'en prends trop
Weasel me les fait manger après
Ils affichent les manchettes Vous appelez ça une manchette
J'ai de meilleurs sujets Avec les policiers au bâton
J'allais commencer à 20 Mais 12 suffiront
Dites-moi Commentje vais finir le mois
Il nous faut un bon meurtre
Un tremblement de terre Ou une guerre
Et un politicien véreux?
Idiot, c'est rien de nouveau
De Uptown à Grand Central Station
Jusqu'à l'hôtel de ville
On améliore le tirage
On marche jusqu'à l'épuisement
Alors on sera là À brandir la une d'homme à homme
L'idiot qui l'a rédigée Doit travailler pour le Sun
On sera dans les rues À se battre contre les salauds
Il paraît qu'il y en a plus Pourquoije dois rater ça?
Lisez la manchette Les camelots sont en mission
Éliminer la concurrence Vendre la prochaine édition
Pendant qu'on est là Brandir la une est...
Salut.
Tiens.
Mon Dieu. C'est quoi cette puanteur?
J'ai l'impression que l'égout a refoulé cette nuit.
Trop pourri pour que ce soit l'égout.
Oui, ça doit être les frères Delancey.
Salut, les gars.
Tasse-toi, maudite crevette.
- Hé. - T'as vu ça?
C'est pas bien de faire ça. Pas bon pour la santé.
II faut pas traiter les gens de crevette, Oscar,
sauf quand ils ont un air de famille avec ton frère.
Cinq contre un que le Cowboy les enfume. Qui parie?
- C'est pas juste. - C'est vrai. C'est une insulte.
Ça aussi.
Venez.
Attrapez-le.
Attention, Cowboy.
Où est passé Cowboy?
Regardez, le voilà.
Où est-il?
BOULANGERIE
- Qu'est-ce que tu fais? - Vas-y, Jack.
- Attrape-le. - Je cours!
La vie est belle Brandir la une sans effort
Merci. Merci.
Elle est sacrément belle
- Merci. Merci. Merci. - Brandir la une fier et fort
Lisez la manchette Les camelots sont en mission
Éliminer la concurrence Vendre la prochaine édition
Allez.
Brandir la une
- La vie est belle - Attrape-les, Cowboy
Brandir la une
- La vie est belle - Tu les as eus, Cowboy
Brandir la une
- La vie est belle - Attrape-les, Cowboy
Brandir la une
- La vie est belle - Tu les as eus, Cowboy
Brandir la une est un >
C'est pour les camelots.
Super performance, Jackie. Mieux qu'hier.
T'es trop gentil, Race. Trop gentil.
- On le refera demain. - Ce serait bien.
- Vous êtes en retard. - T'es mort, Cowboy.
M. Weasel.
C'est bon. Du calme.
J'arrive.
Je t'ai manqué, Weasel?
- Je t'ai manqué? - Brillant, Jack.
Je te l'ai dit mille fois. Mon nom, c'est Weisel.
M. Weisel pour toi.
Combien?
Du calme. J'évalue la marchandise.
- Joli. - II évalue.
Comme d'habitude.
Cent journaux pour le fin finaud.
- Suivant. - Bonjour, M. le Juge.
Écoute, fais-moi plaisir, Weas? Avance-moi 50 journaux.
J'ai un tuyau. Tu y gagnes au change.
- T'es sûr de ton coup? - Oui, pas comme la dernière fois.
Cinquante journaux. Suivant.
Bonjour, M. Weisel.
Moi, ce sera 30 journaux.
30 journaux pour Crutchy.
- II y a du bon, ce matin? - Merci.
- Tu veux t'asseoir? - Suivant.
20 journaux, s'il vous plaît.
- Vingt journaux. - Merci.
Regarde.
>
Ça doit être à Brooklyn.
Hé, t'as tes journaux, dégage.
J'ai payé pour 20 et j'en ai 19.
Tu m'accuses de mentir?
Non, je veux mon journal.
II t'a dit de dégager.
II y en a 19, Weasel.
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