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10 h 45 Un mardi
Attention, tout le monde.
Philadelphie, Pennsylvanie
Approchez. Mac a quelque chose d'important à dire !
Dû à ma malheureuse et soudaine perte de poids...
le bar est maintenant à risque...
et comme je suis chargé de la sécurité, ça m'inquiète.
Alors, Mac a fait des changements.
Et le premier, c'est ça.
Jésus-Christ.
Parfait pour les fouilles oculaires.
Je peux évaluer une menace...
sans que l'individu visé sache que je l'ai à l'œil.
Autre avantage : Le gars ne voit pas à quel point Mac est terrorisé.
Oui et... Non, ça n'a rien à voir ça !
- Ça n'a rien à voir avec l'autre... - Tu m'as dit que tu avais peur...
C'est confidentiel, ça ! Le but est d'assurer la sécurité.
On ne se sent pas plus en sécurité.
Et Mac, tu n'auras jamais besoin de ces bidules.
Fais-moi confiance, Dennis. Il viendra un moment...
où j'utiliserai ces lunettes pour évaluer une menace et alors...
- Est-ce qu'ils sont toujours là ? - Non, ils sont partis.
Ma vue latérale est compromise.
Oui, tu ne vois pas sur les côtés et c'est un désavantage alors...
Parfait. Vous êtes tous là.
- Qui a invité l'avocat juif ? - Je ne suis pas juif.
Attends un instant.
Il est inoffensif. Il est inoffensif !
Je ne vous comprends pas.
La plupart du temps, j'essaye de vous éviter...
mais quand j'ai vraiment besoin de vous parler...
vous ne me rappelez jamais.
On n'a pas besoin de vous alors, on s'en fout. Au revoir.
Charmant.
En tant qu'exécuteur testamentaire de votre mère, je dois vous dire...
que son père, Heinrich Landgraf, est dans le coma.
Grand-papa ?
Il est sur respirateur.
Tel que stipulé dans le testament, ses seuls parents restants...
les toujours charmants Dee et Dennis Reynolds...
sont les seules personnes qui peuvent décider...
s'il devrait ou non rester branché.
Vous dites qu'on a droit de vie ou de mort sur ce vieux nazi ?
Toujours aussi charmante.
C'est exact. J'attends votre décision.
RUE DU MARCHÉ
BASE DES EAGLES DE PHILADELPHIE
La chambre de grand-papa est ici.
Comment sais-tu ça, Frank ?
Chaque semaine, je lui apporte de la soupe et je m'occupe de lui.
C'est gentil de l'aider à rester digne jusqu'à la fin.
Il faut bien que quelqu'un le fasse.
Jésus-Christ !
Je n'ai pas eu la chance de ranger.
Ranger ? Frank, il est en train de pourrir ici !
Oh, mon Dieu. Pourquoi l'hôpital n'a rien fait ?
J'avais dit que je m'en occuperais.
- Tu ne t'en es pas occupé. - Tu n'as rien fait du tout !
- C'est quoi cette odeur ? - Les soupes.
S'il ne les finit pas, je les lui laisse...
et puis, je les oublie et les mois passent.
Jésus-Christ, Frank. Que se passe-t-il vraiment ici ?
Il a toujours prétendu qu'il avait caché un trésor nazi quelque part.
Je me suis dit que si je passais un peu de temps avec lui, il me dirait où.
Bon plan. Mais l'exécution laisse à désirer.
Parlant d'exécution...
on le débranche et on sort d'ici, non ?
Une seconde, Dee. C'est une décision importante.
- C'est-à-dire ? - On parle de la vie d'un homme.
Il était nazi alors, franchement...
Oui, je sais. Mais il est notre grand-père.
D'accord, alors on doit peut-être y réfléchir un peu.
Ouais.
Oh, mon Dieu. Décidez-vous !
- Mon Dieu ! Il mange la soupe ? - Oui.
Désolé. J'avais faim. J'ai décidé de manger la soupe.
Je n'ai pas tergiversé comme vous, "Est-ce que je le fais ? Ou pas ?"
On doit décider de la vie ou de la mort d'un homme...
pas si on veut ou non manger une soupe pourrie.
On a besoin d'être mieux informés avant de prendre notre décision.
Ouais, réfléchissez-y.
Mac, viens par ici une seconde.
Quoi ?
Ce trésor nazi de Frank m'a fait penser à un truc.
Tu te souviens de la boîte que grand-papa m'a donnée ?
Tous ses vieux trucs, les trucs nazis de la guerre et tout ça ?
Bon sang !
Ouais. On a tout brûlé dans la ruelle, non ?
Pas tout.
Il y avait un tableau dans la boîte...
le tableau d'un chien que j'avais accroché à mon mur.
Tu partages ce futon avec mon père ?
Frank détestait ce tableau. Il m'a obligé à le décrocher.
Je n'aime pas ce tableau, Charlie.
Sa suffisance m'agresse.
Il est maléfique, Charlie.
Maléfique.
Et depuis, il est dans cette boîte.
Et alors ?
En passant, voilà pourquoi on fonctionne bien ensemble.
Tu vois de la soupe gratuite. Tu décides de la manger.
Elle est horrible.
La soupe est épouvantable, mais il faut vivre avec ses choix.
- Je ne peux plus renoncer. - Non.
De toute façon, crois-tu que ce tableau...
pourrait être le trésor nazi que Frank cherche ?
J'ai pris une décision. Oui.
- Oui, hein ? - Oui.
Aide-moi à le retrouver. Sortons d'ici sans nous faire remarquer.
D'accord.
Ils sont à un mètre, ils vont nous remarquer.
Courons.
Ils croiront qu'on a juste décidé de partir en vitesse.
Bon sang, bonhomme !
Je me souviens de tout.
Frank l'a décroché et m'a dit de m'en débarrasser.
Je l'ai caché quelque part...
mais ce qui est arrivé ensuite, je ne sais plus.
Charlie, viens ici. Regarde ça.
Regarde ces vieilles photos d'Hitler avec des bergers allemands.
- Incroyable. - Ouais. Et regarde ça.
LES TABLEAUX D'HITLER
- Oh, mon Dieu ! - Ouais.
Hitler peignait toujours des bergers allemands. Ça l'obsédait.
Je me dis que ce tableau pourrait bien être...
- Un original d'Hitler. - Oui !
- Ouais ! - Maudit. C'est énorme !
On va devenir de célèbres chasseurs de trésors, je crois bien.
Hollywood va réaliser un film à la Da Vinci Code sur notre histoire.
- Je pourrai enfin être Indiana Jones. - Et je pourrai raccrocher le tableau !
On ne le raccrochera pas.
Il ira probablement dans un musée. C'est sa place.
Non. Il est parfait ici.
Sa place est dans un musée et c'est tout !
Tu peux appeler Frank ? Parce qu'il se souviendra des détails.
Je l'ai caché quelque part, mais il n'est plus là. Je ne le trouve plus.
Il faut vraiment impliquer Frank ?
- Fais juste attention à ce que tu dis. - Je serai cool.
Ouais, ouais.
- Mac ! - Hé, Frank.
Où es-tu ? Tu as l'air stressé.
Je suis coincé dans l'appartement de grand-papa.
- Je dois trouver son trésor. - Son trésor ?
Je ne sais pas de quoi tu parles. Je parie qu'il n'y a pas de trésor.
Arrête de chercher un trésor parce qu'il n'y en a pas.
Tu te souviens de cette vieille croûte qui représentait un chien...
- T'es très bon. - et qui était accrochée chez toi ?
- Tu sais où elle est ? - Le tableau du chien ?
Il était maléfique. Je l'ai jeté.
Je pense bien avoir vu Cricket le ramasser.
- Cricket ? - Hé, Mac.
Rends-moi service. Je suis vraiment coincé.
Peux-tu venir me cher...
- D'accord. - Très bien.
- Il faut trouver Cricket. - Je sais où le trouver.
REFUGE ANIMALIER
Le cache-poussière, c'est très bien.
Oui. Mais je ne t'aime pas avec les lunettes.
- C'est pour évaluer les menaces. - Cricket pourrait être une menace.
Je l'ai toujours laissé passer.
- C'est parti. Allô ! - Hé, Cricks.
Un refuge, hein ? Bizarre.
Jésus-Christ, c'est horrible.
Ouais, je me suis battu avec un labrador.
Sans entrer dans les détails...
disons que le chien ne marche plus tout à fait comme avant.
On m'a un peu enrôlé de force dans ce programme communautaire.
Mais je sers d'exterminateur aux chiens alors...
on dirait bien que le vieux Cricket a eu le dernier mot.
Tu euthanasies les chiens ?
Eh bien, non.
Je ramasse surtout leurs merdes...
je lave les cages et tout ça.
On dirait plus que tu es le concierge des chiens.
On dirait plutôt qu' ils ont eu le dernier mot.
Cricks, Frank a dit que tu savais où était un tableau de chien...
qu'il avait jeté et que tu aurais peut-être ramassé.
- Un tableau sans aucune valeur. - Ouais. Un tableau de chien.
Super maléfique. Ouais, je l'ai vendu.
- À qui ? - Un gars. Il est arrivé ici.
Tout malheureux parce qu'il devait euthanasier son berger allemand.
J'ai remarqué que son chien ressemblait à celui du tableau.
J'ai saisi l'occasion. Je me suis fait trois beaux dollars.
Attends !
C'est cool. Il est inoffensif.
Je sais qu'il est inoffensif ! Je te dis que je l'ai déjà évalué...
Je viens de l'évaluer.
Tu utilises mal les lunettes et ça me rend fou.
Je pensais bien faire. Tu as vu que j'avais peur ?
- Non, pas du tout. - Mara ?
Ouais, patron.
On a un mastiff derrière avec une diarrhée explosive.
Jamais rien vu de tel. Amène-toi.
Viens.
Allô ? Il y a quelqu'un ? À l'aide.
- Je suis coincé. Je ne peux pas sortir. - Frank ? Que se passe-t-il ?
- Qu'est-ce que tu fais ? - Je suis coincé.
La malle est piégée.
Elle n'est pas piégée, Frank.
La malle est vide et tu es juste tombé dedans comme un culbuto.
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