The first 200 lines.
- Tu veux un dessert ? - Non.
Tu es sûre ?
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.
- Je pensais que tu voulais un dessert. - Eh bien, non.
- C'est quoi ? - C'est... une bague.
Tu ne peux l'avoir que si tu m'épouses.
Tu es sûr que tu n'es pas soûl ?
Tu as raison. Je suis bourré. Tu me la rends ?
Tu as raison. Désolé.
- Tu me la rends ? - Non.
Tu la veux ?
- Pourquoi pas ? - Qu'est-ce que tu as dit ?
Dis-moi ça convenablement : "Oui".
Je t'aime.
Mais... ?
Je t'aime, et je veux bien ton horrible bague.
Vraiment ?
Je t'aime.
- Il y a eu cinq morts dans une avalanche. - On l'a tous déjà...
- fait des milliers de fois. - Je ne vois pas l'intérêt...
d'aller pendouiller dans les rochers. Ce serait génial d'être veuve à 25 ans.
- Une cuisinière court aussi des dangers. - C'est ça, des tas.
Tu n'arrêtes pas de te brûler les doigts. Et tous ces grands couteaux.
Je flippe chaque fois que tu pars au boulot.
"Reviendra-t-elle entière ?"
Cille...
il ne se passera rien. Je te le promets.
Il ne se passera rien.
Je te promets d'être prudent.
- Incroyable. - Quoi ?
Regarde.
Allez, sors de là !
Bonjour !
Un petit cadeau, pour que tu sois belle pendant mon absence.
Ça s'ouvre, tu sais.
- Ça te plaît ? - Bien sûr que non.
Le problème, c'est que je dois le voir sur toi.
Tu peux l'échanger si c'est trop grand.
C'était un vendeur, alors j'ai pas pu lui dire :
"Elle a à peu près votre taille". Absurde, un mec qui vend de la lingerie.
Qu'est-ce qu'il dit à ses gosses ?
Cille, laisse-moi te regarder.
Non.
Tu sais quoi ?
Je trouve pas ça terrible, après tout.
Enlève.
Tu m'offres une voiture, puis tu me la voles.
- Prends-la demain. - Je ne l'ai eue que deux fois.
- Tu peux l'avoir demain. Allez, descends. - À plus tard.
- Amuse-toi bien. - Je vais rester ici un moment.
À tout à l'heure.
Merde.
Oh, non.
Son cœur bat toujours ?
Je n'ose pas le toucher.
Vous avez un portable ? Stine, ton sac !
Quelqu'un a un portable pour appeler une ambulance ?
Tu ne l'as pas avec toi ?
Faut que je me calme. Je vais appeler un médecin.
Quelqu'un a un portable ?
- Je peux avoir un cheval pour mon anniv' ? - Non. Les chevaux, c'est pour les filles.
- Un garçon, ça veut des trucs à moteur. - Je suis peut-être homosexuel.
Non, tu ne l'es pas. Pas à huit ans.
Et si je le suis quand même ?
Tu attendras d'avoir douze ans pour l'annoncer au monde.
D'accord ?
- Je pourrai avoir un cheval, alors ? - D'accord. Où sont tes lunettes ?
- Au salon. - Où, au salon ?
Sur une chaise.
Va les chercher avant qu'on s'asseye dessus.
Toi aussi, tu veux un cheval ?
Tu es sûr ? Tu veux que je te chatouille ?
Donne-moi une main. Voici le chirurgien qui va te la couper.
- On vient de me biper. Ça va ? - Elle a eu un gros choc.
J'ai fait une radio.
- Où est Stine ? - Ça va. Elle n'a rien.
Elle n'a pas envie de faire la fête ce soir.
Ne t'en fais pas. On verra.
Marie...
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Je n'ai rien vu. J'ai entendu le bruit de l'impact.
Ce n'est pas ta faute, Marie. Tu le sais, non ?
C'est ce que dit la police.
Mais je n'ai pas dit que je roulais trop vite...
parce que Stine et moi, on se disputait.
- Ce n'est pas la cause de l'accident. - Je l'ai entendu, mais pas vu.
Tu ne pouvais rien y faire.
Demande comment il va.
- Je te ramène d'abord à la maison. - Non, je veux savoir.
Je crains que ce soit grave. Très grave.
On ne sait pas encore, mais ça a l'air très grave.
Son amie est dans le hall.
Bonjour.
Vous avez un moment ?
- Il est mort ? - Non, je... Excusez-moi.
Je ne suis pas de service.
Je suis bête. Désolé.
C'est ma femme qui était au volant.
C'était votre femme ?
- La fille, c'est votre fille, alors. - Oui, elle s'en remettra.
- C'est son anniversaire aujourd'hui. - On allait se marier.
- Vous le ferez. - Vous croyez ?
Nous sommes désolés pour ce qui s'est passé.
Si nous pouvons vous aider...
- Il y a quelqu'un chez vous ? - Je n'ai pas de parents...
et ceux de Joachim vivent aux USA.
Tenez.
Voici notre numéro de téléphone.
- Appelez quand vous voulez. - Pouvez-vous demander comment il va ?
- On ne me dira rien. - Eux-mêmes ne savent encore rien.
Ils me le diraient, n'est-ce pas ? S'ils pensaient que...
- Ils me le diraient ? - Oui, bien sûr.
Avec du chocolat chaud
Et un gâteau d'anniversaire
- Et quand elle... - Bon anniversaire, chérie.
Torben a quitté Birthe et ses sales gosses.
Comment il a tenu le coup si longtemps ? Elle ressemble à Henry VIII.
Elle s'habille comme lui, d'ailleurs.
- Hé, ce sont nos amis. - Elle aurait pu faire un effort.
Une manucure, un peu de vélo. Il reste de la sauce ?
- Je vais en chercher. - Ça va ?
Il était plein de sang.
La voiture, ça va ? C'était une Volvo neuve.
- Tu es sûre que ça va ? - Oui. Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?
Rien. Elle avait peur. Elle était bouleversée.
Elle a demandé comment vous alliez.
C'est une réaction typique.
Dans les moments de crise, on s'occupe des autres.
- Les femmes, du moins. - Arrête.
- Prends-en de la graine, Finn. - Tu te ferais pas un tatouage ?
Sois pas con, Finn. Elle a raison.
Le père de Niels travaillait 16 h par jour.
Il n'a vu sa famille qu'à son enterrement.
Tu ne peux pas reprocher ça à Niels. Il a sept enfants.
Ils lui collent aux fesses comme des verrues.
On n'en a que trois. Charmant de ta part.
- D'accord, trois. Mais c'est encore trop. - Moi, j'en veux bien encore un.
Ça ne m'étonne pas.
Bonne chance !
- Il reste de la sauce ? - Pas pour toi, hélas.
Il en reste un peu, Finn.
Tu veux pas appeler pour voir comment il va ?
Maintenant ? D'accord.
- Qu'est-ce qu'ils disent ? - Pas de nouvelles.
- L'opération va durer combien de temps ? - Quatre ou cinq heures.
- Ils appellent quand ? - Quand ils sauront.
- Si on buvait à la santé de Stine ? - Il ne faut pas.
- Il est interdit de fumer. - Désolée.
Bonjour, Cecilie.
Vous avez dormi ?
- Pas vraiment. - Asseyez-vous.
- Café ? - Avec plaisir.
- Je pourrais vous faire un long exposé. - Dites-moi la vérité.
Les nouvelles ne sont pas bonnes. Joachim a le cou et le dos brisés.
Sa colonne a été écrasée.
Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'il pourra parler et penser.
Mais c'est tout.
Il le sait ?
Pas encore.
Bonjour, chérie.
Foutu, mon voyage en Pélagonie.
Patagonie.
Je ne sens ni mes bras, ni mes jambes.
Ça fait bizarre.
C'est pas bon signe, hein ?
Vous ne sentirez plus jamais rien en dessous du cou.
Mais...
Je sais que c'est dur, mais vous ne marcherez plus.
- Je voudrais être seul un instant. - Nous avons des psychologues...
Partez, s'il vous plaît.
Je vais vous laisser. Je suis désolé.
- Cecilie, sors, s'il te plaît. - Joachim...
Je suis sérieux. Je veux que tu partes. Non, arrête.
Je n'ai pas envie de ça.
Merde... Tu comprends ?
Au revoir.
Cecilie, arrête. Pars, merde. Je t'aime. Pars, s'il te plaît.
Arrête !
Va-t'en !
Oui, on pourrait faire ça. Ou lui envoyer des fleurs, ou du chocolat.
Mais ce n'est pas ça qui va l'aider.
Il ne pourra plus baiser non plus ?
C'est très important. Pour certains, en tout cas.
- Non, plus de sexe. - Si je lui écrivais ?
Oui, mais ça ne l'aidera pas à accepter son état.
Marie, il est sorti au moment où tu passais.
Ce n'est pas ta faute. Vraiment pas, Marie.
Ça arrive tous les jours. La vie continue.
Pour nous, oui. Mais pas pour lui. Pense à sa copine !
Ce n'est pas ta faute.
Tu le sais bien.
Tu veux que je te ramène quelque chose ?
Beaucoup de gens ont appelé. Ils veulent te rendre visite.
Tu as soif ?
Tu vas devoir m'accepter.
Tu dois me laisser t'aider.
Je t'aime.
Pour toujours.
- C'est gentil de vous occuper de moi. - C'est normal.
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