Summer Interlude (Sommarlek)

Summer Interlude (Sommarlek) (Sommarlek)

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Summer Interlude 1951 REMASTERED 1080p BluRay x264-DEPTH fre
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Published on: 2019-01-04
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The first 200 lines.

JEUX D'ÉTÉ

THÉÂTRE ROYAL DE L'OPÉRA

à midi, répétition générale du "Lac des Cygnes"

Un paquet pour mademoiselle Marie.

Je lui donnerai.

Je peux le lui apporter.

Votre nom ?

Nyström, journaliste.

Un instant, s'il vous plaît.

- Quel journal ? - Toute l'Année.

Jamais entendu parler. C'était pour quoi ?

C'est privé, elle m'attend.

Ce n'est pas jour de visite.

Répétition générale.

Ça suffit.

Plumitif... "Toute l'Année"...

Il y a une odeur curieuse.

Je ne sens rien.

Tu n'as pas d'odorat, mon vieux.

Un paquet à porter à mademoiselle Marie.

Il faudra rappeler plus tard.

Mais il y a une drôle d'odeur, aujourd'hui.

Je sais.

Je n'ai pas besoin qu'on me dise ce qui se passe.

Je suis dans la maison depuis 40 ans.

Un paquet pour vous.

Merci.

Allez, dehors, nous allons nous habiller.

"Nous" ? Jamais de la vie !

Mon Dieu...

Où est Marie ?

Demandez à Karlsson.

Je déteste les danseurs.

- Pouvons-nous commencer ? - Mais où est Marie ?

Marie est étrange...

Alors, nous sommes prêts ?

On est prêts.

Il y a quelque chose dans l'air,

je viens de le dire à la vieille.

Cette nuit, j'ai fait un rêve étrange.

Tu vas voir qu'il va se passer quelque chose.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je vais voir.

- Qu'est-ce que c'est ? - Un court-circuit.

Quelle poisse !

Assurément, c'est une vraie poisse !

- Il y en a pour longtemps ? - Je ne sais pas.

J'avais pressenti quelque chose.

- Prendrons-nous quelque chose ? - Non, merci.

- Non ? - D'accord, je veux bien un café.

Quel crime de nous donner des chaussons neufs !

J'ai des ampoules.

Qu'y a-t-il ?

Tu es triste ?

Je te chante une chanson ?

L'automne te rend triste ?

Ou bien est-ce parce que les petites nous appellent déjà madame ?

Tu as des peines d'amour ?

À nous voir, on nous donnerait 45 ans,

mais notre corps en paraît 17...

Et nous en avons 28.

Ne t'es-tu jamais sentie endolorie, après un rêve ?

Avec l'envie de pleurer et de retrouver ce que tu as rêvé ?

Ou bien de tout quitter ?

Jamais je n'ai eu quelqu'un de qui rêver ainsi.

Le matin, on se réveille avec une foule d'images,

et l'on se sent toute malheureuse.

- Pardon ? - Non, rien.

On a bonne allure,

mais le travail use.

Nos pieds, et même notre âme immortelle.

JOURNAL

Qu'as-tu, Marie ?

Tant de gens meurent...

Mme Marie, il y a quelque chose qui ne va pas ?

Tu vas voir qu'on va répéter cette nuit.

On ne peut jamais faire l'amour aux heures normales.

Fini pour aujourd'hui. Quelque chose ne va pas.

Je regrette, Marie, on va continuer cette nuit.

Bravo.

Je sais, il y a quelque chose qui ne va pas.

Toujours au milieu du chemin !

Mais je suis tranquille.

Absolument tranquille.

Quel fou !

Elle est toujours bien, quand même.

Ah oui, on peut le dire.

Mais elle a des jambes très fortes.

Toutes les ballerines ont des jambes fortes,

les muscles.

Puis-je parler à M. Nyström ?

Curieux qu'elle ne se soit jamais mariée.

Et pas de racontars...

Rien d'étonnant, elle met tous ses admirateurs en fuite.

- Bonjour. - Marie ?

Un journaliste, M. Nyström, est venu pour te voir.

Il semblait très pressé.

- Que lui as-tu dit ? - Je l'ai mis à la porte.

Et moi qui essaie de lui téléphoner !

C'est toi qu'on devrait mettre à la porte.

Ce n'était pas très gentil de sa part.

Elle est dure.

Rien d'étonnant, il y a sûrement quelque chose entre ces deux-là.

Ça t'amuse de faire peur aux gens ?

- Tu marchais dans tes pensées ? - Je suis fatiguée.

Tu ne me laisses pas dormir la nuit.

Tu vieillis.

Ce n'est pas drôle.

Cette nuit, nous nous coucherons de bonne heure.

Non, cette nuit, on répète.

Et moi qui ai pris ma journée !

Tu en trouveras bien une autre.

Tu es fâché ?

Toujours ton théâtre.

Rentrons maintenant.

- Je ne peux pas. - Mais pourquoi ?

J'ai du travail.

Laisse tomber, il y a suffisamment de bêtises dans les journaux.

Laisse tomber ta répétition, alors !

Tu vois.

Toi et ton journal !

Tu vois !

Tu n'as rien d'autre à dire ?

Non, si ce n'est que je t'aime, malgré tout.

Comme tu es généreux.

Tu me rends furieux à la longue.

Sans raison.

Je n'aime pas les femmes susceptibles.

Mais je suis malheureuse.

Dépêchons, me belle, on embarque !

Tu as failli manquer tes brebis, pasteur !

Pardon ?

Tu as failli manquer tes brebis, pasteur !

- Quoi ? - Voulez-vous vider un verre ?

Marie, tu ne me reconnais pas ?

Si, je vous reconnais.

Il y a si longtemps.

Depuis ma première communion.

Non, nous nous sommes vus depuis.

Eh bien, pasteur ! Le cognac refroidit.

Il y a treize ans de cela, je crois.

C'était la répétition générale de l'école de ballet.

Jour de joies...

et de déceptions...

d'espoirs brisés, de tension, d'hystérie.

Jour sans pareil.

On a joué trop lentement.

Je ne trouve pas.

Je n'étais pas bien.

Non, mais tu as du talent.

Je rentre chez moi pour pleurer.

C'est cela.

Étais-je bien ?

Merveilleuse.

Hé, là !

- J'ai rendez-vous. - Avec qui ?

- Je ne sais pas. - Allez !

C'est bien que vous goûtiez les ballets, mais allez-vous-en.

Il fait froid.

Surtout aux jambes, avec des bas de soie.

Surtout quand on est danseuse.

Comment savez-vous cela ?

Je vous ai vue.

Quand donc ?

Plusieurs fois, à la répétition générale.

Si je pouvais dire ce que je pense, je dirais que...

Quoi ?

Vous allez rire de moi.

Eh bien, dites.

Je dirais que...

Je dirais que vous êtes la plus jolie que j'aie jamais vue.

Vous habitez ici l'été ?

Oui, à Kallegarden.

Nous avons une maison, la blanche.

Elle est à vous ?

Vous la connaissez ?

Bien sûr. Le manoir.

Mon chien et moi, quand nous étions plus jeunes,

pendant l'automne, nous y allions pour chiper des pommes.

Eh bien, on se verra,

du moins quand vous viendrez pour les pommes.

Re-bonjour.

L'eau est froide ?

Mais l'air est chaud.

Des poissons ?

Non, ils dorment encore.

Vous allez vous baigner ?

Non, l'eau est trop froide.

Seulement au début.

On pourrait se tutoyer ?

Il me semble.

C'est plus facile pour parler.

Vous demeurez... tu demeures ici ?

Là.

- À Kalleholmen. - Ah oui, c'est vrai.

- Tu n'as pas faim ? - Pourquoi ?

Aimes-tu les fraises des bois ?

J'ai mon coin.

On y va ?

Voici mon coin aux fraises.

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