The first 200 lines.
Les plus aventureux parmi vous avez peut-être...
souvenir de nos excursions antérieures dans le macabre :
Nos visites de lieux hantés...
par des fantômes.
Nous avons cette fois une histoire encore plus étrange à raconter.
Du sang !
L'histoire d'aimables gens qui ont par hasard...
des tendances homicides.
"Solvang, Californie Juin 1948"
Non, Warren, elle est à moi !
"Ventura, Californie Aujourd'hui"
Bonjour.
Je voudrais une chambre avec salle de bains.
- Qui ne donne pas sur la rue. - Oui, madame.
- Lit double ou lits jumeaux ? - Double.
Pour combien de temps ?
"5 septembre"
Jusqu'au 6 septembre.
Cinq dollars par jour, ça vous va ?
N'avez-vous rien de mieux ?
Nous avons une suite à 7,50$, mais nous la louons plutôt à des couples.
Je prendrai la chambre double.
Numéro 17, Mme Webster.
Mlle Webster.
Mlle Webster. Eddie.
Vous.
Je fais à peu près tout dans cet hôtel.
Ils devraient ouvrir les fenêtres pour aérer un peu ici...
mais ils ne le font pas.
Êtes-vous marié ?
Marié ?
Non, mais ça ne veut pas dire que l'idée ne m'a pas effleuré.
J'aimerais des glaçons.
Et peut-être des verres aussi ?
Seulement des glaçons.
Tout de suite.
Entrez.
Comment vous appelez-vous ?
Jim. Jim Nesbitt.
Moi, Miriam Webster.
Je sais. J'ai jeté un coup d'il sur le registre.
Si ça ne vous suffit pas, je peux aller en chercher plus.
Il y a un pourboire pour vous.
Saviez-vous que c'est un billet de cent ?
Pour un seau à glace ?
Plus que ça.
Comptez-le.
Mille neuf cents dollars.
Deux mille au total. C'est à vous.
- Qui dois-je assassiner ? - Personne.
Que faut-il que je fasse ?
M'épouser le 6 septembre.
Eh bien, l'idée n'est pas désagréable, même sans ceci.
Très bien.
Autre chose encore. Le mariage sera annulé...
dès après la cérémonie.
Annulé ? Vous voulez dire que je...
- Eh bien, nous n'avons pas... - Vous comprenez ?
Je comprends ce que vous dites, mais je ne comprends pas pourquoi.
Vous n'avez pas à comprendre.
Appelez-moi à minuit le 6.
Quelle sorte de marché est-ce ?
Qu'est-ce que j'ai à perdre ?
Pas grand-chose.
"Hôtel Ventura"
"6 sept. M.W."
Prête pour le grand évènement ?
"Alfred S. Adrims. 1623, 3e rue, ouest."
- Vous savez ou c'est ? - Bien sûr.
Mais pourquoi aussi loin ?
Parce que c'est là ou nous allons.
Comment pourrez-vous le faire annuler à cette heure de la nuit ?
C'est l'affaire la plus étrange qui me soit arrivée.
Vous laissez les clés dans la voiture ?
Qui volerait cette caisse ?
"Juge de paix" Pas de lumière, hein ?
Que voulez-vous à cette heure de la nuit ?
Nous voulons nous épouser.
- Trop tard. Revenez demain matin. - Oh, je vous en prie.
Nous avons fait tant de route et nous avons si loin à aller.
Nous paierons un supplément.
- Vous avez du comptant ? - Oh, oui, oui.
Eh bien, entrez. Je vais voir s'il veut le faire.
Attendez ici.
Je n'ai jamais cru me marier dans un tel trou.
Pourquoi ne pouvez-vous attendre de vous marier à une heure décente ?
Une fois mariés, vous verrez que le temps passe lentement.
Pire encore.
Nous sommes désolés. N'est-ce pas, chéri ?
Vous acceptez, n'est-ce pas ?
À cette heure de la nuit, ça vous coûtera cher. Cinquante.
Cinquante ?
- Êtes-vous Alfred S. Adrims ? - Eh bien, oui.
Payez d'avance.
Deux dollars de supplément pour la musique.
- Ça dérangera les voisins. - Joue doucement !
Deux dollars.
Eh bien, commençons.
Tenez-vous là.
- Ou est mon livre, Martha ? - Ou tu l'as laissé.
Faites voir vos papiers.
Vous êtes Webster ? Et vous, Nesbitt ?
Tu peux arrêter maintenant.
Consentez-vous à épouser cette femme ?
Je suppose.
- Dites "oui". - Oui.
Consentez-vous à épouser cet homme ?
Oui.
Vous n'avez pas de bague ?
Passez-la-lui.
Eh bien, enlevez votre gant pour qu'il enfile la bague.
En vertu du pouvoir investi en moi par l'État de la Californie...
je vous déclare mari et femme. Félicitations.
J'embrasse maintenant la petite dame.
Appelez la police !
Appelez un médecin ! Appelez un médecin !
Appelez la police !
Nous interrompons cette émission pour vous transmettre ce bulletin.
Le juge de paix Adrims a été tué chez lui à Ventura ce soir...
par une jeune femme dont le signalement suit :
Environ 1,67 m, blonde et âgée d'environ 20 ans.
Elle est vêtue d'un manteau beige sans chapeau...
et on croit qu'elle conduit une Chevrolet 1953...
numéro d'immatriculation IMR1405.
Vous êtes priés de communiquer tout renseignement à la police.
Approchez-la avec précaution car elle est dangereuse.
Tu devrais être au lit, Helga. Il est tard.
Qu'y a-t-il, chère ? Ça ne va pas ?
Avais-tu peur toute seule à la maison ?
Qu'essaies-tu de me dire ?
Que je te manquais ? Tu es contente que je sois de retour ?
Tu ne devrais pas, chère. C'est très impoli.
Surtout que j'ai quelque chose à te dire.
Adrims est mort ce soir.
En hurlant !
Bonjour, Helga. Tu as bien dormi ?
Pas de mauvais rêves, j'espère.
Helga, qu'est-ce que tu as ?
Je voulais seulement t'approcher de la table.
Tu es très nerveuse ce matin, ma chérie.
Voici ton lait.
Bois-le.
Tu dois, chère. C'est bon pour toi.
Tu me mets très en colère. Pourquoi fais-tu cela ?
Je sais ce que tu veux.
Tu veux que j'y goûte.
Tu crois que je l'ai empoisonné peut-être ?
Il est délicieux.
Prends-en.
Là. N'est-ce pas plus sage ?
Tu sais, tu es méchante avec moi depuis quelque temps, Helga.
Tu ne devrais pas m'en vouloir. Je t'aime bien.
Laisserais-je Warren m'emmener ici du Danemark sinon ?
Je crois que tu as peur de moi, Helga.
Tu ne voudrais pas que je parte, non ? Que je te laisse seule ?
Qui te donnerait à manger et te mettrait au lit ?
Tu sècherais.
Tu sècherais et tu mourrais !
C'est Miriam Webster.
Elle t'apporte des fleurs.
- Bonjour, Émilie. - Bonjour, Miriam.
Bonjour, Helga. Comment vas-tu aujourd'hui ?
Je t'ai apporté des fleurs.
Elle a l'air fatigué.
Elle n'a pas bien dormi cette nuit. Elle fait des cauchemars.
Warren doit venir aujourd'hui. Ça devrait te remonter le moral.
- C'est son jour de visite, non ? - Bien sûr. Tous les jeudis.
Tu devrais le savoir.
Tu réussis toujours à passer quand Warren est ici.
- Eh bien, c'est mon frère. - Il est ton demi-frère.
Oui.
Je n'ai guère la chance de lui parler depuis qu'il travaille à San Diego.
Je suppose que nous sommes moins importantes que Warren.
Tu ne nous rends jamais visite.
Bien sûr que si. Je suis venue le week-end dernier.
J'ai oublié. Tu devais te sentir très généreuse.
Ne sois pas ridicule, Émilie. Tu sais mon affection pour toi et Helga.
Mais Warren te plaît davantage, n'est-ce pas ?
Est-ce pourquoi tu t'intéresses tant à lui depuis quelque temps ?
Je crains de ne pas comprendre ce que tu veux dire.
Comment va la boutique de fleurs ?
Bien. Je pense en ouvrir une autre à Santa Maria.
Oh ? Ça prendra beaucoup d'argent.
Oui, je suppose.
Warren a acheté la boutique de fleurs, n'est-ce pas ?
- Oui. - Alors, tu n'as pas de problème.
- Il t'en achètera une autre. - Je peux la payer moi-même.
Mais comme Warren hérite de tout cet argent...
je suis certaine qu'il voudra le partager avec toi.
- Émilie, je... - Helga, regarde.
Miriam n'est-elle pas gentille ?
Ne sont-elles pas jolies ? Je vais les poser dans ta chambre.
Je suis désolée. Je crois t'avoir interrompue.
Oh, ce n'était rien.
Je me demandais si je pouvais te demander une faveur ?
Oui, bien sûr. Qu'est-ce ?
Je dois aller à Solvang faire remplir une ordonnance pour Helga.
Tu veux rester avec elle ?
- Qu'y a-t-il, Helga ? - Elle ne veut pas que je parte.
Mais je dois, chère.
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