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Garçon !
La marée monte.
Je ne te préviendrai pas une deuxième fois.
Des navires ! Là-bas !
Des Danois.
Les merdes du diable.
- Ce sont des commerçants ? - Non. Ce sont des Vikings !
On y va !
Allez, allez !
Où est mon fils ?
Uhtred.
Va à la rivière avec six hommes.
Il y a des païens là-bas.
Tu les observes, pour voir combien ils sont.
Bien sûr, père.
- Ne fais rien de plus. Tu comprends ? - Oui, père.
- Oberst, qu'y a-t-il ? - Des navires, je les ai vus le premier.
- Quels navires ? - Des Danois.
Ils se dirigent vers la rivière.
Que Dieu et les saints nous préservent.
Ils n'ont pas d'âme.
- On doit prier. - On doit agir.
Uhtred, ne les combats pas.
Pas un seul.
- Sois de retour avant la nuit. - Oui, père.
Dieu les envoie pour nous punir de nos péchés.
Que nos péchés soient maudits.
Ils sont là pour appuyer l'armée Viking à Eoferwic.
Aelfric ! Demandons au prêtre de prier pour notre délivrance !
- Aelfric ! - Seigneur ?
Amène-les à l'intérieur.
On prend autant de femmes et d'anciens qu'on peut.
Les autres, en hauteur et hors de vue.
Envoyez un message pour réveiller le pays.
Tous les hommes dans cette forteresse !
Tous les hommes doivent être prêts à mourir.
Père.
Posez vos rames. Posez vos rames.
Goûte.
Terre.
Eau... fraiche et douce.
Oui.
Que vois-tu d'autre ?
Je vois de claires rivières, des poissons aussi grands que la jambe d'un homme.
Je vois une forêt grouillante de viande.
Mais plus encore, un endroit pour devenir gras et vieux.
Des chevaux...
Et je vois des espions se chier.
Nous allons croiser le fer !
Vous êtes païens ... nous avons le plus grand dieu avec nous !
Kjartan, on devrait donner une bonne leçon à ce garçon.
Fais-lui comprendre.
- Accélérez ! - Maintenez la vitesse !
Pourquoi je laisse les villages sans protection
et amène les gens à l'intérieur ?
C'est ça, ta question ?
Un village peut être reconstruit. Un guerrier ne peut mourir qu'une fois.
Les Danois pourraient se diriger vers le sud à Eoferwic.
Mais ils tueront tous ceux sur leur chemin.
Maintenant pars et va chercher le prêtre.
Oui, père.
Approche, Osbert. Ne te cache pas dans l'ombre.
Il veut savoir si tu es prêt.
Presque.
- Sais-tu quelle est ma tâche ? - Une lettre ?
Une réponse à une lettre. Cette lettre vient du roi Aella.
Demandant à ton père son support, son armée,
pour aider à reprendre la ville de Eoferwic.
C'est pourquoi c'est important
pour toi de savoir lire et écrire.
Père ne peut pas lire et écrire.
Pour ton père, c'est trop tard.
Le roi Aella aurait pu envoyer un homme à cheval.
Mais qui dit que cet homme à cheval dit la vérité ?
Ou se souvient du vrai message ?
Ce que représentent ses lettres est l'histoire, les faits.
Ton père informe les rois Aella et Osbert
qu'il sera aux côtés de leurs armées à Eoferwic.
Et la marque de Bebbanburg garantira la vérité de cela.
- Pourquoi se bat-on pour Eoforwic ? - Nous nous battons
car nous ne voulons pas d'une Angleterre, morceau par morceau,
devenir le Danemark.
J'ai entendu dire que nous étions des païens autrefois.
Que Woden et Odin sont pareils.
Nous avons vu notre erreur, et nous avons regardé vers Rome.
Les païens ont de féroces dieux de la guerre.
Nous avons raison et eux tort.
Osbert, nous sommes bénis.
Je te ferais jurer sur la tombe de Saint Cuthbert
de ne jamais mentionner Woden encore.
Mais si j'ai un chien nommé Woden ?
- Si j'en ai un ? Que ferais-tu alors ? - Tu n'en as pas.
Et si tu avais un cochon nommé Thor ?
- Viens, allons voir ton père. Viens. - Un cochon nommé Thor.
Cavaliers en approche !
Il chevauche le cheval de Uhtred.
Osbert.
Non !
Non !
Enterrez ce qu'il reste de lui.
Viens Osbert.
Rappelle-moi les derniers mots que j'ai eus avec lui.
D'observer, de ne pas combattre.
On n'a aucune idée des circonstances.
"ne pas combattre" veut dire de ne pas combattre.
Il était jeune.
Il n'y avait pas de raison de se battre jusqu'à Eoferwic.
Vous vouliez voir Osbert.
Toi.
Tu es désormais appelé Uhtred. Uhtred, fils de Uhtred.
- Tu as ta pierre, l'Ambre ? - Oui, père.
Le prêtre te montrera ton histoire et les parchemins.
Fais-lui comprendre qui il est.
Mon seigneur, j'aimerais pouvoir le baptiser encore.
S'il arrive au paradis en tant qu'Uhtred,
ils vont se demander ce qui est arrivé à Osbert.
Fais ce que tu dois faire. Fais ce que je te demande.
Seigneur.
Nous étions les rois ici avant, mon garçon.
Rois de toutes les terres entre les rivières Tuede et Tine.
- On devrait être rois à nouveau. - Oui, c'est vrai.
Peu importe comment ils nous appellent, tant qu'ils nous obéissent.
Nos ancêtres ont pris cette terre,
Et elle a gagné en force avec notre sang et nos os.
Tu es le nouvel héritier de Bebbanburg. Tu m'écoutes ?
- Et tu mourras si c'est nécessaire. - Oui, père.
Et je vais vous donner la tête de l'homme
- qui a tué Uhtred. - Non, tu es Uhtred !
Tu ne m'as donc pas écouté ?
Ne me dis pas ce que tu veux faire... Tu n'es qu'un chiot !
Tu ne me donneras rien !
Tu vas regarder, et tu vas apprendre !
Mets-le dans l'eau avant que la langue de sa mère ne m'embête.
Ce n'est pas ma mère.
Le prendras-tu au combat pour qu'il regarde et apprenne ?
Il est assez âgé.
Tu dois choisir 30 hommes pour rester ici à Bebbanburg.
Protège le garçon. C'est l'héritier.
30 pourront tenir et c'est peu à nourrir.
- Feras-tu cela pour moi ? - Je préférerais être avec toi à Eoferwic,
mais je ferai comme tu le souhaites.
Merci.
Vite, s'il te plait.
Dieu, reçevez votre servant Uhtred
parmi les plus généreux de vos saints
et dans le rang de vos anges les plus vifs.
Laissez vos eaux saintes le nettoyer.
Et rendez le digne de votre bénédiction.
Faites de lui votre instrument et votre bâton.
Qu'il réalise l'importance des écrits.
Qu'il puisse apprendre de ta gloire,
et en retour, disperser ta parole.
Beo... laissez le grandir dans la sagesse et le respect
Afin qu'il puisse diriger de manière divine...
Beocca, il est purifié. Amen.
Uhtred, fils d'Uhtred de Bebbanburg...
Bienvenue dans le monde chrétien.
Voici ton peuple et ta terre.
- Où sont les gens et les soldats ? - Sur la route pour Eoferwic,
menés par ton père,
ils vont rejoindre les deux autres rois de Northumbria.
- Sans... sans moi ? - Tu dois rester à Bebbanburg
avec ton bienveillant oncle, qui a juré de te garder en sécurité.
Si tu souhaites te battre, nous pouvons faire un bras de fer.
- Où est le prêtre ? - Avec ton père. Mange.
Tu as du travail à faire, Uhtred.
Dans l'étable, il reste quelques chevaux.
Tu devrais manger.
Je n'ai pas faim.
Nous avons du travail.
De la merde de cheval à ramasser.
Viens quand tu auras fini.
Scallion, si mon frère tombe au combat...
Le garçon doit tomber.
Tout ce chemin et aucune réception d'accueil ?
- Earl Ragnar. - Guthrum.
- Comment vas-tu ? - Bien. J'ai faim.
- Et ton garçon ? - Il arrive.
Ragnar. Ubba, j'ai ramené des hommes et chevaux.
Content de te voir. Tu vas bien ?
Tu lui as offert la tête de son propre fils en cadeau ?
- Comment le seigneur a réagi ? - Il n'a rien fait.
Il a ramené ses guerriers dans la forteresse, les gardant à l'intérieur.
Il sauve ses hommes.
Cet homme est Uhtred, l'un des trois rois de Northumbria...
un roi guerrier.
Les deux autres sont des imbéciles.
Ils préfèrent se battre entre eux.
- Vraiment ? - Le roi Aella et le roi Osbert...
Ils revendiquent tous les deux Eoferwic.
Ils ont les plus étranges des noms.
- Donc, quand nous battons-nous ? - Bientôt, j'espère.
Je dois encore décider.
Imbéciles ou pas, ils ont trois armées.
Ils sont nombreux. Mais ils sont divisés.
Trois rois, mais un seul qui peut les diriger.
Ce Uhtred.
Alors nous le tuons, et Northumbria est nôtre.
Tout.
Écoute-le. Écoute le garçon.
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