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Alyssa.
C'est ridicule.
- Va embrasser ton papa. - Pourquoi ?
Car il sera parti pour son anniversaire.
Est-ce que la petite fête sera maintenue ?
J'espère que tu es douché et prêt pour l'école.
Sam a cassé l'armoire.
Hé ! Dégage !
Dégage ! Fous le camp !
Non ! Attends !
Reste là. Brave gamin.
Viens chez papa.
Viens chez papa.
Ici, Guster.
Bonne journée.
Ceci doit cesser.
Il s'est échappé. Le voilà rentré.
Est-ce que ça te procure une sorte de plaisir pervers...
d'exposer ton pénis en présence de ma fille de 16 ans ?
Je n'expose rien face à tes fenêtres.
C'est la 3e fois.
Le plombier vient demain.
Faudra expliquer cela à la police.
Tu fus la seule voisine que je pus supporter.
Colleen !
Jusqu'où as-tu dû te pencher pour voir ma queue ?
Joli pyjama.
Parle-lui donc. Il a besoin d'un homme.
- Son père est un homme. - Un homme qu'il respecte.
Il ne respecte rien.
C'est gentil de parler derrière mon dos.
Ça peut servir au tribunal.
Tu as les yeux maquillés ?
Non.
Démaquille-toi.
Si je franchis cette porte...
qui sera là pour me punir ce soir ?
Bon vol.
Pédé.
- Qu'as-tu dit ? - Papa l'a dit le premier.
J'ai un gâteau au chocolat pour ton anniversaire.
Tu as les mains propres ?
Super look, mec.
J'ai vu ton père ce matin.
La situation, Josh ? Il accepte ?
- T'as encore réfléchi au boulot ? - Non.
Oublie-le.
Deux heures par semaine pour 300 $ cash. Tout l'été.
- Calcule. - Il ne le fera pas, Josh.
Il n'a pas le cran nécessaire.
C'est une cinq portes ou un break ?
Viens, on se taille.
Réfléchis. Je serai dans le coin.
J'étais en plein sommeil paradoxal.
Prêt ? Presque prêt ?
- L'herbe. - Au diable, l'herbe.
Burke a donné le Berlin Plaza à l'extérieur.
J'allais l'attaquer lundi.
Il trouve les modèles sur ordinateur plus beaux. Tu mets trop de temps.
Quand la pelouse sera tondue, amène la maison dans mon bureau.
J'ai une présentation.
Je n'en ferais pas une habitude.
Je pourrais être n'importe qui.
Pourquoi rester toi-même, alors ?
- Tu devrais fermer ta porte à clé. - Oui...
Sonne d'abord avant d'entrer.
Sam a-t-il appelé pour te dire qu'il ne viendrait pas ce week-end ?
Pourquoi avoir permis le piercing du menton ?
Quelle mère ne peut supporter son propre fils ?
Aucune idée.
Sam.
Sam.
Pourquoi ne viens-tu pas ce week-end ?
Que fait-il ? George !
George, que fais-tu ?
- Il ne répond pas. - Il ne répond jamais.
- Pourquoi a-t-il un cadenas ? - Car il en met un.
Tu crois que je l'ai autorisé à faire un trou dans son visage ?
Grimpe et va lui dire ce qu'il peut faire et ne pas faire.
Emmène-le cet été. Dresse-le donc.
Apprends-lui à sourire.
Il te faut toutes tes cellules cérébrales.
Fous le camp !
Je ne sais plus que faire.
Emmène-le. Emmène-le sans plus.
Tu es un si bon père.
- Que fais-tu dans ma chambre ? - Je ne suis pas entrée dans ta chambre !
J'avais fermé à clé ! Dehors !
Tu me crois con ? Elle était fermée à clé !
C'est ma chambre !
Tu n'as aucun droit ici ! Ceci est à moi !
C'est d'un con !
Crevez donc tous et foutez-moi la paix !
Bonjour. M. Burke aimerait vous voir dans son bureau.
George ! Entre donc. Assieds-toi.
- Jus d'orange ? Croissant ? - Rien, merci.
- C'est quoi ton truc, George ? - Pardon ?
Combien de kilos as-tu perdu ?
Cinq, dix livres. J'ai pas très faim.
Comment ça va avec ta femme ?
Il y a 10 ans, quand on a divorcé, elle était très, très fâchée.
Maintenant, elle est juste hostile.
Ai-je dit que je pourrais attaquer la maquette de Berlin aujourd'hui ?
Bien. Ceci n'émane pas de moi, George.
On peut offrir des options innombrables à nos clients...
Sur l'ordinateur, on peut changer n'importe quoi en quelques heures...
mais toi, tu ne veux pas changer.
Je suis ici depuis 20 ans.
C'est peut-être trop longtemps.
Peut-être ?
C'est trop longtemps.
Écoute. Ils avaient prévu une semaine de salaire par année de service...
J'ai réussi à leur en soutirer 26.
Tu sauras manier un ordinateur avant ça.
Ou trouver un job plus près de chez toi.
- Je hais ce boulot. - Comment ? Tu aimes ton travail.
Non. Depuis le 1er jour jusqu'à aujourd'hui.
Je le déteste.
Parfait. En fait, je te rends donc service.
Tu sais quoi ? Je me sens déjà bien mieux.
Bien. C'est ce que j'espérais.
- Puis-je te demander une faveur ? - Que puis-je faire pour toi ?
J'ai construit ma 1re maquette ici à 25 ans.
Il doit y en avoir des centaines ici.
Je me demandais si je pouvais en ramener quelques-unes chez moi.
Celles qui ont une signification pour moi.
En fait...
il n'est pas question pour nous de garder notre travail.
Je peux demander que tu en choisisses une.
Elles sont propriétés du bureau. Si tu allais donc les regarder ?
Chacune d'elles. OK ?
Choisis la plus belle et emporte-la.
Mais viens d'abord me la montrer. Au cas où.
Je suis sûr que ça s'arrangera.
M. Burke aimerait vous voir.
- Dans son bureau, quand c'est possible. - Sûr.
Je garderai celle-ci si c'est permis.
Tu es un grand architecte, et un être minable. Ça m'appartient.
Non ! George ! Non ! Merde !
Tu n'es même pas un architecte et tu es un être minable.
Tu as raison. Tu gagnes.
- Monsieur ? - George ?
- Ça va ? M'entendez-vous ? - George, m'entends-tu ?
Appelez le SAMU !
Cela a soulagé la douleur ?
Je pourrais t'embrasser.
Pas de nourriture.
La douleur a enfin disparu.
Que ferais-tu s'il te restait 3, 4 mois à vivre ?
Manger des tonnes de viande rouge.
Très bien.
Et toi ?
Je bâtirais une maison.
Quel genre de maison ?
Sais-tu ce que sont mortaise et tenon ?
Tout est prêt.
C'est comme un puzzle...
qui doit encore être assemblé.
Le plan est approuvé, je suis allé à l'urbanisme et à la municipalité.
Nul ne t'a dit qu'il ne te restait que 4 mois.
Nul n'a pris la peine de me proposer un traitement.
Dis-moi donc quand tu commencerais à manger de la viande rouge ?
Tu peux bâtir une maison en 4 mois ?
Je peux essayer jusqu'à ce que la mort vienne.
Très bien.
Des années qu'on ne m'a plus touché...
C'est vrai ?
Même pas un ami ?
Ta mère ? Les gens doivent être touchés.
Par quelqu'un qu'ils aiment.
Je sais.
C'est bizarre, pas vrai ?
Mon fils, quand il était plus jeune...
alors qu'il avait déjà 10, 11 ans...
courait et se jetait dans mes bras.
Je suis navrée.
J'ai peur.
Où étais-tu passé ? J'ai appelé partout et tout le monde. Tu t'étais évanoui !
- Tu aurais pu être mort ! - Que tu es bruyante.
Tu manques totalement d'égards et d'émotion.
Tu es la plus belle femme que je connaisse.
- Quoi ? - Et pas seulement physiquement.
Même ta colère est parfaite.
Et où avais-tu disparu une semaine ?
Quatre jours.
Je dois te parler.
Pourquoi ont-ils enlevé ton véhicule ?
Je vais démolir la cabane et bâtir une maison.
Tu dis cela depuis 20 ans. Déjà pendant qu'on se fréquentait.
- Rien ne m'arrêtera désormais. - L'argent ?
Ma prime de licenciement. Et je réaliserai mon assurance-vie.
Où vas-tu habiter ?
Dans le garage.
Tu ne dois pas vraiment prendre Sam.
N'invente donc pas un tas de trucs pour ne pas le recevoir.
Quand finit l'année scolaire ?
Vendredi. Demain.
Dieu, je hais l'idée de l'avoir à la maison toute la journée.
Je passerai le prendre samedi.
Il ne veut plus des week-ends chez toi.
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