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Et voici
un verre de très bon vin
pour une très belle fille.
T'es différent des types de la fac.
Des gamins.
Des gamins de la fac.
Tu t'ennuies pas ici, tout seul ?
Parfois.
Je sors rarement, mais...
Pas quand je suis en bonne compagnie.
C'est vraiment très beau.
N'est-ce pas ?
C'est calme.
À l'abri des regards.
Personne ne vient ici.
Je me sens chez moi.
Il est tard, je dois rentrer.
Écoute...
Je veux que tu sois à l'aise ici.
Avec moi.
Tu comprends ?
Reste...
un peu plus longtemps.
Finis ton verre.
Tu partiras après, OK ?
Parce que...
Stacy, je veux pas que tu partes.
Maintenant, tu es ici chez toi.
Qu'est-ce qu'il m'arrive ?
Tu vois, Stacy,
je suis peut-être différent des gars de la fac,
mais toi,
t'es comme toutes les autres salopes qui viennent ici.
Je...
Comme je viens de dire,
t'es qu'une salope.
Selon le GPS, on arrive dans 15 kilomètres.
T'as dit la même chose y a 30 minutes.
Juliet, arrête.
Faites attention.
Ça va ?
Chéri, tu veux quelque chose à boire ?
Non, merci.
Je vais voir où en sont les déménageurs.
- Moi, je veux bien. - Wendy ?
Juliet, tu viens pas ?
Je suis prête à tout pour sortir de cette voiture.
Bonjour.
Bonjour.
On va prendre à manger.
Servez-vous, madame.
Que venez-vous faire par ici ?
On voit rarement des touristes.
Billy Bloomfield ?
Si tu veux me voler,
essaye d'être discret.
T'as pas envie que j'appelle le shérif.
Veuillez m'excuser.
Avec ses frères, ils font que des conneries.
- Ça a toujours été le cas. - Désolée.
Juliet, on y va.
J'ai pas encore choisi, maman.
On emménage dans le coin.
Vraiment ?
Donc, vous n'êtes plus des touristes.
Y a une maison à vendre ?
C'est une ancienne ferme.
Lisa, ça suffit.
- La ferme Ellsbury ? - Oui.
Je suppose que c'est celle-ci.
Vous emménagez chez un serial killer
et vous avez peur de moi ?
Billy, ferme-la.
Combien je vous dois ?
Comment ça, maman ?
Cadeau de la maison, madame.
- Comment ça ? - Maman ?
Qu'est-ce qu'il insinue ?
C'est un cadeau de bienvenue
et une façon de m'excuser pour cet abruti.
Ce n'est pas nécessaire.
- Merci. - Tout le plaisir est pour moi.
- Bienvenue chez nous. - Merci.
- Juliet, on y va. - À plus tard.
Mademoiselle ?
Je vous préviens, c'est pas un type bien.
Peut-être.
Mais parfois, les apparences peuvent être trompeuses.
Juliet, dépêche-toi !
Oui, maman.
Mindy ? Henry à l'appareil.
Il faut que je parle au shérif.
Arrêtez de me traiter comme une enfant.
Quand est-ce que je vais pouvoir faire mes propres choix ?
Déjà qu'on emménage chez un serial killer...
Thomas ?
Respire, mon chéri.
Je voulais pas...
Juliet, s'il te plaît...
Tais-toi.
Tu t'en es bien sorti.
Cet endroit...
est génial.
C'est ce dont notre famille a...
Tout va bien.
Oui.
Oui, tout va bien.
On va tous bien.
Tout va bien se passer.
Juliet ?
Ce déménagement ne t'enchante pas, mais c'est pour notre bien.
Regardez ça.
Derrière ces arbres, on aperçoit le verger.
Et voilà
notre superbe nouvelle maison.
Il est un peu lourd.
C'est bon.
T'es la meilleure, un point c'est tout.
- Coucou, toi. - Salut.
Tiens.
- Elle est pleine ? - Oui.
Surprise.
- Merci. - De rien.
- Elle va s'y faire. - Tu crois ?
On était pareil à son âge.
C'était une autre époque.
On pouvait...
vivre en ville et être en sécurité.
Aujourd'hui, où qu'on aille, je sais pas...
Je veux pas qu'elles prennent de risques.
Même les petites villes peuvent être dangereuses.
Comment Juliet l'a-t-elle appris ?
Par le vendeur et un gamin dans le magasin.
Vraiment ?
C'est vrai ?
- Oui. - OK.
- Elles savent quoi ? - Elles en savent assez.
C'est une époque différente.
On doit faire ce qu'on a à faire et on les éduque correctement.
Et ça, c'est tout ce qui compte.
Appelle les filles ou je te couvre de bisous.
Les filles, faites une pause et venez boire un coup.
Ne les gâte pas trop.
Te voilà !
Pourquoi les déménageurs n'ont rien mis à l'intérieur ?
Ils se sont proposés,
mais on emménage ici pour l'intimité.
Qui veut des étrangers chez soi
qui touchent à tout ?
- Je m'en fiche. - Tu devrais pas.
Ça t'apprend à être responsable.
T'as le plus de cartons.
On peut manger les fruits du verger ?
Non.
Là, ils sont pas encore mûrs, mais quand ils le seront,
tu pourras.
Si on reste ici assez longtemps.
Désolée.
Tu l'es vraiment ?
Oui, papa.
Je suis désolé aussi.
OK ? Je suis désolé.
Je sais que ce déménagement a été difficile pour vous.
On a tous fait des sacrifices,
mais on peut pas se disputer.
On va surpasser ça en famille. C'est une bonne chose.
Je veux vous protéger.
C'est tout ce qui m'importe.
Je croyais que tu savais jouer, petit.
Me traite pas de "petit".
Comme tu voudras.
T'étais où ?
Sur la route.
Certains d'entre nous doivent travailler pour vivre.
Tu vas bientôt le découvrir,
parce que je vais te plumer, Billy.
- J'ai un boulot. - Vraiment ?
Billy,
je te connais depuis que t'es gamin
et t'as jamais bossé de ta vie.
Sauf si récupérer les restes de ton grand frère,
c'est un boulot.
Qu'est-ce que je peux dire ?
Certains sont plus lents que d'autres.
Eh bien...
Une chose est certaine,
tu gagneras jamais d'argent en jouant au billard, petit.
C'est quoi, ton problème ?
Je t'ai dit de pas m'appeler "petit".
- Bien joué, Billy. - Lenny.
Tu sais...
À quoi vous jouez ?
Tu nous dois de l'argent.
Et t'es assez con pour venir ici sans nous payer.
J'ai ton argent, Lenny.
C'est vrai ?
Tu parles de cet argent ?
On dirait que c'est l'argent de Billy.
Dans ma poche arrière.
OK.
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