Die in a Gunfight

Die in a Gunfight

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Die in a Gunfight 2021 1080p Bluray DTS-HD MA 5 1 X264-EVO
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France

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HD
Published on: 2021-08-06
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The first 200 lines.

Depuis ses cinq ans, Ben Gibbons avait vécu

723 altercations, bagarres et rixes.

En moyenne, 32,86 par an.

Et il les avait toutes perdues.

Avec un tel passé, son psychologue avait déterminé

qu'il perdait délibérément.

En vérité, pour Ben, il ne s'agissait pas de gagner.

Il avait toujours l'étrange sensation

de flotter dans son propre cerveau,

à regarder sa vie comme un film

où il ne se passe rien.

Il la voyait, mais ne la ressentait pas.

Donc il avait le besoin violent de ressentir quelque chose.

N'importe quoi.

Détaché de la réalité,

spectateur de son propre film,

Ben chercha des façons perturbatrices

de rendre sa vie intéressante.

C'était une quête futile,

en proie au conflit et à l'avilissement,

jusqu'à ce que, sans savoir ce qu'il cherchait,

il trouva l'amour.

Merde, alors.

Soudain, le monde de Ben prit vie.

Et il sentit sa vie avec une intensité

qu'il n'aurait jamais cru possible.

Mais aussi soudainement qu'il était apparu,

il disparut.

Et d'un coup,

Ben se retrouva là où il avait commencé.

Reste à terre, connard.

Une seconde.

Putain, les gars.

Il bat encore.

Pourquoi on y va ?

Ça va être marrant.

J'en doute fort.

C'est parce qu'elle est revenue.

Je doute qu'elle y soit.

C'est chez elle.

On n'est même pas invités, je parie.

Non.

Mukul s'inquiétait à raison,

car Ben avait la réputation

de terroriser les gens aux évènements mondains.

D'ailleurs, après une série récente d'infractions,

une nouvelle injonction restrictive s'était imposée.

Ben Gibbon n'était pas le bienvenu.

- Maman est là. - Benjamin.

- Qu'est-ce que tu fais là ? - Maman !

Alcool gratuit. Merci, ça tombe à pic.

- Merci. - Viens avec moi.

Tu sais que tu es banni de ces évènements.

L'eau a coulé sous les ponts.

Tu as frappé le président du club et uriné sur la moquette.

Oui, on pige.

Tu peux le maîtriser, Mukul ?

Votre fils est un anarchiste, Mme Gibbon.

- C'est un démocrate. - C'est quoi ?

Ce sont des bleus, ils ne partent pas.

Vous êtes défoncés ?

- Oui. - Non.

- Fils. - Ton père.

- Batman. - C'est lui.

Quoi ? C'est bon.

Si William et Beatrice le voient ici,

ça rendra la situation encore plus gênante.

Je dois rêver.

Tant pis pour les apparences.

C'était juste une petite bagarre.

Là n'est pas la question.

Votre fils est ici illégalement.

Je le surveille, il va être sage.

N'est-ce pas, Benjamin ?

Dois-je appeler la police ?

Essaye de paraître moins malheureuse.

Les célibataires les plus prisés de la ville sont ici

et tu es assise dans ton coin.

Allez, fais un effort.

Je ne veux pas qu'on dise que ma fille faisait la tête.

Mary Rathcart contraria les attentes de ses parents

quand à l'âge de 12 ans,

elle fut renvoyée d'une prestigieuse école privée de la ville.

À 16 ans, elle avait été renvoyée

de toutes les écoles privées de la ville.

Mais elle alla enfin trop loin

en tombant amoureuse de Benjamin Gibbon,

le fils du grand rival de son père.

La nouvelle fit un scandale

et on lui interdit

de revoir le jeune Gibbon.

Mais cela était hors de question pour Mary.

Elle prévit donc en secret de s'enfuir au Mexique avec Ben.

Mais leur projet fut vite contrarié

et Mary fut envoyée

en pension à Paris

où ses talents seraient cultivés

dans un environnement plus strict.

Mary écrivit souvent à Ben, d'abord pour lui dire…

- Tu me manques. - Puis pour demander…

M'as-tu oubliée ?

- Puis juste… - Je t'emmerde !

Pour des raisons incompréhensibles pour Mary,

Ben ne lui répondit jamais.

Donc elle cessa de lui écrire.

Elle fit de son mieux pour oublier Ben

et le monde qu'elle avait quitté.

Elle resta à Paris pour étudier à la Sorbonne

et commença une nouvelle vie,

mais son cœur restait serré,

envahi d'une solitude chronique dont elle ne pouvait se débarrasser.

Pourtant, son père dominateur

s'assurait qu'elle soit toujours surveillée,

donc elle n'était jamais aussi seule qu'elle ne le croyait.

Le temps éteignit la flamme qui était en elle

et comme un oiseau apprivoisé cherchant le confort de sa cage,

elle revint chez elle, lasse et modeste,

là où elle avait commencé.

J'ai dit, faites-le partir.

Benjamin partait, justement.

Quoi ?

Tu as un truc à dire ?

Je voulais me montrer.

Mets donc un steak sur ton œil.

On dirait un criminel.

Depuis des générations, les familles Gibbon et Rathcart

avaient été en conflit.

On pourrait dire qu'il s'agissait d'une vendetta,

et comme souvent,

tout commença par un peu de sang.

C'était en l'année 1864.

Tarleton Rathcart et Theodore Gibbon,

des figures puissantes du journalisme à New York,

se rencontrèrent au cours d'un duel

après un article peu flatteur dans le journal de Theodore

au sujet des chaussures de Tarleton.

Theodore périt de la balle de Tarleton en prononçant ces derniers mots…

Dis à ce fumier menteur de Rathcart

que je le verrai en enfer.

Avec le temps, les journaux des deux familles

devinrent des conglomérats médiatiques

connus aujourd'hui sous le nom de Gibbon Télécommunications

et la Rathcart Corporation.

Et la querelle perdura.

La rivalité la plus intense de l'histoire des médias.

Mais pour Henry Gibbon et William Rathcart,

c'était avant tout une affaire personnelle.

Excusez-nous.

Viens, fils.

Tu es un grand garçon.

Agis comme tel.

Dehors.

C'était bizarre.

William a été un peu dur, non ?

Mary est de retour.

Les manteaux.

Sécurité ! Oh non !

- C'est bon ? - Vas-y, vite !

Il a encore volé les manteaux.

Walter, c'est mon manteau ! Arrête-le !

Oh, Gibbon !

L'exil de Mary à Paris arriva rapidement

et sans avertissement.

Il appela, envoya des SMS, mais sans réponse.

Il envoya des e-mails, mais sans retour.

Le silence de Mary resta un mystère qui hanta Ben

jusqu'à ce qu'il entende une rumeur

sur ses exploits à Paris.

Le cœur brisé, Ben prit le vol qu'il avait espéré prendre avec Mary

et disparut au Mexique sans prévenir,

sans l'intention de revenir.

Sa seule tentative de communiquer ses intentions existentielles

était une lettre cryptique envoyée à ses parents.

Il revint sept mois plus tard

en compagnie de Mukul.

Ayant juré de garder le secret, ils ne parlèrent jamais de leur rencontre,

mais ils étaient inséparables depuis.

C'est insupportable.

Après toutes ces années, même ce gamin devrait mûrir.

- Henry va devoir payer, cette fois. - N'empirons pas les choses.

Il fait ça souvent ?

Quand il décide de se montrer.

Je connais cette tête, Mary.

- Je sors l'album de souvenirs ? - Non.

On garde un souvenir des exploits de ses enfants,

pas de leurs échecs.

Ma mère disait que la honte était la meilleure façon d'apprendre.

N'en fais pas un plat. C'est drôle.

Je ne le souhaiterais pas à mon pire ennemi.

Bulletin de CE2. "Insolence sidérante."

Ce garçon est dérangé. Il a refusé la fortune familiale.

- Ah bon ? - J'adore.

Tu sais, Felix Graham ?

Il a fait quelques séances avec lui.

"Esprit contrariant."

Il a dit qu'il était toqué.

- Typique. - J'ai compris.

Il avait un désir de mort, à se prendre ces raclées.

Imagine, un gamin, avec un tel diagnostic.

- Un désir de mort ? - Ça suffit ! Il est dans le passé.

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