The first 200 lines.
Ce film est tiré d'une histoire vraie.
Une partie des dialogues s'appuie sur des documents officiels.
L'ÉTRANGLEUR DE RILLINGTON PLACE
- Mlle Eady ? - M. Christie ?
Entrez donc.
Quel fichu black-out !
Venez prendre une tasse de thé à la cuisine.
Volontiers.
Je viens de le faire.
Mme Christie est sortie ?
Elle est chez sa sœur à Sheffield.
- Asseyez-vous. - Merci.
Du sucre ?
Non, merci.
Merci.
Alors...
Elle vous fait souffrir, cette bronchite ?
Surtout la nuit.
Elle vous empêche de dormir ?
J'ai ce qu'il vous faut, Muriel.
Je peux vous appeler Muriel ?
Vous êtes trop gentil.
C'est tout naturel.
Le docteur m'a prescrit du sirop.
C'est un remède peu connu.
Ça sent comme "le Baume du Moine".
Eh oui, il y a pas mal d'ingrédients.
Vous n'avez qu'à mettre ce petit masque.
Vous avez fini votre thé ?
- Oui, merci. - Bien.
Il faut respirer fort pour inhaler la vapeur.
Vous allez vous sentir...
un peu étourdie.
Et ça ?
C'est l'extracteur qui élimine les déchets.
Mettez le masque...
et adossez-vous.
Fermez les yeux. Là...
Fermez les yeux.
Respirez...
Respirez fort...
Respirez...
Quelle drôle d'odeur.
Oui. Ça vous étourdit ?
Un peu.
C'est bien. Ça commence à agir.
Respirez, Muriel. Respirez.
Non, Muriel. Non ! Respirez, Muriel.
Respirez, respirez, respirez.
Muriel ?
À LOUER
Sonnons toujours.
Pas mal, comme quartier.
Plutôt pas mal.
Allez, allez.
Oui ?
- Nous... - Nous venons pour l'appartement.
Pour le voir ?
Pour voir si ça nous convient.
Entrez donc.
Mme Christie, ma femme.
C'est pour l'appartement.
Je vais vous conduire.
Laissez-le-moi.
Je m'occuperai de lui.
Il ne risque rien.
Quel est son nom ?
- Geraldine. - Ah, une fille.
Ici habite M. Kitchener.
C'est au-dessus.
Deux chambres ?
Nous avions mieux que ça.
Un hôtel particulier avec vue sur la Tamise.
- Nous avons dû déménager. - Tim ?
Le gaz ?
Oui, ça revient meilleur marché.
Nous ne sommes pas trop regardants.
Je travaille.
- On le prend. - Oh, Tim. Je ne sais pas.
On a le droit au jardin ?
Pour la petite.
Je voudrais vous aider...
mais il est difficile de faire des passe-droits.
Oh, Tim. Je ne sais pas.
Un autre couple est dessus.
Des Irlandais.
On le prend.
Vous faites bien.
Tu vas dormir avec nounours.
Bien sage.
Fais un beau dodo.
- M. Christie. - Je pensais que...
- Vous m'avez fait peur. - Une tasse de thé ?
Je viens d'en prendre une.
C'est parfait.
Merci.
C'est joli.
Oui, pas mal.
J'étais dans la police pendant la guerre.
Vraiment ?
On me demandait souvent conseil.
Des conseils médicaux.
Si jamais vous avez besoin de quelque chose, Beryl.
Si vous...
Beryl est partie, Mme Christie ?
- Je ne sais pas. - Je vais voir en haut.
Beryl ? C'est moi.
Je cherche Beryl.
Elle est...
Je t'attendais, Alice.
- Tes commissions. - Merci.
Alice, je te présente...
Qui est-ce ?
Le... rez-de-chaussée.
Je suis en retard ?
Encore ces douleurs abdominales.
Oh, Reg.
Puis-je...
vous parler ?
Mais bien sûr.
Un monsieur a laissé ceci pour vous.
Qu'est-ce que ça dit, M. Christie ?
Ah oui, c'est vrai.
À quoi bon vous le lire ?
Les versements pour vos meubles.
Vous êtes en retard de six semaines.
- Quoi, on n'a pas payé ? - Non.
Je n'ai pas voulu...
ennuyer Beryl.
Je lui donne de l'argent pour ça chaque semaine.
J'ai déboursé 10 shillings.
J'ai un réputation à défendre, Tim.
Oh, cette femme !
Ne vous inquiétez pas. Je vous rendrai votre argent.
Bientôt, j'aurai de l'avancement.
On me propose une place de gérant
ou de directeur commercial...
Quelque chose comme ça.
Il faut savoir lire et écrire, non ?
Pas forcément. On a des secrétaires.
Du moment que vous me rendez mes 10 shillings.
Maudite garce.
Il y avait une jeune personne.
Un va-et-vient continuel.
J'en suis désolé, M. Christie.
Qu'y a-t-il ?
Bonjour.
Alors...
Qu'avons-nous fait aujourd'hui ?
Où est Beryl ?
Elle s'est couchée.
Elle ne se sent pas bien.
Qu'est-ce que tu as ?
Rien.
Je me repose un peu.
Et l'argent du mobilier ?
Hein ?
Tu sais bien... Tu me prends pour qui ?
L'homme est venu.
On a six semaines de retard !
Et moi qui me crève au boulot !
Et moi donc.
Avec quatre livres, payer la nourriture,
le loyer, les mensualités, ce qu'il faut pour la gosse...
et un autre est en route.
Parfaitement. Un autre est en route.
C'est pas possible maintenant.
N'empêche que...
À moins qu'on fasse quelque chose.
Faire quelque chose ?
Quoi ?
T'en occupe pas.
Il faut la coucher.
Faire quoi ?
Tim, on peut faire des choses.
- Pas ça, t'entends ? - Ça me regarde.
J'ai pris des pilules.
- C'est pourquoi je suis couchée. - Et sans m'en parler ?
Faut-il ta permission pour ça ?
Et comment ! Alice est au courant ?
- Laisse-la ! - Tu es au courant ?
Laisse-la ! Elle passe la nuit avec moi.
- Non, je connais ses pareilles ! - Ça veut dire ?
Je me comprends... Fous-lui la paix !
Regarde ce que tu as fait ! Laisse Alice tranquille !
Elle me dégoûte !
Beryl, je m'en vais.
Il dormira à la cuisine !
Je ne dormirai nulle part ! Pas la peine de m'attendre !
Parfait !
Sale garce !
J'ai besoin de femmes.
Non ? Allez...
Ça tient de famille. Tenez, mon frère...
Il paie un tas de pensions alimentaires.
Moi, je suis malin.
Vous savez qui m'attend chez moi ?
Le percepteur ?
Percepteur... Il est drôle, Wally, hein ?
Au pieu avec la bourgeoise ?
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