The Violent Men

The Violent Men

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The Violent Men 1955 1080p BluRay x264 EAC3-SARTRE
A Commentary by Sartre

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x264
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1080
Published on: 2018-01-20
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The first 200 lines.

LE SOUFFLE DE LA VIOLENCE

Jed, jette un oeil à son fer postérieur gauche, veux-tu ?

- Bonjour, shérif. - Bonjour.

- M. Parrish. - Oui ?

A votre place, je dégagerais de la rue.

Et n'y reviendrais pas tant que les hommes d'Anchor sont en ville.

- Comment ça va, Elena ? - Cole va venir ?

Je ne crois pas. Mais je suis là.

- Quand viendra-t-il ? - Qui sait ? Manana, peut-être.

Que fais-tu aujourd'hui ?

Si vous voyez Cole, dites...

Non, ne lui dites rien. J'attendrai qu'il vienne.

Vous avez hâte de vous marier et de partir en lune de miel.

J'ai toujours trouvé les lunes de miel barbares.

Envoyer deux personnes en voyage alors qu'elles se connaissent à peine.

Vous avez de la veine que la balle des Confédérés soit sortie.

Il n'y a rien de plus mortel qu'un chirurgien yankee à l'oeuvre.

- La guerre est finie, docteur. - Vous pouvez vous rhabiller.

Les hommes trouvent toujours des raisons d'éviter de vivre en paix.

Cette vallée, par exemple.

On pourrait penser qu'il n'y a aucune raison d'y répandre du sang, pas vrai ?

Ce n'est pas ma guerre.

J'ai observé que chez l'homme, l'appétit vient en mangeant.

Et il n'y a rien de pire que la faim de terre.

Ça bouffe tout et tout le monde.

Les gars comme Wilkison : Mangeurs de terre.

Vous perdez un autre voisin.

Votre ami Mahoney, obligé de vendre, comme tous les autres.

J'imagine que vous serez le prochain.

Vous devrez soit décamper comme eux, soit vous battre.

Je ne suis pas venu pour ça, docteur.

S'il s'agit de votre santé, soyez tranquille.

Si vous êtes raisonnable, vous vivrez très longtemps.

Je peux retourner dans l'Est ?

Vous pouvez dire à Caroline Vail que plus rien ne vous empêche de l'épouser.

Elle m'a assez souvent demandé comment vous alliez.

Je n'avais jamais vu de fille aussi inquiète.

- Alors, vous allez dans l'Est ? - Oui, et pour de bon.

Qu'allez-vous faire de votre ranch ?

Lew Wilkison veut m'en parler.

Il vous force à partir, vous aussi.

Personne ne me force à partir. Je pars car j'en ai envie.

Je ne peux pas passer ma vie a faire l'éleveur. Ce n'est pas mon truc.

Et puis, je suis un étranger ici. Je l'ai toujours été et le serai toujours.

Pour moi, ces trois ans passés ici n'avaient pour but

que de retrouver la santé.

Maintenant que je vais bien, plus rien ne me retient ici.

Sauf ce que vous devez à la terre et à vos voisins.

Je ne dois rien à personne.

Vous étiez venu pour mourir, M. Parrish. Cette terre vous a rendu la vie.

Et vous ne lui devez rien ?

Ce qui se passe dans cette vallée ne me regarde pas.

- Merci, docteur. - Au revoir, M. Parrish.

Non, je plaisantais, c'est tout.

Je ne pense pas vraiment que M. Wilkison ait volé ma terre.

On ne trouve pas ça drôle, Mahoney.

Mais vraiment, ce n'est pas ce que je voulais dire.

Je ne me plains pas. M. Wilkison m'a offert un bon prix.

- Je ne me plains pas. - Pas gros.

Non.

M. Parrish, mieux vaut ne pas vous en mêler.

Vous ne pouvez rien faire sans pistolet.

Matlock, ça suffit.

Ne vous en mêlez pas. Ça concerne Anchor.

Ce qui se passe ici me concerne.

Retournez jouer et boire, ou décampez. L'un ou l'autre.

Pour quelqu'un qui devrait en savoir long, drôle d'endroit pour te soûler.

Fichez le camp.

- Ne bouge pas. - Tu cherches les ennuis, hein ?

Allez, dégaine ou donne-le-moi.

Je suis un homme patient, mais ne me fais pas trop attendre.

Passez le bonjour à M. Wilkison.

Dites-lui qu'il ferait mieux de vous renvoyer. Sinon, c'est moi qui le ferai.

Mahoney, fiche le camp.

Restez où vous êtes.

Je veux d'abord écouter les témoins.

J'ai l'intention d'obtenir justice au plus vite.

Qui a vu ce qui s'est passé ?

Mahoney ne les intéressait pas.

Ils s'en sont servis comme excuse pour tuer le shérif.

Ne dis pas de telles choses sur les hommes de M. Wilkison.

- Caroline a raison. - Pourquoi chercher les problèmes ?

L'adjoint Magruder a laissé l'assassin filer, car il travaille pour Wilkison.

Peut-être que le shérif l'a vraiment poussé à le tuer.

C'est bien la première fois qu'on tue un homme dans le dos

pour se protéger.

Et j'étais là.

John, vous êtes bouleversé, car vous avez vu un homme mourir.

M. Vail, j'ai vu trop d'hommes mourir à la guerre pour qu'un seul me bouleverse.

Il se passe quelque chose dans cette vallée.

Dans l'armée, on appelait ça la pression ennemie.

D'abord, le frère de Wilkison Cole rentre du Texas pour l'aider avec Anchor.

Puis un dur avec un joli pistolet est employé par Wilkison.

Tous les petits ranchers sont forcés à partir, un par un.

Les hommes d'Anchor détruisent, s'en prennent au bétail, tuent.

Il faut s'y attendre dans une région d'élevage.

Les fermiers au sud subissent le même genre de pression.

Les mêmes offres, presque rien pour leur terre.

Mahoney est hors-jeu, le shérif est mort,

et je suis invité à Anchor pour parler affaires.

Tu veux dire que M. Wilkison veut acheter ta ferme ?

C'est formidable, chéri. On peut se marier et partir tout de suite.

On ne traite pas avec un homme qui envoie six hommes tuer un vieux dans le dos.

- Mais ça n'a rien à voir avec nous. - Bien sûr que non.

Vous ne pouvez pas laisser ça entraver votre bonheur, à vous et Caroline.

Wilkison est le seul à pouvoir vous offrir un prix raisonnable.

Ça ne lui donne pas le droit de forcer la main.

On ne peut pas s'en prendre à quelqu'un qui a commencé avec rien

et possède désormais presque toute la vallée. Allez le voir.

Je t'en prie, John, fais-le pour nous.

Désolé, Caroline. Je ne peux pas.

- Je ferais mieux de rentrer. - Vous ne restez pas pour la nuit ?

Non, je veux m'assurer que mes hommes ne feront rien.

J'ai quelques têtes brûlées qui aimeraient tuer un homme de Wilkison.

Bonsoir.

- Bonsoir. - Bonsoir.

Vous feriez mieux d'y réfléchir.

Vendre tout de suite, plutôt que d'être forcé plus tard.

J'y ai réfléchi, M. Vail.

John.

Je suis désolée de ne pas avoir dit au revoir.

Chéri, tu as blessé mère en partant ainsi.

Mais ils sont un peu ridicules. La façon dont ils nous sermonnent.

Je n'ai plus l'habitude de recevoir de conseils.

Je me débrouille seul depuis l'armée.

L'armée.

A ta façon de parler, on dirait que c'est tout ce qui a compté dans ta vie.

C'est possible, jusqu'à ce que je te rencontre.

J'aime quand tu dis des choses comme ça, même si ce n'est pas sincère.

Je suis sincère.

Chéri, va voir M. Wilkison. Je t'en prie.

Je sais ce que tu en penses, mais essaie de comprendre.

Tu ne crois pas que je veux vendre, t'épouser et t'emmener dans l'Est ?

Tu ne comprends pas.

J'ai peur de ce qui pourrait t'arriver si tu restes ici.

Tu m'avais dit que tu en avais assez de te battre.

Je ne traiterai pas avec Wilkison.

Chéri, je t'en prie, fais-le pour moi.

Je ne veux pas te perdre.

Je t'aime. Que puis-je faire ?

Promets-moi d'aller à Anchor. Promets-le-moi.

Bonsoir, Mlle Vail.

Ou devrais-je plutôt dire bonjour ?

Vous êtes encore soûl, George.

Un homme doit se consoler quand sa fiancée traîne avec un autre

dans l'écurie.

Je ne suis pas votre fiancée, et fichez-moi la paix.

Retournez au saloon, c'est votre place.

- Les honnêtes gens ne veulent pas de vous. - Honnêtes ? Caroline ?

Je n'ai pas de comptes à vous rendre.

Vous avez eu votre chance, vous l'avez jouée.

J'aurai de l'argent.

Vous seriez surprise de savoir combien j'ai de parents riches à Boston.

Ils ne veulent pas de vous, et moi non plus.

- Non ? - Vous ne me ferez jamais partir d'ici.

Que voulez-vous ? Un mari ou un billet de train ?

Je veux partir d'ici. Et rien ne m'en empêchera.

Martin, Davis et Tony conduisent le troupeau, capitaine.

J'ai dit à McCloud de vous réunir, car je veux vous avertir

que je vends le ranch pour partir dans l'est au plus tôt.

- Le médecin est d'accord ? - Oui, Jim.

Ceux qui veulent chercher du boulot peuvent se préparer

et toucheront un mois de plus dès que le bétail sera là.

Ne comptez pas sur le nouveau propriétaire.

Pourquoi ? Il ne voudra pas de nous ?

Vous ne voudrez peut-être pas de lui. Je vends à Wilkison.

Vous allez céder votre propriété à Lew Wilkison ?

Je ne la cède pas. Il veut acheter, et je veux vendre.

- C'est tout ce que M. Parrish a à dire. - Non.

On risque de mettre du temps à se mettre d'accord.

En attendant, que personne ne coure de risque.

Je ne veux pas d'employés héros.

Je ne suis peut-être pas un grand éleveur, mais aucun employé ne s'est fait du mal.

Je ne veux pas que ça change. Compris ?

Personne ne veut se faire de mal, M. Parrish.

Mais je ne me sauverai pas si un gars d'Anchor vient chercher les ennuis.

Je sais ce que tu veux dire, Bud.

Je n'ai pas oublié comment ils ont essayé de détruire mon père.

Il dit de ne pas chercher les problèmes. D'essayer de les éviter.

Mais ça n'a pas marché avec Wilkison.

Je sais, Bud, mais je dois agir à ma façon.

Bien sûr, M. Parrish.

- Sellez mon cheval. Je vais à Anchor. - Je vous souhaite bonne chance.

Merci, Bud.

M. Purdue.

Je suis venu savoir si c'est vrai que vous vendez à ces vautours d'Anchor.

- Il y a meilleur acheteur ? - Seul Wilkison dispose d'une telle somme.

M. Parrish, s'il est besoin de vous le rappeler,

mes parents vous ont aidé le premier hiver où vous êtes arrivé.

Vous étiez mourant.

Je n'ai pas oublié.

Ne vendez pas à Anchor. On est les derniers petits ranchers.

On ne peut pas compter sur les fermiers.

Désolé, mais ne comptez pas sur moi. Ce n'est pas par manque de gratitude.

- Je n'oublierai jamais votre aide. - Montrez-le.

Je n'avais rien à voir avec vos querelles et je ne vais pas m'en mêler.

Il y a douze ans, les hommes d'Anchor ont tué mon fils aîné.

Ils l'ont tabassé, il est mort dans les bras de sa mère.

C'était leur façon d'essayer de me faire quitter cette vallée.

Je combats Wilkison depuis et continuerai jusqu'à ce que l'un de nous meure.

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