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Vous arrivez directement de Normandie ?
Et comment va le moral des troupes ?
ll est excellent.
Vous le pensez vraiment ?
S'il vous plaît.
C'est là que l'attaque contre le Führer a eu lieu,
il y a à peine 3 semaines.
La bombe était placée sous la table.
Elle était dans une mallette.
Les généraux ont cru tous mourir,
mais Dieu merci, le Führer s'en est sorti.
Le général Jodl vous attend.
S'il vous plaît.
Général Jodl.
Heil Hitler.
Ravi de vous revoir.
Le Führer veut vous voir immédiatement.
Attention à sa main.
ll a été blessé ?
Juste une égratignure !
Nerveux ?
- Ja. - C'est normal.
Salutations, mein Führer.
Le général von Choltitz a été informé ?
Pas encore, mein Führer.
Asseyez-vous, général.
Merci, mein Führer.
Vous êtes l'un des rares à qui je fasse confiance.
Vous avez toujours exécuté mes ordres.
Je place Paris sous votre commandement.
Vous êtes promu gouverneur, cette fois-ci.
Merci, mein Führer.
Notre nouvelle arme sera bientôt prête.
En attendant, il reste un homme à abattre.
L'ennemi ne doit pas occuper Paris !
Soyez sans pitié avec la population !
Si les gens n'obéissent pas, tuez-les !
Si on ne peut pas tenir Paris,
si on échoue,
alors, brûlons-le !
Von Choltitz, vous voilà enfin.
Ravi qu'on vous ait envoyé, vous n'avez pas idée.
J'ai été nommé pour vous remplacer.
Paris est à présent une ville forteresse.
J'ai les pleins pouvoirs,
et malheureusement, ma tâche ne sera pas aisée.
Je vais vous présenter mes officiers.
Le commandant Jay,
le colonel de l'état-major,
et mon aide de camp, qui saura vous servir.
Demain matin, à 6 h, au rapport dans mon bureau,
à mon quartier général de l'hôtel Meurice.
À 7 h, je veux voir tous les officiers
pour mettre au point le plan de défense de Paris,
rue par rue.
Est-ce clair ?
Je ne vous dérange pas plus longtemps, messieurs.
Mon Dieu...
Messieurs, vous l'avez vu : le vent tourne.
Qu'est-ce qui vous prend ? Vous êtes saoul ?
On ne salue plus les officiers ?
Vous trouvez que c'est une tenue ?
On dirait que vous avez dormi dedans.
Mêlez-vous de ce qui vous regarde.
Ça me regarde !
Vous êtes un soldat de l'armée allemande !
Pas de chance... Vous ne savez pas ?
L'Allemagne a perdu la guerre ! Kaputt !
Liquidée !
Debout.
Vos papiers.
Vous méritez un peu de prison. Vous faites honte à l'Allemagne.
Le musée ferme !
Allez, on ferme !
Monsieur, fermeture. La sortie est là.
- Fermeture, monsieur. - Ja, je pars.
600 fusils pour libérer Paris.
Oû sont les armes et munitions promises par de Gaulle ?
- On les aura bientôt. - ll les faut tout de suite.
J'attends un message ce soir.
Londres nous dira quand les Alliés arriveront à Paris.
S'ils ne décident pas de contourner la ville.
- Alors, on attendra. - Dites ça à nos gars.
Bernard Labé pourrait leur dire,
et ils l'écouteraient,
mais il est en prison.
ll faut le libérer.
Je ne vois qu'un moyen.
Voici le centre de Varsovie,
là où les terroristes polonais ont tiré sur les troupes allemandes.
Le Führer a donc ordonné la destruction de la ville.
Une leçon pour les Polonais et le monde entier.
Votre mari est vivant.
- En Allemagne ? - Non.
À Paris.
ll va être transféré à la prison de Fresnes,
avec d'autres prisonniers politiques.
Fresnes... lls l'envoient donc en Allemagne.
Varsovie n'existe plus
et ne renaîtra pas.
Ainsi périssent tous les ennemis du Reich.
Quelles images horribles !
Silence, je regarde !
Si ça te plaît, va donc en Allemagne !
Je n'ai rien fait ! C'est une erreur !
Aprês-demain, place des Vosges.
- Je n'ai rien fait ! - Suivez-moi !
Voilà comment on va les libérer.
C'est prématuré.
Une insurrection ne marchera pas sans les Alliés.
Alors, qu'ils se dépêchent.
En 4 ans, j'ai changé de domicile et de nom.
Nos hommes sont comme moi :
impatients d'agir.
L'impatience n'est pas un argument.
Le moral allemand est bas. Frappons maintenant !
De Gaulle est à Londres. S'il était à Paris, ce serait différent.
Pour les Allemands, la Résistance est une énigme.
Des soldats sans uniforme !
lls nous croient plus nombreux, profitons-en !
La décision ne peut venir que du Conseil national de la Résistance.
Oui, on le sait. ll faut le réunir.
ll me donnera raison.
Pensez à Varsovie.
Vous risquez de libérer des ruines.
Mon nom est Alain, j'ai été parachuté de Londres.
Merci, beau travail.
Ma sœur, allez chercher les derniers messages,
pendant que je décode celui-ci.
Les Alliés ont décidé de contourner Paris
et d'aller vers le Rhin.
C'est terrible.
En tant que délégué du général de Gaulle,
vous devez éviter une insurrection.
Comment pourrais-je contrôler les groupes de résistants ?
Que dois-je leur dire ?
''Calmez-vous, les Alliés viendront'' ?
ll faut convaincre les Alliés de nous aider.
Amicol, par l'lntelligence Service, pourriez-vous les influencer ?
Tout ce que je peux faire, c'est donner des renseignements,
et j'en donne.
Tout dépend d'un plan :
économiser le carburant pour arriver au Rhin
avant que Hitler ne regroupe ses troupes.
Une seule solution : partir pour Londres.
En votre absence,
j'userai de mon pouvoir pour éviter une insurrection.
Ce ne sera pas possible sans aide.
Bernard Labé... Lui seul peut nous aider.
Veuillez m'apporter un café, je ne tiens plus debout.
Malheureusement, avec le nouveau patron,
plus de café, que du travail.
On se donne à fond pour la victoire !
N'exagérons pas.
Au rapport, Herr General.
Vous avez 7 min de retard.
Pardon, Herr General.
Voici une proclamation pour la ville de Paris,
à imprimer immédiatement.
''Si un civil tire contre un soldat allemand,
''le bâtiment dont les coups de feu auront été tirés
''sera rasé.''
Vous avez une mémoire extraordinaire ?
Oui, Herr General. Enfin, non... Euh, si.
''Deuxiêmement, faites passer l'ordre de désarmer toute la ville.
''Troisiêmement,
''préparez la destruction de tous les ponts stratégiques,
''au cas oû nous devrions nous battre dans la ville.
''Pour assurer notre défense.
''Quatriêmement, préparez la destruction de toute la ville.
''Au cas oû nous devrions nous retirer et rejoindre le Rhin.''
- Détruire toute la ville ? - Ja.
Une objection ?
Paris est-il un point stratégique ? Pourquoi réduire la ville en miettes ?
Demandez à Berlin la date d'arrivée de l'unité de destruction.
Et quand doit arriver Karl.
La date de l'arrivée de Karl.
Son nom de famille ?
Ah, oui...
Regardez.
Voici Karl.
Pas celle-ci. Regardez.
Un mortier géant. Quel beau jouet !
Quand Karl crache un obus, un quartier vole en éclats.
Vous voyez cet homme ?
Ça donne une idée de sa taille.
Vous avez de jolis enfants.
Apportez-moi la proclamation.
Demain matin, la Gestapo transfêre Bernard à Fresnes.
ll n'y restera que quelques jours.
Si j'avais su...
C'est quand la Gestapo a arrêté Bernard
que j'ai su qu'il travaillait pour la Résistance.
ll ignorait que je travaillais aussi pour eux.
On gardait le secret.
Dites-moi la vérité : avait-il des responsabilités ?
Son réseau couvrait tout Paris.
ll avait l'estime et l'admiration de toute la Résistance.
L'insurrection est dans l'air et seul Bernard
saurait influencer le colonel Rol, le faire attendre.
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