The first 200 lines.
CES GARÇONS QUI VENAIENT DU BRÉSIL
Hé ! Petit !
Ismaël ! Attrape !
VIENNE Autriche
Quel plaisir de vous voir, Herr Lieberman !
Tout le plaisir est pour moi, Herr Strasser, je vous assure.
Je regrette d'importuner un aussi célèbre chasseur de nazis
avec une vétille comme le loyer,
mais nous sommes déjà le 3.
C'est vrai ? Alors vous aurez votre chèque dans quelques jours.
Prenez votre temps. Ne vous gênez pas, surtout.
Vous prenez des airs supérieurs,
pendant que ma pauvre maison tombe en ruines !
Tout l'immeuble est inondé à cause de vous !
Vous avez entreposé trop de choses !
Votre parquet pèse tant sur les tuyaux
qu'il les a rompus !
Votre parquet ne tient pas et c'est moi qui suis responsable ?
Comme tout se tient,
l'immeuble va s'effondrer
- à cause de vous ! - Ezra !
Tu as un appel du Paraguay !
On n'est pas dans des bureaux !
Vous n'avez pas le droit d'entreposer des classeurs !
Eh bien, louez votre appartement à un marchand de plumes ! Allô ?
Monsieur Lieberman ?
- Dehors ! - Vous, dehors !
Allez réparer vos tuyaux pourris !
Barry Kohler ? Non, je ne crois pas que je vous connais.
Je vous ai expédié des photos. Ah bon ?
On dirait que vous êtes américain. Que faites-vous au Paraguay ?
Je me suis occupé des activités d'un groupe de nazis.
J'ai trouvé des criminels de guerre, parmi ces messieurs.
Grâce à vos livres !
40 ans de souffrance et de sacrifices et vous appelez ça de la camelote ?
Oui, de la camelote !
Nous perdons un temps précieux. J'ai une excellente vue.
De grosses plaques de plâtre tombent de notre plafond.
Si ça continue, un de ces jours,
je me retrouverai dans votre appartement,
dans le giron accueillant et confortable de votre épouse. Dieu me pardonne.
Ne m'énervez pas !
Laissez-nous, mon frère et moi ! Sortez !
Je vous en prie, Herr Strasser.
Esther... C'est un idiot.
C'est moi, l'idiote, de le laisser me mettre en colère.
Retourne à ton téléphone.
Ce jeune garçon vient de découvrir qu'il y avait des nazis
en Amérique du Sud.
Monsieur Kohler, veuillez m'excuser pour cette interruption.
Je travaille seul, comme vous, M. Lieberman.
C'est pourquoi je vous téléphone. J'ai une piste importante.
M. Kohler, c'est peut-être pour vous une grande révélation
qu'il y a des nazis au Paraguay,
mais il y a longtemps que je suis au courant.
Si jamais vous y restez plus longtemps,
il y aura toujours des criminels nazis au Paraguay,
mais je crains qu'il n'y ait un Juif de moins en ce monde.
Il se passe quelque chose.
Ils semblent être là pour une opération.
J'ai repéré un groupe qui entrait et sortait de chez Ralph Gunther.
Qu'est-ce que je fais ?
Prenez l'avion et rentrez. Non, allez à l'ambassade américaine,
courez à l'ambassade et dites-leur de vous mettre dans un avion.
Merci pour le conseil.
Qu'est-ce qu'il veut ?
Je l'ignore.
Il voulait des instructions.
Ce garçon a de la chance s'il survit un jour de plus au Paraguay !
Je lui ai conseillé de prendre un avion et de repartir chez lui.
Il veut qu'on l'applaudisse ?
Un, deux, trois,
quatre...
J'y crois pas ! Ça marche !
Messieurs, il arrive.
Alors, Gunther ? Voici le grand moment.
Messieurs,
détendez-vous, je vous en prie.
- Gunther, les présentations. - Bien, Dr Mengele.
Mengele !
- Capitaine Gerhart Mundt. - Oui ! J'ai entendu dire
- beaucoup de bien de vous. - Merci, Herr Doktor.
- Major Ludwig Trausteiner. - Merci d'être venu, major.
- Capitaine... - Oui. Le capitaine Farnbach et moi
sommes de vieux camarades, n'est-ce pas, capitaine ?
Je suis très fier que vous vous souveniez de moi.
Je ne suis pas sénile et ingrat
au point de ne pas reconnaître un homme qui a participé à notre lutte dès le début.
Et maintenant, voyons les jeunes.
Friedrich Hessen, fils de Wilhelm Hessen.
Bienvenue, jeune homme.
- Wolfgang Kleist. - Heureux que vous soyez avec nous.
Merci, Herr Doktor.
- Otto Schwimmer. - Enchanté, M. Schwimmer.
A présent, au travail.
Asseyez-vous, je vous prie.
Cette tâche est l'opération
la plus importante que l'organisation des Kameraden ait jamais entrepris.
C'est l'étape vitale d'un vaste programme
pour lequel nous avons consacré
beaucoup d'années et beaucoup d'efforts.
Votre succès, dans ce projet,
porte avec lui l'espérance et la destinée de la race aryenne.
Et je n'exagère pas.
C'est la stricte vérité.
Il s'agit d'une mission sacrée, messieurs.
Vous devez considérer que c'est un très grand honneur
d'avoir été choisis pour cette mission.
Maintenant, voyons les détails.
Dans les deux ans et demi à venir, 94 hommes devront mourir
à des dates qui seront précisées.
16 de ces hommes sont en Allemagne de l'Ouest,
14 en Suède, 13 en Angleterre,
12 aux États-Unis,
10 en Norvège, 9 en Autriche,
8 en Hollande et enfin, 6 au Danemark et 6 au Canada.
Au total, cela fait 94 exécutions.
Ces hommes
auront 65 ans lorsque leur tour viendra.
Plusieurs d'entre eux mourront sûrement avant, de mort naturelle.
Oui, Farnbach ?
Qui sont ces hommes, docteur ? Des Juifs ?
Non, aucun.
Ce sont des pères de famille,
des inspecteurs des impôts, des commissaires, des fonctionnaires.
Pouvons-nous engager des complices ?
Je ne le vous conseille pas. Rappelez-vous
que ce sont des hommes de 65 ans. Leur vue a donc baissé,
leurs réflexes sont lents et leur forces ont diminué.
J'ai vécu en Suède, mais je n'ai jamais entendu parler de la ville de Rasbo.
C'est un village,
à peu près à 16 km de la ville d'Uppsala,
et c'est Bertile Hayden, l'employé de la poste, qu'il faut tuer.
En tuant un bonhomme qui travaille à la poste,
j'influencerai le destin de la race aryenne ?
Vous voulez que l'on vous remplace pour cette mission, Mundt ?
Non, docteur.
Alors ne discutez pas les ordres.
Contentez-vous d'obéir.
Oui, Herr Doktor.
Je m'excuse.
D'autres questions ?
Maintenez les familles de ces hommes à l'écart,
et si jamais une jeune épouse
éprise de romantisme offrait de vous servir de complice,
je le répète : maintenez les proches à l'écart.
Vous serez des agents commerciaux de grandes firmes allemandes
et on vous donnera de l'argent pour acheter l'équipement
que vous désirerez.
Vous devez rester en contact avec le quartier général.
Et à la moindre...
Trouvez-le.
Trouvez-le !
Docteur !
D'accord, Lieberman. Écoutez ça !
...un bonhomme qui travaille à la poste, j'influencerai
le destin de la race aryenne ?
Allô ? Et ma communication ?
Allô ?
Kohler ?
Je vous avais dit de partir.
Je suis resté, M. Lieberman, et je pense que j'ai bien fait.
Dr Josef Mengele était ici, ce soir.
Comment ? Vous osez me réveiller à 3 h du matin
pour me dire que Mengele est au Paraguay ?
Je le sais, monsieur Kohler. Ma sur aussi,
mon propriétaire et mon tailleur aussi,
et vous, maintenant ! Toutes mes félicitations !
Il est venu à une réunion chez Gunther.
Les autres étaient là, aussi.
Mengele les envoie un peu partout
tuer 94 hommes de 66 ans en 2 ans et demi !
Mais qu'est-ce que vous racontez ?
94, de 66 ans...
en 2 ans et demi ?
Oui, je vous entends. Mais je suis surpris par ce que vous dites.
Si vous ne me croyez pas... J'ai tout enregistré sur une bande !
Les futures victimes habitent l'Europe, le Canada, les États-Unis...
Tous des fonctionnaires.
D'accord. Je la remets au départ.
Y en a pour une seconde.
Prenez votre temps.
Les vieux ne se rendorment jamais, une fois qu'on les a réveillés.
Bienvenue, jeune homme.
Au début, c'est un tas de présentations et de congratulations.
Mengele se conduit comme un vrai patron.
Ne posez pas tant de questions et écoutez, monsieur Lieberman !
Maintenant ! Écoutez bien !
La tâche qui nous attend...
Kohler ?
Vous êtes là, Kohler ?
Kohler ?
Kohler ?
Rangez la chambre.
Faites disparaître le cadavre.
Il ne doit rester aucune trace de cette vermine !
Tout est réglé. Vous vous arrangerez avec la police.
Qui est le type qui téléphonait ?
- Aucune importance. - Vous devriez attendre.
Non, pas question. Le 4e Reich est en marche, Gunther !
No comments yet. Be the first to leave one.