The first 200 lines.
Toutes les stars américaines viennent dans ce truc.
Y a Jennifer Lawrence et nous, qui rentrons. Je te le dis, c'est vrai.
Je te jure. Toutes les "re-sta" "cain-ri" quand elles font les trucs
après le tournage, ils viennent là. Tu vas péter un câble.
C'est pas bon, ça ?
Mais là, ça a l'air chaud.
J'ai appelé la meuf qui s'occupe de la réservation.
J'ai appelé. Elle m'a dit : "Y a pas de galère."
J'étais un peu en "charmage". Y a zéro galère.
T'as dit qu'on était cinq ?
Je lui ai dit qu'on était cinq,
c'est réservé. On est pas dans un bar à chicha.
- Donc on rentre ? - Putain ! T'es chiant.
C'est pont-levis, mec. C'est Game of Thrones.
Je sais pas pourquoi on attend. Venez.
- On attend notre tour. - Bah attends ton tour,
on a réservé. Bonsoir.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Mollo. Bonsoir, j'ai eu
Sabine au téléphone, on est cinq.
On aimerait faire la fête. Je me trompe ?
Voilà. Super.
- C'est pour... - Sabine a rien dit.
Comment ça elle vous a rien dit ? Pourtant, je l'ai eue
une heure au téléphone, mais on a une table réservée.
C'est son enterrement de vie de garçon.
On peut éviter ce moment gênant.
Dans une heure, je vous conseille de faire le 18,
on va foutre le fire in the club.
Ouais, ça n'arrange rien.
Mademoiselle,
on peut entrer ?
C'est pas possible.
Vous êtes pas sur la liste.
Circulez. N'insistez pas, vous rentrerez pas.
- Attendez. - Ma collègue a dit non.
Vous êtes cinq, non accompagnés.
Vous êtes fatigués, reposez-vous.
- C'est son enterrement de vie de garçon. - C'est ma dernière soirée.
- J'ai appelé... - Vous êtes des gentils garçons.
Ça me casse les couilles ! J'ai appelé, bordel !
C'est pas grave.
L'autre, elle est relou, elle. Boîte de merde !
J'avais appelé la meuf, putain ! Tout s'était bien passé.
On est dans cet endroit claqué
- avec des claquos. - Mec !
Quoi ?
- Elle comprend pas le français. - Au moins, on est ensemble.
Je m'attendais pas à un strip-tease de Rihanna.
Mec, c'est Jean d'Ormesson avec une perruque.
Monsieur,
je parle français.
Excusez-nous.
Désolé. Il est un peu énervé
on est pas rentrés ailleurs.
Alors que j'avais appelé.
Vous les Français, vous créez des lieux pour que les gens ne peuvent pas rentrer.
Pas mal. Smart.
J'ai un pote, il a fait une teuf une fois, il...
Mon foie !
Marineland.
Mon pote est allé à Prague, il s'en est jamais remis.
Prague, c'est des pédés ! Nous, c'est Budapest.
C'est quoi,
ce délire ? Putain !
Et là-dedans, c'est pas difficile de rentrer ?
C'est pas difficile de rentrer, c'est difficile de sortir.
C'est normal qu'il y ait autant de filles ?
- Oui. - C'est un pays de femmes ?
À Budapest, il y a
- plus de femmes que d'hommes. - Putain.
C'est là qu'on aurait dû faire l'enterrement de vie de garçon.
C'est clair.
La vodka, c'est moins cher que le coca.
Pourquoi on a pas ça en France ?
Si vous êtes ici,
vous avez été bons à l'école, en stage. Mais on arrête le scolaire.
On va vous demander de travailler intelligemment.
Ça veut aussi dire pas avoir la tête
dans l'ordi, c'est ce que fait la concurrence.
Vous avez les mêmes idées et c'est dommage. Ce que je vous dis :
"Allez rien foutre dehors, vous travaillerez quand même."
Allez au cinéma, voir des expos, côtoyez des gens.
Allez les chercher dehors.
J'attends vos tendances demain sur mon bureau. Vous irez
vous branler dans les parcs après. Allez !
Oh, les mous.
AVC, quoi.
Wouh ! La win !
Tu leur parles
comme ça ?
Parfois, oui.
Tu...
- Tu seras là à la soirée des anciens ? - Oui.
Tu penses venir avec... avec ta copine, là ?
C'est plus ma femme que ma copine, si tu parles
de Cécile.
Mais non, je pense pas, elle est pas branchée mondanités.
Ah bah oui, évidemment.
Oui...
- C'est tout. Tu peux y aller. - Ben, c'est mon bureau.
- Je déconne. - Ah, bien joué.
- À tout à l'heure. - Ouais.
À ce soir.
- Hein ? - Hein ? Non, non, non.
OK. À tout à l'heure.
Salut.
...de remplissage, on va pouvoir passer à l'international
dès le début de l'année.
- Arnaud ? - Oui ?
Le dossier te fait rire ?
Non. Non, pourquoi ? Pas du tout.
D'accord,
on t'écoute, on signe quand les Anglais ?
Les Anglais on les signe euh... je crois quand on veut.
Quand on veut.
C'est la grande nouvelle que je voulais vous annoncer,
on est vraiment à ça
de signer le plus gros contrat Schuco de l'histoire.
J'ai eu Cooper au téléphone, je l'ai eu hier soir.
On a beaucoup ri.
- C'est devenu un copain. - C'est pas la peine, mon amour,
on veut savoir si t'as un rendez-vous.
J'allais le dire avant que tu me coupes.
Ça fait deux heures
- qu'on est là. - Ça fait pas
- deux heures que je parle. - Non t'es sur ton téléphone.
Arnaud, tu vois quand les Anglais ?
Je les vois.
Je les vois... ce week-end.
Très bien.
Tu vois, Audrey,
quand on demande gentiment. Maintenant, à table.
Il t'arrive quoi ?
Arrête de m'appeler "mon amour" en réunion.
C'est le fond du problème ?
Non, c'est que je peux pas m'exprimer concrètement.
J'étais à deux doigts, faut que tu me coupes, putain !
- Ça te coûtait quoi ? - Devant ma famille ?
- On sait que tu l'as pas ton rendez-vous. - Moi je l'ai pas mon rendez-vous ?
- Tu veux que je te les montre ? - Allez, vas-y.
Faut écouter les signes.
- Qu'on a passé une soirée de merde ? - Oui.
On monte notre boîte,
on propose aux Français, qui vont se marier
d'organiser leur enterrement de vie de garçon à Budapest.
Ils passent la meilleure soirée de leur life.
Nous, on est des intermédiaires entre eux et le kif.
Regarde ce qu'on a fait pour Romain, on a organisé son EVG,
on s'est fait tej comme des clochards alors que j'avais appelé.
- On s'en fout de ça. - Nan, putain !
Ce qui nous est arrivé, ça veut dire
qu'on fait pas partie de la liste, qu'on fait pas partie du club.
C'était notre rêve
de faire partie du club.
On s'est cassé le cul à HEC et on en est où dix ans plus tard ?
C'est quoi, nos jobs ? Je me fais chier.
Je n'en peux plus.
- Et toi aussi, t'en peux plus. - C'est pas vrai.
Tu te fais chier, ton job, c'est de la merde,
on se fait pas respecter, car on est des boursiers.
Oui, on est boursiers, là. Putain ! Viens, on se libère de nos chaînes.
À la Django !
- Arrête-moi si je dis une connerie. - Ouais.
On va monter une boîte
qui organise des enterrements de vie de garçon en Hongrie ?
- Oui. - En Hongrie.
Parce qu'on est pas rentrés chez Castel ?
Exactement, mec. Oui !
J'ai fait les calculs.
Un vol low cost, une nuit dans un hôtel quatre étoiles
et une soirée dans n'importe quelle boîte de nuit,
c'est 280 €, OK ?
Nos clients peuvent mettre
jusqu'à 400 baluches, pourquoi ?
Pourquoi ?
Parce que le délire, mec. Ça nous fait 120 € de marge. Bim !
Multiplie ça par un groupe de dix.
Ça nous fait 1200.
Y a combien
de mariages par an, en France ? 250000.
J'ai la gaule.
Si on peut toper
rien qu'un pourcent, ça fait 2500.
Multipliés par 1200,
ça fait combien ? Prends ton temps.
Trois millions.
Trois millions d'euros de marge.
OK, mais on connaît personne
- à Budapest. - Si, Milena.
C'est bon, on monte la boîte.
- Milena, le tapin de 69 piges ? - Tu respectes.
C'est pas un tapin,
elle a 54 ans, ce qui est quand même trois fois moins que ta reum,
et c'est une meuf sérieuse. Elle a un contact "çais-fran",
qui bosse dans le tourisme. Si on y va pas, on est des enculés, OK ?
Viens on regarde, juste on jette un œil.
OK ? Je le sens.
Tu le sens pas, toi ?
- Bon, on verra. - Ouais, ça me va.
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