The first 200 lines.
Mesdames et messieurs...
Voici quelqu'un d'exceptionnel. Un homme bourré de talent.
Un homme qui vous trompera sûrement avec ses tours.
Un homme qui vous embobinera peut-être.
Un homme qui vous fera croire que vos yeux vous trompent.
L'incroyable, le novateur,
le distinctif, le seul réel illusionniste.
Oui, il est ici, avec son fantastique spectacle.
Je vous présente Iskender le Grand !
Maintenant, que l'un de vous nous rejoigne sur scène, d'accord ?
Bienvenue ! Quel est votre nom ?
Je t'en prie, lâche-moi la grappe.
Du calme.
La ferme !
Pourquoi tu as poussé, enfin ?
Qu'est-ce que tu dis ? Tu tirais, n'est-ce pas ?
Je t'ai dit de porter tes lunettes sur scène.
Je ne les porterai pas ! Porte-les, toi.
La scène a une certaine esthétique. Je ne les porterai pas !
Je les porte moi, non ? Ça n'a vraiment rien de grave !
Pourquoi tu as tiré à la fin ? Pourquoi tu as fait ça ?
Je t'ai laissé faire. Tu n'étais pas censé tirer là.
Mince ! Elle ne va pas mourir quand-même, si ?
Mais non. Elle parle. Comment veux-tu qu'elle meure ?
Vous ne pouvez pas fumer ici. Vous pouvez jeter ça ?
Ok. On va faire ça.
- Qui est Iskender ? - Moi.
Ce n'est rien de grave, heureusement. Ils la recousent.
Merci, docteur.
Hé, mon ami ! Venez par ici.
- Qu'est-ce que c'est, cette fois-ci ? - Un accident.
Je peux avoir une photo de vous tous ensemble ici ?
Super. Tu t'en sors très bien.
Pardon ? Je ne te comprends pas, mec. Qu'est-ce que tu dis ?
Tu veux que j'ouvre le couvercle ? Ok, j'ouvre le couvercle.
- Combien j'ai tenu ? - Quarante-six secondes.
- Non, dix ! - Tiens, regarde !
C'est quoi, ce chronométrage ? Enlève-moi ça.
J'ai besoin de trois minutes là-dedans.
Tu y arriveras. Avec de l'entraînement.
- Il est deux heures. On y va ? - Oui, bien sûr.
Istanbul se consume. On n'avait qu'à être dans les journaux.
Coupe l'article et garde-le. Ce n'est pas une mauvaise idée, hein ?
Ayhan, combien de fois cette fille devra se faire découper ?
C'est toujours mon assurance qui paie.
Votre argent a couvert les frais d'hôpital.
Remettez-vous et tournez la page.
On a abandonné le truc de la scie. On a quelque chose de nouveau.
Il faut retenir son souffle pour ce tour. On va essayer.
J'y vais.
Ne jetez pas ça ! C'était précieux !
- Tiens. - Deux minutes quarante-six.
- Quoi ? Pour avoir retenu mon souffle ? - Et te faire virer.
Ferme-la ! Tu ne bronchais pas il y a une minute !
"Donnez-nous une chance, Ayhan Abi."
- Je n'ai pas dit ça. - On ne cherche pas une chance.
Hé, je n'ai pas dit ça !
"Donnez-nous une chance, Ayhan Abi." Ramasse-moi ça.
Alors trouve de nouveaux projets. De nouveaux tours.
- Trouves-en, toi. - Mais tu n'aimes pas mes idées.
- Regarde ça. - Ok. Allez.
Quelle honte !
Mince ! Non.
Ces mecs n'ont aucune imagination. Ils ne soutiennent pas les jeunes.
Ils ont perdu l'intérêt. Mais pour nous, ce sera différent.
Ok, mais faire sortir des lapins des chapeaux et tout ça...
Ces tours sont si ordinaires.
Tu devrais trouver des mecs qui font disparaître la tour de Léandre.
C'est une illusion d'optique, petit. Je peux le faire. Ce n'est pas compliqué.
- Comment ? - Enlève tes lunettes.
Maintenant, regarde.
- C'est tout ? - En principe, oui.
C'est le principe de base. Sur scène, il faut l'habiller.
Hé, Iskoç.
On devrait se faire faire ce truc du laser et laisser tomber les lunettes.
- Tu as un problème avec les lunettes. - On ne voit rien, pas vrai ?
Tout le monde nous voit parfaitement. On est les seuls qui ne voient rien ?
- Au moins pour la scène. - Arrête un peu, tu veux ?
Regarde. Tu dis qu'il y en a quatre. Mais c'est faux. Regarde.
Et voilà. Deux. Deux œufs. Ok ? Tu vois ? Deux.
Dis-lui de descendre deux œufs. Et du pain et de la purée de tomates.
Garde les yeux ouverts.
- Il a marché. - Bien sûr.
- Et si on faisait une tournée ? - Bonne idée.
Un mini-tournée d'un mois. On fera le tour d'Anatolia.
On gagne de l'argent et on se fait opérer les yeux.
On aura une toute nouvelle image et toute une flopée de nouveaux tours.
Ok, mec. Mais une opération des yeux coûte 1 000 lires.
On commencera par les tiens alors. Les miens ne sont pas si... Tu sais.
Ta prescription optique est de 9 aussi !
Ferme-la. Si je veux, j'arrête tout de suite de porter des lunettes.
Regarde par le judas.
- C'est Sebahattin. - Viens, n'ouvre pas !
- Si tu es coincé, un tour de magie. - Ok.
Qu'est-ce que tu faisais ? Ça fait une demi-heure que je sonne.
- Iskender ? - Bienvenue, Sebahattin.
Iskender, sors. Il faut qu'on parle.
- Assieds-toi. Iskender est sorti. - Où est-il ? Dans le coffre ?
Quel coffre ? Je t'ai dit qu'il est sorti. Assieds-toi là.
- Janvier, février, mars... - Avril, mai...
Orhan ! Je paie votre loyer tous les mois, comme une horloge.
Et vous me payez tous les trois mois. Un vrai ami ne ferait pas ça !
Je perds toujours les deux mois entre deux.
Sors, si tu es dans le coffre ! Il faut qu'on parle sérieusement.
Qu'est-ce que tu as avec ce coffre, mec ?
Et voilà, le coffre...
Je t'ai dit qu'Iskender était sorti, mec.
Enfin, on prévoit une tournée. Dans toute la péninsule d'Anatolia.
Tout est arrangé. On réglera tout avant de partir.
Alors vous allez aussi faire un marathon.
Un marathon ? Je parle d'une tournée.
- Je te l'ai dit, tout est arrangé. - Ne m'embobine pas.
Vous me paierez les 1 200 que vous me devez lundi.
Ou vous ferez les cartons. Point final !
- Lundi. À 12 h. - Ok.
On va faire cette tournée dans le fourgon ?
Il y a la couchette dedans. Et tout l'attirail.
Oui, bien sûr, on le prendra. Mais j'ai une meilleure idée. Écoute.
C'est une opération importante.
Ils font une toute petite incision et adieu, les lunettes.
Alors fais-le. Tu as souffert toutes ces années.
Oncle, papa dit que tu es un geek.
Arrête, c'est faux.
Comment ça va, toi ?
Ne me demande pas. L'autre jour, l'inspecteur est arrivé.
Il m'a pris la tête.
J'ai dit : "Je n'ai rien à cacher. Tenez, regardez."
- Vous restez dîner ? - Non. On a déjà mangé.
Mais merci, Nurhan.
Gazanfer, on organise une tournée.
Et ? Vous voulez un prêt ou autre chose ?
Non. Imagine qu'on prenne la caravane.
La caravane ? Aucun problème.
Nurhan, écoute. Iskender veut la caravane.
Et pourquoi ça, tout d'un coup ?
- Papa vit dans la caravane. - Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Yagmur, trésor. Emmenez le lapin dans la chambre.
Orhan, allez !
C'est étrange. Il va très mal cette année. Il ne peut pas rester à la maison.
- Il a mis le bazar ici ? - Non.
Mais les enfants ont peur. Il crie tout le temps.
Il n'a pas la notion du temps. Il se lève à trois heures du matin.
Il fait faire des pompes et des abdos aux petits au lever du soleil.
En plus, il s'est mis dans la tête de se faire enterrer à Çanakkale.
Pas à Çanakkale. Au cimetière de guerre.
- Mais il a la santé ? - Il se porte comme un charme.
Il est en meilleure forme que moi. Regarde. Il est là.
- Oh, mon Dieu ! - Donc la caravane est occupée, Iskender.
Mais prends le paquet qui va avec, je t'en prie.
Orhan ! On va voir comment ça se passe en bas.
Je t'avertis ! Il m'a sorti un couteau la dernière fois.
J'ai failli aller au commissariat.
Oh, mon Dieu, Gazanfer !
Pourquoi est-ce que tu...
Il s'y sent bien.
Maintenant, les enfants, comme vous voyez dans l'exemple,
la somme de deux polynominaux égale un polynominal.
- Comment ça va, papa ? - Bien. Assieds-toi.
- Alors tu vis dans la caravane. - Les gosses foutent le bordel.
Ça me donne la migraine. Alors j'ai déménagé.
La caravane est géniale.
- Qui c'est, ça ? - Maradona, papa. Comment ça ?
Assieds-toi.
Tu le fais encore ?
Tu joues encore au joker ?
Oui. On part en tournée.
Istanbul, tremble, ma fille !
Oui...
Un grand et solide Zeppelin en feu ! Maintenant, vous ne l'aurez pas non plus.
J'ai un ordinateur. Qu'est-ce que tu en dis ?
Qu'il a besoin d'un écran. Que vas-tu faire avec ça ?
Un écran ? Je n'aime pas les écrans. Ça fera très bien l'affaire.
Tu veux du thé ? Que Sebahat fasse un peu de thé.
- Non, Sait Abi. Merci. - On va lui dire d'en faire.
Sebahat !
Si tu t'installais dans la maison, papa ? Pourquoi tu es dans la caravane ?
Je ne vis pas chez les voleurs. C'est un voleur !
Un voleur !
Je vais vous dire, moi. Il n'y a rien de mieux qu'une caravane !
Nurhan m'a donné du pâté pour vous. Faites un peu de place.
Servez-vous, messieurs. Il va refroidir.
- Tu as abordé le sujet ? - Non, pas encore.
Sait Abi est en pleine forme, mashallah !
Papa ! Écoutez, Iskender veut vous emmener à Çanakkale.
Mince ! On n'en a pas encore parlé.
En caravane. Par les petites routes. Je lui ai dit que c'était une super idée.
Mais, Gazanfer, on ne passe pas par Çanakkale.
Quand est-ce qu'on part ?
On ne passe pas par Çanakkale.
Vous passez par Çanakkale. Ça, c'est bien mon garçon !
Mais, papa, on ne passe pas par Çanakkale.
Père et fils en vacances ensemble ! Que demander de plus ?
Alors, Gazanfer est un bon commercial. Il nous a refourgué Sait Abi...
Attention ! Qu'est-ce que je devais dire ?
"Papa, on ne t'emmène pas."
Il ne nous causera pas d'ennuis quand-même ?
On a un horaire à respecter en tournée.
Qui a dit que la dernière étape serait Çanakkale ?
On lui fera faire un tour à Çanakkale et on le mettra dans le bus pour rentrer.
Rends-toi compte que c'est une tournée nationale.
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