The first 200 lines.
Vas-y, allez.
Dis-lui qu'on va s'arranger.
CH 63,
09,
six fois 0,
25,
009,
77,
98.
- Le virement part aujourd'hui ? - Tout de suite.
- Et le liquide ? - 30 000, comme convenu.
Bien.
- Muriel. - Tout de suite.
Bonjour.
Entre.
1100.
- Tiens. - Merci.
- Le bonjour à ta famille. - Merci.
Entre, ne sois pas timide.
- Ton nom ? - Ismael.
Ismael...
Voilà.
- Merci. - Je t'en prie.
- Tu es ? - Jafar.
Jafar ?
Tu piques un fard ?
Pasquale !
Arrête.
- Tiens. - Merci.
C'est à qui ?
Qu'est-ce que t'as ?
Rien, pourquoi ?
Des nouvelles du Napolitain ?
Bien sûr. Il est venu s'excuser à genoux.
Il a dit que ça se reproduira pas.
Comme d'habitude.
Il a intérêt.
Sinon, je le tuerai à coups de batte.
J'ai faim.
Je veux bouffer.
On va chez Mimmo ?
Chez Mimmo ?
J'ai la dalle et tu me proposes d'aller chez Mimmo ?
On y mange bien, non ?
C'est pas vrai ! T'es devenu con ou quoi ?
Tu veux que je te fasse descendre ici ?
C'est une menace ?
Rocco, prends la prochaine à droite. Direction Lecco.
Lecco ?
- Pourquoi Lecco ? - Écoute-le.
Tourne ce putain de volant, on va à Lecco.
Bon, d'accord.
- On va à Lecco. - On se comprend tout de suite.
Oui. Sans toi, je me serais tiré une balle.
On a 40 balais, les gars.
Faut arrêter ces conneries.
Tu te prends pour qui ? Pour un prince ?
Ils ont des chiens !
Mais arrête !
T'as peur des chiens ?
- Il est où, le cric ? - Pour quoi faire ?
On sait jamais !
Allez, les gars ! On se magne !
Vous allez salir ma bagnole !
Je t'en achèterai une autre.
Vite !
Vous restez un peu ?
On part dès qu'on a le matos.
- Prends du vin, ça te fera du bien. - Pourquoi pas.
Santé.
Santé, Pasquale.
Santé.
La fille du fond,
seule, sur le canapé...
envoie-la-moi, je veux lui parler.
Viens là.
Pourquoi t'es tout seul ?
Qu'est-ce que t'as ?
Moi ? Rien.
Hier, Peppe est venu me voir.
Le fils de Carrozza.
Il a dit que Barreca veut te parler.
Et qu'en ne bossant pas avec eux on leur manque de respect.
Tu lui as dit quoi ?
J'étais censé lui dire quoi ?
Je lui ai dit que je t'en parlerais.
Tu sais pas lui répondre tout seul ?
T'oublies que notre famille vit là-bas.
J'essaie de réfléchir.
Réfléchir à quoi, bordel ?
Viens boire un verre avec nous.
Allez, viens.
J'arrive.
Tout ça appartient à ta famille ?
Prends les balles qui sont dans le trou.
C'est ton grand-père ?
Grand-père Bastiano.
Ils l'ont tué comme un chien, sur la route.
Mon oncle Luigi.
Il était avec lui, ce jour-là.
Il avait 12 ans.
On fait pas une connerie, Leo ?
Tu te chies dessus ? On va lui faire changer d'attitude, à ce connard.
Viens, on se fait une ligne.
Qui t'a filé ça ? Peppe ?
Peu importe.
Ton oncle en vend des tonnes et tu l'achètes à ce connard ?
T'inquiète pas.
Bientôt, mon oncle m'en enverra.
Depuis le temps que tu dis ça !
Elle est bonne ?
Oui.
On y va.
Cache le fusil, on se retrouve dans 10 min.
T'as vu l'heure ?
T'étais où ?
Je vais à Milan.
- À Milan ? - Oui, à Milan.
Pousse-toi.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Il s'est rien passé.
Tonton Luigi est rentré, je vais le voir.
Tu veux pas venir ?
Tu l'as pas vu depuis longtemps.
Après tout ce qu'il a fait pour toi !
Il a fait quoi, pour moi ?
Laisse tomber.
T'as pas à me dire ce que je dois faire.
Arrête.
Parle-lui, maman.
Sois prudent. Et appelle quand t'arrives.
Il pleure depuis hier soir, le pauvre.
T'aurais dû m'appeler avant.
C'est vrai.
Ce soir, il ira mieux.
Prépare-moi du fromage.
Tout de suite.
Putain, qu'est-ce que t'as grandi !
Quel beau gosse !
Comment va ton père ?
Il m'a pas appelé depuis 6 mois.
Toujours avec ses chèvres.
Il parle plus à personne.
À mon avis, il a perdu la boule.
Parle pas comme ça de ton père.
Je veux plus vivre là-bas.
Je veux rester à Milan avec toi.
Pour faire quoi ?
Tu le sais.
Je veux pas de disputes dans la famille.
Je suis grand. C'est ma vie.
T'y penseras ?
Tu viens d'arriver et tu me casses déjà les couilles.
On verra ça.
Faut d'abord que tu changes de look.
T'es habillé comme un berger.
N'exagère pas, avec les piments.
Laisse-moi faire.
Ils arrivent quand, les repris de justice ?
Ne rigole pas avec ça.
Ils t'aiment bien.
C'est bien, mon trésor !
Bravo.
On va mettre ça ici...
Regarde.
Tu as mis les couteaux...
Ils sont là !
Va ouvrir à tonton.
Ma petite nièce adorée !
Comment vas-tu ?
- Tonton Rocco ! - T'aurais dû venir ici.
Plutôt que de rester avec ce taré.
- Ça va ? - Oui.
T'as fait bon voyage ?
Ma belle-sœur chérie !
- Comment va ton père ? - Ça va.
Leo, tu restes longtemps à Milan ?
Tant que vous voudrez bien m'héberger.
Ne t'inquiète pas, il restera chez moi.
Mais non, il y a de la place pour tout le monde, ici.
Je le sais.
Ton père a planté les vignes ?
Évidemment, Rocco.
Laisse-le répondre.
J'en sais rien.
J'aime pas la campagne.
T'aimes pas la campagne.
Qu'est-ce que t'aimes, alors ?
Il est pas venu à Milan pour que tu l'emmerdes.
Je ne comprends pas, si vous parlez en dialecte.
Essaie de comprendre, l'italien n'est pas encore arrivé chez eux.
Heureusement.
Garibaldi a mal fini chez nous.
Tu sais même pas qui c'est.
Rocco ! Arrête un peu !
Alors.
Tu n'aimes pas la campagne.
Tu as laissé tomber les études.
Tu veux faire quelque chose de ta vie ou pas ?
À part tirer sur les fenêtres des bars, je veux dire.
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