The first 200 lines.
- Je crois que ta cassette... - Bon sang !
... est foutue.
Bon sang ! Elle était chouette !
- Oui, Creedence est super. - Ce truc est tout neuf !
- Mets la radio. - Elle ne marche pas.
On ne capte rien ici. Pas de musique.
Maintenant, on n'a plus de musique. Merde !
On n'a qu'à se parler.
On s'est déjà parlé.
Je sais d'où tu viens.
Hé, tu veux voir un truc qui fait vraiment peur ?
- Oui. - J'adore. Prêt ?
- Oui, quoi ? - On roule, d'accord ?
- Oui. - Imagine, on ne tombe pas en panne,
- on a plein d'essence. D'accord ? - Oui.
Oh la vache ! Ce sont des gravillons ?
Ils endommagent nos phares.
- Hé, arrête. - L'obscurité. Mon Dieu.
Il pourrait y avoir des nonnes, on ne les verrait pas.
- C'est génial, non ? Regarde ! - Oui.
Je ne sais pas si c'est très sûr.
Le jeu était de voir jusqu'où on peut aller
avant que le passager ou conducteur ne dise : "Stop."
- J'en sais rien. - Mon Dieu !
- Je crois que tu devrais... - Qui a peur ?
- ... remettre les phares. - C'est un ours, ça ?
Oh, encore des gravillons.
Mon Dieu, on dirait qu'ils sont cassés pour de bon.
- C'est dangereux. - Non. La route est droite,
ça fait juste peur. Qu'y a-t-il devant ?
Quelque chose pourrait surgir.
- Oui. - Un énorme écureuil !
Les nanas adorent ça.
- Ça fait assez peur. - Je sais. J'aime bien.
- Tu aimes les devinettes ? - Oui.
Bon. Tu veux jouer aux musiques de séries télé ?
- Oui. - Tu sais comment on joue ?
- Non. - Je fredonne un air.
Si tu le devines, c'est à toi. Si je le devine, il me revient.
- D'accord. - Trois d'affilée et c'est gagné.
- D'accord, je suis bon pour ça. - Bon, je commence.
Tu veux un indice ?
- Sea Hunt. - Sea Hunt. À toi.
D'accord.
- Perry Mason ! - C'est bon.
Bonanza ! D'accord.
- Real McCoys. - Non.
Fred Gwynne...
- The Beverly Hillbillies. - Non.
- Car 54. - Exact. D'accord.
- Merci pour Fred Gwynne. - Oui.
Bon. Et celui-ci, tu connais ?
Tu connais ?
Regardez ce fossile
Coincé dans le goudron
Regardez ce vieil homme Aux airs de vieux singe
- C'est quoi ? - Non.
Regardez ce vieil os
Qui vaut peut-être son pesant d'or
- C'est quoi ? - J'en sais rien.
Regardez ces deux singes C'est ici qu'ils doivent vivre
Regardez cette ville Continuons à creuser
- C'est quoi ? - J'en sais rien.
C'est National Geographic.
- D'accord. J'en ai un pour toi. - D'accord.
Oui.
C'est quoi ?
J'en sais rien, mais tu le fais bien. On aurait dit C.B.S.
- Tu sais... - J'en sais rien.
- "Retiens-le, Danno." - "Retiens-le, Danno."
Encore un indice.
- Ça se passait où ? - Planches de surf.
- "Une île dans le Pacifique." - Gilligan's Island !
- Hawaii Five-O ! - Oui.
Moi qui croyais être bon.
Tu as déjà vu The Twilight Zone ?
Tu te rappelles The Twilight Zone avec Burgess Meredith ?
Il adorait lire,
c'était la guerre nucléaire, il n'avait pas d'amis,
était dans la bibliothèque.
- Ah oui, avec les lunettes ! - Oui.
Le dernier homme et il cassait ses lunettes.
- Oui. - Quelle trouille !
À 7 ans, je m'étais acheté une autre paire de lunettes
au cas où ça m'arriverait.
Les épisodes étaient vraiment bons, ça faisait peur.
- Oui. - Ils étaient super.
Tu te souviens de celui avec le chronomètre ?
Un type reçoit un chronomètre,
un type vraiment odieux.
Il le déclenche, et tous sont pétrifiés sauf lui.
- C'est dans Outer Limits. - Non, The Twilight Zone.
- Dans Outer Limits. - Non, The Twilight Zone.
Et celui avec les mannequins
qui deviennent humains pendant leurs vacances ?
Ils ont deux semaines pour faire les magasins.
L'un d'eux prend plus de congés
et les collègues lui disent : "Viens voir"
- et le transforment en plastique. - Ils étaient flippants. Génial.
J'adorais.
Tu veux voir un truc qui fait vraiment peur ?
Ah oui !
- Vraiment ? - Oui.
Ça fait vraiment très peur.
- Je te fais confiance. - D'accord, arrête-toi.
- M'arrêter ? - Tu veux le voir ?
- Fais-le pendant que je roule. - Non. Je ne dis rien.
Juste pour deux secondes.
D'accord. Deux secondes.
- D'accord. - C'est quoi ?
- Arrête-toi. - D'accord.
- Je vais te montrer. - D'accord.
Bon.
Fais-moi peur.
- Tu es prêt ? - Oui, vas-y.
Qu'est-ce que tu fais ?
Vous ouvrez cette porte avec la clé de l'imagination.
Au-delà existe une autre dimension,
une dimension sonore,
une dimension visuelle,
une dimension spirituelle.
Vous voyagez dans un territoire d'ombre et de substance,
de choses et d'idées.
Vous venez d'entrer dans La Quatrième Dimension.
LA QUATRIÈME DIMENSION
Au tendre PIÈGE
SPORTS - FÊTES
Vous allez rencontrer un homme furieux, M. William Connor,
qui porte tous les malheurs du monde sur ses épaules.
Un homme amer, seul, las d'attendre des occasions
qui n'arrivent qu'aux autres.
M. William Connor, dont la haine aveugle va le projeter
aux plus sombres confins de La Quatrième Dimension.
Hé ! Bill !
- Comment ça va ? - Ça va.
Je ne reste pas longtemps. La famille de ma femme vient dîner.
Serveuse, une autre bière !
Tu as l'air de mauvais poil ce soir.
Oui, je suis furax.
Vous connaissez Goldman ?
Tu n'as pas eu ta promotion ?
Ils l'ont donnée à ce sale Juif.
Viens me réconforter un peu, j'en ai besoin.
Buvez votre bière.
Et toi ? Tu veux me réconforter ?
Ne me touchez pas.
"Ne me touchez pas." Très bien.
T'as fait une touche, Bill.
- Je n'en reviens pas. - Bois ta bière, Bill. Du calme.
Comment ça "du calme" ?
Goldman a ma promotion, et tu me dis d'être calme ?
Tu sais ce que ça m'aurait fait ?
J'aurais gagné 6 000 $ de plus par an.
Ces youpins,
ils ont toujours plus de fric. C'est vrai, non ?
Il est là depuis quand, Goldman ?
Il est peut-être plus ancien, et alors ? Je suis meilleur !
J'ai bossé dur pour cette promotion et puis quoi ?
On la donne à un Juif.
Quoi d'autre encore, bon sang !
Ils ont déjà tout.
Allons, Bill, les Juifs n'ont pas tout.
Les Arabes les en empêchent.
Arabe. Qu'est-ce que c'est ? Un nègre dans des draps.
- Le voilà parti. - Je vais vous dire.
J'ignore le problème de ce pays,
mais c'est de plus en plus dur de gagner sa vie.
Vous savez pourquoi ? Je vais vous le dire.
À cause des Juifs, des Noirs, des Orientaux.
- Tu délires, Bill. - Ah oui. Pourquoi ça ?
Tu sais à qui est ma maison ? Une banque japonaise.
Je vous le dis, il y a des nègres tout près de chez moi !
Tout près.
Excusez-moi. Vous avez un problème ?
Oui, j'ai plein de problèmes.
Je me fiche de ce que vous pensez,
du moment que je n'ai pas à l'entendre.
C'est bon. Pas de problème.
Mon ami est un peu énervé, c'est tout. Il a eu une mauvaise nouvelle.
Oui...
Tu veux nous faire tuer ?
Je viens de vous dire qu'un Juif a piqué mon boulot,
que des nègres vivent chez moi ! Vous avez honte ?
Vous voulez partir ? Que je me calme ? Quoi ?
- Calme-toi, Bill. - Arrête un peu !
Je vais vous dire. J'adore ce pays.
Je me suis battu en Corée. Mon pays m'a payé pour tuer des Jaunes.
Hé !
Maintenant, ces Jaunes ont ma maison.
J'avais besoin de ce poste.
Vraiment besoin.
Je comptais sur l'argent.
Je ne pige pas. Les Juifs sont riches.
Pourquoi me prennent-ils mon boulot ?
Bill, je connais Goldman. On ne peut pas dire qu'il est riche.
Tu ne comprends pas ce que je te dis, hein ?
Je te dis que je suis meilleur qu'un Juif.
Meilleur qu'un Africain avec sa lance,
qu'un niakoué, parce que je suis américain !
Américain ! Ça ne veut plus rien dire ?
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