Topaze

Topaze

Download French Subtitle

Release info

Topaze 1951
A Commentary by TAKTAKHATEM

Tags

other
Published on: 2020-04-26
Downloads: 32
Hearing Impaired: No

French subtitle preview

The first 200 lines.

Des moutons…

Des moutons étaient en sûreté dans un parc.

... dans un parc.

Des moutons…

Des moutonss…

Voyons, mon enfant, faites un effort.

Étaient...

... étai-eunnt.

C’est-à-dire qu’il n’y avait pas qu’un moutonne.

Il y avait plusieurs moutonsse.

Bonjour, M. Topaze.

Bonjour, Mlle Muche.

Vous n’avez pas vu mon père ?

M. le Directeur ne s’est point montré ce matin.

Quelle heure est-il donc ?

Huit heures moins dix, mademoiselle.

Vous êtes à l'avance pour votre classe.

Tant mieux, car j’ai du travail.

Voulez-vous me prêter votre encre rouge ?

Mais avec grand plaisir, mademoiselle.

Je viens justement d’acheter ce flacon.

Et je vais le déboucher pour vous.

Vous êtes fort aimable…

Vous allez corriger des devoirs ? - Oui.

Et je n’aime pas beaucoup ce genre d’exercice.

Pour moi, c’est curieux.

J’ai toujours eu...

... un penchant naturel à corriger des devoirs.

Au point que je me suis parfois surpris...

... À rectifier l’orthographe des affiches dans le métro.

Et des prospectus... ... que des gens cachés au coin des rues...

... vous mettant les mains à l’improviste.

Voilà qui est fait.

Et vous pouvez garder ce flacon...

... aussi longtemps qu’il vous sera nécessaire.

Merci, M. Topaze.

Tout à votre service mademoiselle…

Tout à mon service ?

C’est une phrase toute faite, mais...

... vous la dites bien !

Je la dis de mon mieux et bien sincèrement.

Il y a 15 jours, vous ne la disiez pas.

Mais vous étiez beaucoup plus aimable.

En quoi, mademoiselle ?

Vous m’apportiez des boîtes de craies de couleur.

Et des calendriers perpétuels.

Et vous veniez jusque dans ma classe corriger les devoirs de mes élèves…

Aujourd’hui...

Vous ne m’offrez plus de m’aider.

Vous aidez, mademoiselle ?

Mais si j’avais sollicité cette faveur, me l’eussiez-vous accordée ?

Je ne sais pas.

Je dis simplement que vous ne l’avez pas sollicitée.

Merci tout de même…

Permettez-moi…

M. Topaze, j’ai beaucoup de travail.

Mlle Muche.

Mon cher collègue.

Faites-moi la grâce de me confier ces devoirs.

Non...

Non, je ne veux pas vous imposer une corvée…

N’appelez point une corvée ce qui est une joie…

Faut-il vous le dire :

Quand je suis seul, le soir.

Dans ma petite chambre.

Penché sur ces devoirs que vous avez dictés.

Ces problèmes que vous avez choisis.

Et ces pièges orthographiques si délicatement féminins.

Il me semble...

... que je suis encore près de vous…

M. Topaze, soyez correct, je vous prie…

Mlle, je vous demande pardon.

Et considérez que ce débat s’est engagé de telle sorte.

Que vous ne pouvez plus me refuser cette faveur...

Sans me laisser sous le coup d’une impression pénible.

Et m’infliger un chagrin que je n’ai pas mérité.

Allons, je veux bien vous céder encore une fois…

Oh ! Merci, merci, merci…

Il me les faut pour demain matin. - Vous les aurez.

J’ai une petite émotion quand je pense...

Que nous faisons ensemble quelque chose de défendu !

Vous les aurez demain matin…

Soit.

Demain matin, à huit heures et demie…

Au revoir et pas un mot.

Pas un mot.

Ah...

Revenons à nos moutonsse.

Bonjour, M. le directeur…

M. Topaze.

Je désire vous dire deux mots.

Bien, M. le directeur.

Mon enfant, voulez-vous aller jouer.

M. Topaze, je suis surpris.

De quoi, M. le directeur ?

Vous me forcez à vous rappeler l’article 27 du règlement de la pension Muche :

« Les professeurs qui donneront des leçons particulières dans leur classe...

... seront tenus de verser à la direction 10% du prix de ces leçons. »

Or, vous m’aviez caché que vous donniez des leçons à cet élève.

M. le directeur, ce ne sont pas de leçons véritables.

Je crains que vous ne jouiez sur les mots.

Non, M. le directeur, ce sont de petites leçons gratuites.

Si vous donnez des leçons gratuites ?

Personne désormais ne voudra payer.

Et vous aurez ainsi privé de pain tous vos collègues.

Qui ne peuvent s’offrir le luxe de travailler pour rien.

Si vous êtes un nabab… - N’en croyez rien, M. le directeur.

Enfin, cela vous regarde.

Mais votre générosité ne saurait vous dispenser...

... de payer la taxe des 10%.

Ce que j’en dis d’ailleurs n’est pas pour une misérable question d’argent.

C’est par principe pour le règlement.

Qui doit être aussi parfaitement immuable qu’une loi de la nature.

Je le comprends fort bien, M. le directeur. - Bien.

Quel est ce mammifère ?

C’est un écureuil, M. le directeur.

Il m’appartient, mais je l’ai apporté pour illustrer une leçon...

... sur les rongeurs de la forêt. - Bien.

M. le directeur !

Je crois que je vais réussir à faire entrer ici un nouvel élève.

Oui, M. le directeur.

Je me permets de vous faire remarquer que c’est le septième.

Septième quoi ?

Le septième élève...

... que j’ai recruté cette année, pour notre maison.

Vous avez donc rendu un très grand service à sept familles.

Ah oui, au fait.

C’est exact.

Comment s’appelle cet enfant ?

Gaston Courtois.

Je regrette qu’il ne soit pas noble.

Parce qu'une particule eût influé sur ma décision.

Au moins, est-ce un sujet d’élite ?

Peut-être…

Je lui ai donné des leçons pendant un mois, chez sa tante.

Ses parents sont au Maroc…

J'ai cru trouver en lui une certaine agilité d’esprit...

... une aptitude à saisir... - Bien, bien.

Pardon.

Mais cette famille acceptera-t-elle nos conditions ?

Trois mille francs par mois, un trimestre d’avance.

Cela va sans dire !

L’élève suivra-t-il les cours supplémentaires ?

Probablement.

Escrime, modelage, chant choral ?

Sans aucun doute.

Trois mille francs par mois.

Je le suppose.

Danse, aquarelle, espéranto, douze cents francs ?

La famille en comprendra la nécessité.

Avez-vous dit que nous étions forcés d’ajouter au prix de la pension...

... divers autres suppléments ?

Quels suppléments, M. le directeur ?

Fournitures de plumes et buvards, cent francs.

Autorisation de boire au robinet d’eau potable, cinquante francs.

Petite bibliothèque de fantaisie, deux cents francs.

Un forfait de trois cents francs pour les petites dégradations du matériel...

...telles que taches d’encre...

... noms gravés sur les pupitres...

... inscriptions dans les cabinets

Enfin trois cents francs par mois...

... pour l’assurance contre les accidents proprement scolaires...

... comprenant foulures, luxations, fractures...

... scarlatine épidémique, oreillons et plume dans l’œil.

Vous pensez que toutes ces conditions sont acceptées ?

J’en suis persuadé.

C’est donc un sujet d’élite.

Et je me sens tenu de faire un effort en sa faveur.

D'autre part...

Puisque vous avez eu l’imprudence de vous engager.

Il faut bien que je vous tire de ce mauvais pas.

Je vous en remercie, M. le directeur !

J’espère, M. Topaze, que je n’oblige pas un ingrat.

Et qu’un zèle redoublé de votre part...

... me témoignera votre reconnaissance.

Vous pouvez y compter absolument, M. le directeur.

Bien.

Ah !

Voici le dossier que vous m’aviez remis pour les Palmes académiques.

Et j’ai le plaisir de vous dire…

... que M. l’Inspecteur d’Académie...

... m’a parlé de vous dans les termes les plus flatteurs.

Vraiment ?

Il m’a dit : « M. Topaze mérite dix fois les Palmes ! »

Dix fois !

« Mérite dix fois les Palmes...»

« ... et j’ai eu presque honte...»

« ... en apprenant qu’il ne les avait pas encore. »

Oh ! je suis confus, M. le directeur !

« D’autant plus,» a-t-il ajouté...

« ... que je ne puis le lui donner cette année ! »

Il ne peut pas !

Ses dernières paroles ont été :

« Dites bien à M. Topaze...»

« ... que pour cette année...»

« ... je lui décerne les Palmes moralement.»

Moralement ?

Moralement.

C’est peut-être encore plus beau !

Moralement.

Topaze subtitles in other languages

Comments

No comments yet. Be the first to leave one.

Keep it about this subtitle — sync, quality, typos.500 characters left