The first 200 lines.
Juliet Miller, je vous inculpe pour tentative de meurtre.
Ce n'est pas un drame domestique. C'est un vrai meurtre planifié.
Dites-moi que Juliet Miller n'est pas une femme maltraitée.
Jack dit qu'il te faisait quoi ?
Il m'a violée.
Ni bleu, ni déchirure, ni abrasion.
- Pas de viol, alors. - Mais il y a un bébé.
On est mal.
On veut vraiment vous aider.
Ce ne sera possible que si vous nous parlez.
Sur une échelle de 1 à 10,
où situes-tu ta douleur face à cet événement ?
12.
Joe a dit une chose avant de perdre connaissance. Votre nom.
Pourquoi ?
Il y a quelque chose, hein ?
Hé, la balance !
C'est votre mari.
J'ai bien peur qu'il soit mort.
Anna. C'est un meurtre désormais.
Jack va venir ?
Il ne s'agit pas de la procédure en justice.
Je suis là à la demande des autorités locales.
- Pourquoi ? - Pour une évaluation.
C'est pour le bébé ?
Vous pouvez... Pourriez-vous ne pas faire ça ?
Quoi donc ?
Ça...
La conversation ne me gêne pas, mais le silence...
Vous devriez boire votre thé.
Qu'est-ce qui vous inquiète ?
La femme qui l'a apporté ?
Vous pensez qu'elle vous veut du mal ?
Qu'elle l'a empoisonné ?
C'est ce que vous pensez ?
Parlez-moi d'Ella.
Je l'aime.
C'est ma fille.
Que ressent-elle, à votre avis ?
Elle ne veut pas me voir.
Elle est en colère après moi.
Je pense que ça va changer.
Allez, on va manger.
Bonjour.
Où sont-ils tous ?
Les Maltesers du directeur ont fondu.
Je comprends pas.
Il fait 35° ici, et seulement 33 dehors.
Il a pensé que toute la prison devait faire un pique-nique.
Ils seront là dans 10 min.
Laissez-moi.
Je t'ai vue me regarder.
À l'aide.
Aidez-moi !
Dilatation complète. Elle est prête à accoucher.
On va prendre ta déposition.
En gros, je te pose des questions et tu y réponds.
Puis, ce sera mis par écrit pour être lu
comme si tu le disais sans que je sois là.
Ensuite, ton témoignage sera filmé
et c'est ce que le jury verra.
Au procès, il y aura un contre-interrogatoire...
- Par maman. - Par un avocat.
Celui de maman.
Tu n'iras pas dans le box des témoins.
Tu seras dans une autre pièce, le jury pourra te voir...
C'est obligé ?
- Comment ça ? - Elle veut savoir...
si elle peut le faire en public,
dans le box des témoins.
- Tu as 13 ans. - C'est mon père.
On te montrera la cour avant le début du procès...
et tu pourrais aussi rencontrer le juge.
Ça aiderait. Pas vrai, Flo ?
T'es si douée.
- Bonjour. - Que voulez-vous ?
- Pourquoi êtes-vous là ? - Pour vous voir. Vous et le bébé.
C'est tout ?
J'aurais assisté à l'accouchement si vous aviez prévenu.
Ella est sortie vite, elle aussi.
Elle est née à la maison. Joe...
Joe était là.
Vous pouvez demander à Ella de venir voir sa sur ?
Je lui demanderai.
Merci.
On vous cherche une place dans une unité mère-enfant.
Vous passerez devant le conseil. Ils diront si c'est approprié.
Qu'est-ce qui le serait pas ?
Antécédent de drogue, comportement turbulent...
Ça ira.
Bon !
On va reprendre ce qui s'est passé, étape par étape.
Mais tu n'es pas obligée de faire comme ça, si tu ne veux pas.
On peut commencer par où tu veux.
Par exemple ?
Tu pourrais nous parler de ton père.
Quel genre de père il était.
Combien il te manque.
- Ils la laisseront pas faire. - Je crois que si.
Ça dépend ni de nous ni d'elle.
Je pense qu'un psy dira qu'elle est Gillick-compétente.
Quoi ?
C'est le mot utilisé pour dire si un enfant peut témoigner en public.
Te voilà avocat, maintenant ?
Je me suis renseigné.
Je sais ce que tu fais. Tu l'entraînes.
Dis pas ça.
Tu l'aides à rester en colère pour qu'elle impressionne le jury.
- Un entraînement. - Tu crois qu'elle est comme ça ?
Calme et posée, alors qu'elle a récemment vu
sa mère assassiner son père avec un couteau de cuisine ?
Ce serait ça, la vraie Ella Miller ?
Bonjour.
OK, merci.
- Pas de place. - Et Styal ?
- Complet. - Elle a à peine 3 h !
C'est pas bon, dans notre boulot, de trop s'impliquer.
C'était là tout l'intérêt, avant.
Je pense que l'intérêt d'un bébé est d'être avec sa mère.
Vous criez trop, Norma.
On travaille ensemble, vous et moi.
Vous devriez prendre un moment pour réfléchir sur votre travail.
- Qu'est-ce que vous avez dit ? - Vous avez entendu.
Pieds sains... idées claires.
Vous avez gardé tout ça,
ainsi que sa plaque, dehors.
Il a beau être mort,
une petite partie de moi n'y croit pas.
Parlez-moi des listes qu'il faisait.
Des chronos,
pour chacune de ses courses de 5 kilomètres.
Joe Miller, un obsessionnel. Un bon point pour la défense.
On l'est tous un peu, non ? On aime les faits, les classements.
Vous l'avez beaucoup vu à la cour ?
Il pouvait vraiment retourner les gens.
Personne ne ressortait indemne de ses interrogatoires.
Même les gros durs.
Vous ne craignez pas de desservir Joe ?
Au procès, tout devient univoque.
On peut avoir une conversation honnête sur lui, entre nous.
Il me manque trop pour ne pas parler de lui honnêtement.
Que diriez-vous de votre relation ?
Je l'aimais.
- Comment ça ? - J'avais foi en lui.
Et le Joe de la maison ?
Honnêtement ?
C'était un saint.
Vous savez ce qui m'inquiète ?
Ce qu'elle fera au procès.
Juliet, la victime.
Et les victimes, on les aime.
J'ai peur qu'elle s'en sorte, M. Faber.
Vous alliez souvent chez les Miller ?
Non, elle n'aimait pas recevoir.
- Qui vous l'a dit ? - Lui.
Comment savez-vous que c'était un saint, alors ?
Je sais tout sur tout le monde,
sinon je ne suis rien.
Comment va-t-elle ?
Mieux. Plus calme.
Vous devriez rester vigilant.
Comment ça ?
Ella s'anesthésie. Intérieurement, elle hurle.
Ce n'est pas un peu trop simplifié ?
C'est commun que les familles d'accueil encouragent le calme,
ça leur rend la vie plus facile. Souvent, ils le font inconsciemment.
On est censé faire quoi ? La secouer ?
- La forcer à être malheureuse ? - Ouvrir le dialogue.
- C'est pour ça que je suis là ? - Juliet a accouché.
Super. Parfait.
Elle va bien ?
Une fille.
Au cas où vous vous posiez la question.
Ça ne ressemble pas à Ella.
C'est une déposition.
Ils s'assurent que tout le monde ait l'air d'un policier.
Ella a-t-elle déjà "procédé à la descente des escaliers" ?
Jamais.
Ça a dû être dur pour elle d'avoir une mère dépressive.
Ou plutôt, ça a dû être dur pour elle d'avoir un père
qui rendait sa mère dépressive...
isolée...
faible.
Je me trompe ?
Joe est mort.
Il n'est plus aux commandes.
Vous l'êtes.
Et vous avez des responsabilités.
Avec la mort de Joe,
nos options changent.
Si vous me disiez
que j'ai raison...
Que son attitude vous rendait
isolée, déprimée...
alors le jury devrait déterminer
si vous avez été poussée
à faire ce que vous avez fait.
Je suis là pour vous informer sur la loi.
C'est mon boulot.
L'utilisation des circonstances comme défense dépend entièrement de vous
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