The first 200 lines.
un Macropus Film, Phoenix MIT production avec ZDF, MTV
Producteur: Co-producteur:
La Révolte de Job
Livret:
Acteurs:
Décors:
Son:
jdition:.
- Regardez-ce gros, là-bas, Ros! - Les gros sont toujours paresseux!
Musique:.
Experts:
Image:.
Metteurs en scene:
Lequel choisissez-vous?
Peut-etre celui-là, là-bas.
- Et ceux-ci, qu'est-ce que vous en dites ?
- Je vous les recommande Monsieur Job.
De toute facon, je risque ma place.
Et là, ce petit blond peut-etre?
- Il est venu l'annee derniere dans notre orphelinat.
Son pere, sa mere avaient la tuberculose.
- Pour ces deux beaux taurillons monsieur l'avocat.
Ne soyez pas si difficile, Madame!
De toute facon je dois dater le contrat d'adoption au moins
cinq ans en ariere, en 1938.
Cet enfant n'etait meme pas ne alors.
- Un juif ne peut pas adopter un enfant de nos jours.
Et surtout pas un chretien, Ma^itre.
Et pourtant c'est ce qu'il me faut.
Un chretien. A qui je peux leguer tout mes biens.
Moi, s'il vous plaît!
- C'est un chien enragé, il va vous mordre! Que l'Eternel nous en préserrve!
- Ne vous en mêlez pas, Rosa. - Quel bon oeil, Monsieur Job!
ll est bien un peu sauvage, mais pour ce qui est des bêtes, il s'y conna^it.
Il est un peu pâlot.
Alors on le prend, Monsieur le Directeur.
L'avocat va établir les papiers.
L'acte de baptême, qu'on le joigne, je vous prie.
Reste tranquille !
Lâchez-moi !
Il est sauvage !
- On va faire les papiers pour les taurillons.
On boira un coup pour fêter à la Couronne.
- S'il lui arrive du mal c'est vous qui êtes responsable !
Lâchez-moi ! Où m'emmenez-vous ?
Je n'veux pas !
Hé ! Toi !
- Quel descendent. Vous l'avez bien choisi, Job.
- On ne choisit pas ses descendants. C'est l'Eternel, qui les donne.
Viens ici, si tu n'as pas de ma^itre. Multiplions-nous.
C'est le jour pour se multiplier.
Moi, j'en ai assez.
Ou le chien, ou l'enfant ou moi !
- L'enfant. Le chien apparrtient à l'enfant.
- Vous avez perdu la tête ! C'est un petit animal sauvage.
- Lorsqu'on l'a acheté, je l'ai tout de suite remarqué.
L'Eternel a mis en les étincelles des deux petits taurillons,
pour nous donner un signe. Pour qu'on le reconnaisse!
La vieille vache aurait suffit.
Le directeur l'aurait aussi donné pour la vieille vache.
Pour la vieille vache?
- Si c'avait été ses étincelles à elle qui auraient jailli en lui,
- Tu entends la vieille femme ? Elle veut avoir plus d'esprit que l'Eternel!
Vous l'auriez eu pour un mouton aussi.
Pourquoi ne dites vous pas pour une oie !
Allez ! Saute !
Ah, toi! Marche sur tes pattes â toi !
Allez !
Et toi, va-t-en avec les moutons !
Avant vous criiez > et maintenant voilà ce que vous faites.
Là où le Seigneur donne des enfants, il donne aussi des soucis.
Tu m'entends, si dans le village on te demande de qui tu es
dis que tu es de Oncle Job, qui t'a acheté pour deux beaux taurillons.
Ensuite tu ajoutes tout de suite :. mais je ne suis pas juif.
- C'est ce que vous lui enseignez ? - Oui, c'est cela.
Apporrte le crochet ! Vite !
Pousse les vers la gauche, vers la gauche !
Laisse faire le chien !
Arrête ! Arrête-toi, Sainte Marie ! Arrête !
- Ils courent vers le terrain d'inondation.
Arrête !
Nous n'allons pas être de retour pour le sabbat !
Ilka, où est Jani ?
- Mère Rosa ! Il a voulu m'attraper aux nichons.
Seulement pour regarder.
- Toi, si tu touches encore une fois à la fille, je te fiche dehors.
- Un enfant, il faut l'enfanter chaque jour, votre corps ne le sait que trop bien, Rosa.
- Attends ! Arrête-toi ! - Lâchez-moi !
Jani ! Attrape-le !
Qu'est-ce qu'il y a ? Il te faut de l'eau ?
Lâchez-moi !
Tu es tout mouillé.
- Alors, Lackó, tu habiteras ici chez nous.
Toi aussi, et ton chien aussi. Vous serez bien ici, tu verras.
Voilà :. Ia maison.
Là c'est la Maman et moi, c'est le Papa.
Du bon lait sucré tu es sûrement affamé.
Je n'en veux pas.
- C'est bien dommage, Lackó. Il y avait du lait, il n'y en a plus
- Ne pleurez plus ! C'est pas bon ça pour moi.
- Tu seras mieux avec moi ,â l'étable et ton chien aussi
là vous-vous habituerez â la maison.
Je viens pas
Pourquoi ?
Parce que j'ai peur.
N'aie pas peur.
- Le sabbat est arrivé il faut allumer des bougies pour Dieu.
C'est qui ?
C'est, c'est... allons, viens.
Le samedi Dieu est enfermé dans l'église juive,
parce que c'est le sabbat.
Qu'est-ce que tu es lourd !
Dimanche c'est dans l'église protestante,
parce que c'est la Sainte-Cène.
- Mais ça, dis-le à personne. - Pourquoi ?
Allons, il faut donner à manger aux bêtes.
Oust ! Mange. On va le libérer.
- Bon, mais qui ? - Eh ben ! Le bon Dieu !
Bon, mais pourquoi ?
Si tu veux, moi je vais manger cette fleur.
Si tu veux, je vais la goûter
Mais moi, je vais manger aussi cette fourmi.
- Elle t'en donnera, la maman Rosa de manger des fourmis.
Sucre d'orge, épices, clous, limes !
- Toute notre vie s'est passée à lutter pour avoir une descendance, un héritier.
Tu connais les sept tombes dans le cimetière.
Cette femme a accouché sept fois et a enterré sept fois.
Ça suffit !
C'est ce que tu dis au Tout-Puissant ? Nous ne discutons plus !
- Non. C'en était vraiment assez. Nous n'avons plus rien à attendre.
Nous avons tout fait, Mendele.
Pourquoi l'Eternel a-t-il laissé mes sept enfants en Egypte ?
Laisse-moi continuer mon chemin.
Je n'écoute pas ce que tu dis, blasphémateur !
Ne fais pas le rusé, Job !
- Me suis-je rouspété ? Nous avons élevé des poulets, des oies, des moutons.
Mais je voudrais élever un homme pour l'Eternel, au moins un.
Jusque-là je ne veux pas mourir ! Mais il est possible que ce soit déjà trop tard.
- Car l'ange de la morrt est descendu sur le peuple d'lsraël.
Un esclavage plus dure que celui de Babylone
Ne nous interrompez-pas, Rosa
Le colporrteur polonais l'a bien dit :.
Hitler apporrte une plus grande menace sur nous, que ce qu'avait connu Daniel.
Nous n'avons plus de temps.
Et si le Créateur me demande :. es-tu accompli ?
C'est toi qui veut répondre â ma place, Mendele ?
Alors moi je dirai :. tu ne m'as pas donné de postérité,
alors je me la suis procuré, afin de m'accomplir.
Mais tu t'es procuré un enfant goy.
Et si c'est le Messie ?
Tout garçon peut être Messie, qu'il soit juif ou qu'il soit goy.
- Tu aurais mieux fait de prendre un de ses quinze enfants.
Tous sont des garçons.
- Un loucheur ? C'est à Braun que l'eternel les a donnés.
A moi, il m'a donné des taurillons et j'en ai acheté un petit homme.
Oui, oui, mais incirconcis.
- Mais ce petit morceau de peau, qu'est-ce que ça peut compter pour le Créateur ?
ll le circoncira, s'il le veut.
Si Israël surrvit.
Je suis incapable de mourir sans descendant, sans héritier.
Ta volonté l'a donné, ta volonté l'a pris,
Pourquoi ne m'as-tu pas laissé Ia chance de les élever.
En quoi ont péché mes petits agneaux ;
De qui parlez-vous, Job?
Donne à sa vie leur vie à eux.
Pour tous les mérites de ces petits saints
fais qu'il vive dans le bonheur, donne qu'il nous surrvive, Eternel.
- De qui parlez-vous Job, des deux taurillons ?
- Que toutes les étincelles de vie jaillissent en lui
afin qu'il croisse jusqu'au firmament.
Rens plus noble le soumis, apprivoise le sauvage.
Sois toi mon compagnon, mon Dieu.
Dorka!
L'enfant ?
- Le soir il va dans les roseaux. Je le ramène avec Ilka.
ll est furieux comme un chien enragé. Je l'enferme ici dans l'étable des moutons.
ll était là.
Imbécile, espèce d'abruti !
- Vous avez passé l'aube avec les morrts, vous n'en finissiez plus avec vos prières,
c'est en vain que je vous appelais sans cesse.
- Vous l'appelez en vain, il s'est noyé dans le marécage.
- Le soir il va dans les roseaux je le ramène avec Ilka.
- Le prix de deux taurillons. Le diable t'emporrte !
Je vais déduire le gosse de ton salaire.
Peut-être la rivière l'a emporrté.
- Sorrtez de ce marécage, Rosa. Sorrtez ma chèrie.
- Quelle témérité que notre joie. Trop hâtive, hélas !
Lackó!
- Allez, sorrtez Rosalie ! - Un silure l'aura dévoré, le petit.
- Vous vous lamentez après votre héritier, tout à l'heure vous ne pleuriez que vos taurillons.
Lackó!
- C'est ça. C'est bien ça. La postérité des taurillons.
Espèce de vieille femme avare !
Si j'étais le Créateurj'enverrais Ia peste sur votre troupeau!
- Laissez-moi, ne me touchez pas ! Je préfère me noyer.
- Soyez heureuse ! L'un des taurillons avait une taie sur un ooeil.
- C'est déjà quelque chose. Vous vous étiez bien gardé de le dire jusqu'à présent.
Lackó!
- Vieux tricheur! Escroc! Maintenant on l'a écopé, hein!
On veut fourrer son nez parrtout. Tu entres dans le marais.
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