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Retirez vos mains de vos poches.
Face à moi!
A l'appel de votre nom, répondez par le prénom.
Je peux fumer?
Vas-y.
Roger Sartet?
Je peux pisser ?
Assieds-toi.
Il y a un contre-temps, Sartet.
Votre avocat me prévient à la dernière minute,
qu'il ne pourra être présent, si vous voulez remettre.
Non, non, ça va, Monsieur le Juge.
Eh bien, Sartet.
L'instruction est close.
Conformément à la loi,
je dois donc procéder au récapitulatif de votre dossier.
avant de le transmettre à la chambre des mises en accusation.
Voici le double de ce récapitulatif.
Vous vous appelez Roger Sartet.
Vous êtes né le 15 Octobre 1935,
Au numéro 27 de la rue des Cordonniers, à Nancy.
Vous avez été élevé ainsi que votre sœur Monique,
Par votre père, qui travaillait dans une usine de filature.
Jusqu'à l'âge de11 ans, vous allez assez régulièrement à l'école primaire.
Interrogé à votre sujet, votre instituteur M. Ségur, devait déclarer:
Il souriait tout le temps, et savait se montrer aimable.
C'est la seule note favorable de ce lourd dossier.
Votre casier judiciaire commence à 14 ans.
Entrer !
Entrez, commissaire.
Je vous demande quelques instants, j'en ai presque terminé.
Après cette longue série d'agression à main armée
où vous avez fait preuve de la plus froide brutalité.
nous arrivons à l'affaire actuelle,
l'attaque de la bijouterie Caron.
Le 15 juin, vous vous présentez seul,
quelques instants avant la fermeture.
Cette fois vous tirez avant même d'avoir menacé.
Vous faites main basse sur 65 millions d'anciens francs de bijoux
et vous réussissez à prendre la fuite.
Trois mois plus tard, cerné par la police à votre domicile.
Vous refusez de vous rendre, et vous tirez sur les forces de l'ordre.
Abattant ainsi les inspecteurs Pontier et Saurel.
Vous avez toujours nié être l'auteur de ce dernier hold-up.
Alors que les experts en balistique
ont formellement établi que les balles tirées dans la bijouterie Caron.
Provenait de l'arme avec laquelle vous avez tué les deux inspecteurs.
tels sont les faits qui vous sont reprochés à ce jour.
Sur lesquelles je vous pose la question rituelle.
Avez-vous quelque chose à ajouter ?
Je maintiens mes déclarations, monsieur le juge.
Parfait.
Ayant relu personnellement le procès-verbal, persiste dans ses déclarations et signe.
Veuillez signer.
Vous regardez mon cou, commissaire ?
Pas précisément.
Vous m'excuserez si je vous fais lever à l'aube un de ces jours.
Tu n'as pas à t'excuser.
Je serai là.
Le dossier Perez, monsieur le juge Hein ! je ne l'espérais plus.
Non merci, je ne fume plus depuis treize jours...
et six heures exactement.
Et ça ne vous manque pas ?
Ben ! Vous voyez bien.
Ça remplace pas, mais ça aide.
Allez, démarre.
Avancez bon Dieu, qu'est-ce, vous attendez !
Votre frère est libre.
D'accord.
Monsieur ?
Et pour les nouvelles ?
ça viendra de lui,
Et dans son cas pas de nouvelles bonnes nouvelles.
Outillages modernes. Comme une boîte de sardines.
Je suis navré, M. commissaire.
Navrer
Vous savez ce qu'il nous a coûté la dernière fois !...
... Deux hommes.
Et la prochaine, ce sera peut-être encore un de ceux-là.
Ou peut-être moi.
Vous me direz qu'on est payé pour ça, et que c'est le moindre de vos soucis.
Eh ben ! je vais vous en donner du souci moi.
Parce que, je vais demander votre mise à pied, et je l'aurai.
Je t'ai demandé quelque chose à toi ?
Il essaye de ne plus fumer, et ça le rend fou furieux.
Maintenant, je le saurai.
Eh ben ! il ferait mieux de fumer !
Merci.
Qu'est-ce qui t'a donné l'idée de t'adresser à nous ?
J'avais déjà été en affaires avec Aldo.
J'avais apprécié.
Voilà.
Il doit y en avoir pour 100, 120...
Ne t'inquiète pas, on va le savoir tout de suite.
Et dis donc c'est pas bête ta combine, pour planquer son pognon
Alors ?
Ça vaut un peu plus que prévu.
Ça devrait rapporter 145 millions de lires.
- Quand peux-tu conclure la vente ? - Quelques jours.
J'ai un acheteur à Milan.
Je fais quoi de l'argent ?
Tu achètes toujours des terres en Sicile ?
Oui, j'ai mis des options sur toutes ces terres.
Regarde, les frontières de ce que je possède déjà.
Ça fera environ 6 000 hectares.
- C'est là que tu veux prendre ta retraite ? - Oui.
Comme on dit en France, tu dois t'emmerder comme un rat mort.
Oh ! tu sais, j'avais neuf ans quand j'ai quitté la Sicile,
et à coups de pompe dans le train encore.
Alors, quand je retournerai là-bas.
j'aurais droit aux courbettes de tous ceux qui m'ont vu mendier sur le port,
Ce sera un spectacle, crois-moi.
Mais, en plus, j'ai mes parents qui sont enterrés là-bas,
dans la belle tombe du pays d'ailleurs.
Vous êtes tous les mêmes hein !
En Amérique, Tony Nicosia, a enterré son père dans un cercueil en platine.
Il vaut mieux laisser l'argent aux vivants !
Qui êtes-vous par rapport aux autres ? Je suis la femme d'Aldo.
Ici que nous habitons, Aldo et moi.
Nous sommes descendus chez mon beau-père pour quelques jours.
Enfin le temps que vous resterez ici.
Vous avez tout ce qu'il vous faut dans le réfrigérateur.
La salle de bain est ici.
Je vais vous changer les draps.
Mon ami Turi Lo Cascio. La famille. Mon aîné, Aldo.
- Bonjour. - Sergio, le plus jeune.
Ma fille, Theresa.
- Enchantée. - Et son mari, Luigi.
- Bonjour, grand-père. - Mon petit-fils.
Et tu connais ma femme, Maria.
- Comment allez-vous ? - Bien, merci.
La femme d'Aldo, Jeanne. Elle est française.
Bonjour.
Assieds-toi.
- Tu as faim ? - Oh, oui.
Très bien.
Voilà.
Fromage.
Aldo,
vous devriez lui dire de ne pas s'habiller si court.
Une bière, s'il vous plaît.
Je dois me faire remplacer ?
Non, si vous êtes raisonnable.
Alors, je vais me faire remplacer. Pourquoi ?
Vous avez quelque chose sur la conscience ?
Vous me prenez pour une gourde ?
Si vous venez au sujet de mon frère.
Je lis les journaux, comme tout le monde.
Je ne sais rien de plus.
Vous voyez ! Je peux rien faire pour vous.
Mais, je ne vous demande rien.
Qu'est-ce que vous voulez alors ?
Vous dire simplement ceci.
Vous voyez ce téléphone ?
Et celui dans la cabine là-bas.
Et celui qui est chez vous.
Ils sont branchés sur magnétophone.
Vous serez filée jour et nuit.
Et, si vous essayiez d'appeler d'une autre cabine.
On envoie immédiatement vous demander à qui.
Et on contrôlera devant vous.
Vous perdez votre temps, il ne cherchera pas à m'appeler.
C'est possible.
Mais s'il appelle tout ce que je veux entendre, c'est Monique Sartet n'est pas là.
Ou, si vous voulez Monique Sartet ne travaille plus ici.
Si j'entends une autre phrase que celle-là.
je ne pourrais plus rien faire pour.
Et ça ne serait pas, de gaieté de cœur.
Je ne comprends pas : d'habitude, vous surveillez sans prévenir
J'inverse :
je surveille en prévenant.
Pour vous éviter de couler à pic avec lui.
Bon, eh ben, il n'y a plus qu'à attendre.
Vous croyez Sartet va essayer de l'appeler !
Oui
Et comme il ne pourra pas lui parler.
Il finira bien par venir la voir.
Après ça, c'est ce que je l'espère.
Et alors là mes agneaux, si jamais vous me le manquez...
Je voulais parler à Monique Sartet, s'il vous plaît.
A quelle heure reprend-elle son travail ?
Mais enfin elle travaille toujours là, elle sera là ce soir !
Allo ?
Bonjour. Bonjour.
Je vous ai apporté quelques provisions.
Merci.
C'est pas très prudent, ce que vous venez de faire.
Vous savez qu'ils n'aimeraient pas ça, en bas !
Eh bien, allez leur dire.
Vous ne le ferez pas.
Oh non ! pourquoi?
Pour ça..
Vous voyez, j'ai tout ce qu'il me faut.
Alors d'après vous, je serai venu pourquoi ?
Par curiosité.
On a un tueur dans la maison, alors on veut le voir de pré.
Parce qu'on bas, on tire pas.
C'est peut-être plus intelligent.
Et plus difficile aussi.
Eh ben ! dis donc dans le clan des Manalese,
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