The first 200 lines.
Papa,
c'était qui Mohammed Ali ?
C'était le meilleur.
- Le meilleur ? - Oui, bonhomme.
Le premier héros de papa.
Je pensais que c'était un boxeur.
C'est vrai, c'était un boxeur... mais il était beaucoup plus que ça.
Tu vois, il a toujours défendu ses idées, même quand on lui a tout pris.
Allez, papa, dis-le !
Bon, t'es prêt ?
- Vole comme le papillon. - Pique comme l'abeille.
Vas-y cogne, mon gars, cogne !
J'ai un truc pour toi.
Quelque part là-dedans.
- Tiens. - D'accord.
Rien que pour moi ?
C'est toi qui l'as fait ?
Pas mal, fiston.
- C'est qui, ça ? - C'est moi.
Et ça, c'est maman ?
- Et ça ? - Toi.
D'accord, c'est super.
Papa, les personnes noires sont meilleures que les blanches ?
Oui.
Enfin... Oui et non.
Tu vois, il y a des bonnes personnes chez les Blancs et chez les Noirs
et pareil pour les mauvaises.
C'est pareil pour les deux, tu comprends ?
- Comment on sait ? - Comment ?
Eh bien, on ne sait pas vraiment.
On ne sait pas jusqu'à ce qu'il soit trop tard.
Maman est là. Écoute, mieux vaut ne pas l'inquiéter...
avec ce qu'il y a eu aujourd'hui.
- D'accord ? - Oui.
C'est notre secret.
- Salut, maman ! - Coucou !
M. Coleman ?
M. Coleman ?
Pourriez-vous résumer
le cas des États-Unis contre Johnson ?
Désolé, Mlle Maxwell, j'ai...
J'avais mon fils hier soir et je n'ai pas pu aller jusque-là.
C'est drôle, car c'était le premier cas du devoir.
Puisque vous oubliez que ceci est une fac de droit
et pas la primaire où on contrôle vos devoirs,
venez ici.
Venez !
Allez !
Je veux que vous lisiez le cas
à voix haute
pour tous vos camarades.
Comme en classe de primaire.
Charles ?
Charles ? Il est bientôt 10h.
Oui.
Ça va ?
- Tu as quoi ce matin ? - Rien, je...
J'ai la tête ailleurs.
De tout ce qui m'arrive de bien dans la vie...
Tu es toujours en tête de liste.
Je sais.
Sinon, je pourrais te faire du mal.
- Me faire du mal ? - Oui.
CJ a toujours sa clé ?
C'est toujours notre fils.
- Salut, mon chéri. - Salut à tous.
"Salut à tous" ?
C'est tout ?
"Salut, maman. Salut, papa."
"Je vous aime, bonjour."
"Merci de me laisser dévaliser votre frigo même si je ne vis plus ici."
Salut, papa.
Bravo !
Je suis en retard.
À plus, maman !
Super cool.
Ça, ce n'est pas super cool.
À plus tard.
Je t'aime.
Sois prudente !
Salut, les garçons !
C'est un grand jour, hein ?
C'est clair, il était temps surtout.
Ouais.
Je suis fier de toi.
Quoi ?
Ce regard.
Quel regard ? Tu délires !
Tu le sais très bien.
Je ne te regardais même pas.
Donc, tu vas me dire
que tu n'as absolument rien en tête ?
Rien du tout. Toi, tu as un truc en tête ?
Pourquoi tu me cherches ?
Il n'y a rien qui...
Enfin, peut-être...
Tu vois !
Papa, je te connais ! Et je connais ce regard.
Tu crois que tu me connais ?
- Je connais cette expression. - D'accord, tu me connais.
Tu as quoi, 20 ans ? 21, 22 ?
- Tu sais que j'ai 23 ans. - Oui, 23.
Et tu te crois prêt ?
Papa, arrête.
Allez, pose ce couteau.
Montre-moi. Tu te sens chanceux aujourd'hui ?
- Pas besoin de chance. - Pas besoin ?
- Attrape ma main et compte. - Très bien.
Ne te fâche pas quand je t'aurai humilié.
- J'allais te dire pareil. - C'est ça. Je fais le décompte.
Prêt ?
Trois...
Deux...
Un.
Allez, fiche-moi la paix !
Je ne suis plus un gamin. T'es trop vieux.
- Je ne m'étais pas échauffé. - T'es trop vieux !
Tu rêves !
Papa !
Quoi encore ?
Et la récompense du vainqueur ? Tu pourrais me laisser ta BM.
Pardon ?
Allez, juste une fois.
T'aimerais bien, hein ?
Salut !
Ça va ?
Bon, j'ai déposé Bree.
Rentrée de sa dernière année au lycée, aujourd'hui.
Comment elle va ?
Elle va mieux.
D'après le psy, le vol est dû à des soucis émotionnels.
De la frustration.
J'étais là : "Ça, on le sait putain."
À cause du divorce ?
Peut-être, ouais.
Les gosses sont imprévisibles. Peu importe ce qu'on fait pour eux.
Qu'est-ce qu'il y a ?
C'est la rentrée de CJ à l'école de Police.
- C'est un bon petit, il s'en sortira. - Ouais...
Ouais, c'est sûr.
Ça va sans dire, mais...
Alors, pourquoi tu le dis ?
- Je le protégerai. - Ouais.
Tu ramènes la voiture ?
Ici ?
- Avec ces gosses ? - Ils adoreraient.
Il y en a qui valaient bien mieux que ces gosses.
T'es un enfoiré, tu sais ça.
Ouais.
Je sais.
En route !
Putain !
T'es un bon père, Von.
Merci.
Comment va ton père ?
- Toujours pareil. - Ouais ?
Tu le vois ?
Ouais, tout le temps.
Merci, Maître.
Monsieur, vous avez quelque chose à ajouter ?
Votre Honneur.
Certains s'excusent quand ils se font prendre.
D'autres ne le font même pas.
Donc, s'excuser n'a pas vraiment de sens.
Vous comprenez ?
Mais ce que je peux dire,
c'est que jamais je ne remettrai les pieds dans cet endroit.
Vous avez ma parole.
J'ai juste besoin que vous me donniez une chance.
J'apprécie votre franchise, M. Jackson.
Et j'ai vu vos progrès.
Félicitations.
Mais je ne peux pas vous accorder la conditionnelle.
C'est impossible.
Surtout si on considère que votre condamnation est de 10 ans.
Mais ça ne veut pas dire
que vous ne pouvez pas vous racheter.
Par conséquent, voici le verdict :
12 mois de réclusion,
suivis de deux ans de liberté surveillée.
Notifiez la sentence aux services compétents.
La séance est levée.
Je suis fière de toi.
Tu nous as rendus bien plus fiers que nous le pensions.
Aujourd'hui, c'est ton premier jour, le début de ta carrière.
Tu es tout ce qu'il y a de meilleur chez moi et chez ton père.
On ne peut pas demander mieux.
Je me souviens qu'à neuf ans,
tu voulais être éboueur pour que les rues restent propres.
Maintenant, ta mission sera bien plus grande.
Garde en tête que même si tu es un adulte maintenant,
même si on ne se voit pas tous les jours
et que nous ne sommes plus là pour te crier dessus,
on t'aime.
Toujours.
Cet enfoiré m'a fait un doigt.
- Les sirènes. - Arrête, Carter.
Mets-les.
Pas de signalement, pas de mandat. Conducteur : Coleman.
J'ai un pressentiment.
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