The first 145 lines.
Hé !
- Salut, Kenny ! - Aldo, ça va ?
Ça va ?
- C'est pour toi. Ils vont à la mine. - Ah.
- T'as pensé à mon eau de Cologne ? - Je n'ai pas trouvé le grand.
J'ai pris deux petits.
Merci.
Salut, Kenny !
Vous venez d'où ?
Alaska, et toi ?
Québec.
Canadien ?
Français.
- N'oublie rien. - Non.
- Hé. - Ouais.
Tiens, c'est pour toi.
Evan !
Merci.
Vous avez déjà bossé dans une mine ?
Non.
Elle est loin, la mine ?
Environ une heure.
Donahue !
Howard !
Lacourt.
Aldo Sévenac !
Aldo ! Aldo !
Une culotte. J'en ai pas vu depuis longtemps. C'est pour moi.
- Tiens. - Merci.
Aldo vous montrera quoi faire.
Tout le monde vient de partout.
Lui d'Allemagne, lui de Californie.
Prenez les deux lits libres au fond.
Une vraie petite fée du logis.
Aldo, viens.
Hé !
Fais-moi monter un autre compresseur !
Demain, c'est la paie.
- J'en ai vu de meilleures. - Pourquoi t'es toujours fauché, alors ?
Parce qu'un jour, j'ai rencontré quelqu'un
qu'il aurait mieux valu que je rencontre pas.
Ils disent tous ça !
Aldo Sévenac.
Sept jours, plus les heures sup'.
Signe ici.
James Craig.
Ici.
- Six jours et heures sup'. - Merci.
Brian Diamond, time.
Signe ici.
Un filon à nous, ce serait mieux.
T'as raison, grand-père.
Mais j'ai fouillé tout ce pays
et si j'en avais troué un, je serais pas ici.
Une autre mauvaise rencontre.
Sous le camion !
Hé !
Là-dedans ?
La gare est loin ?
600 km.
À la gare, on partage l'or.
Toi et moi, on a jamais travaillé ici, d'accord ?
Doucement.
Allez.
On va passer la nuit ici.
Un coyote.
C'est l'heure ?
- Non, j'ai des crampes. - Oh.
C'est mauvais pour les crampes de se lever.
Tends tes jambes, comme ça.
Et ça passera.
Ça sent le brûlé.
Toi, le pilote de course, tu sens quoi ?
Le brûlé.
- C'est quoi ? - L'embrayage.
OK.
Je vais essayer. Tenez-la.
Prêts ?
Hum.
Je vois rien, descends plus bas.
OK.
Non, on va rester là et évaluer les pertes.
Oui.
- Attendez. - Oui.
Il ne reste plus rien à l'intérieur. Tout a été détruit.
Les archives restantes ont été brûlées.
On va rester deux heures de plus.
L'hélico cherche toujours. Aucun signe de survivants.
On va évacuer ces gens.
C'est fini, tout le monde. On va vous faire rentrer chez vous.
Il ne reste plus rien ici. Ne touchez à rien, merci.
Tout le monde, monsieur.
C'est moi qui ai sonné l'alarme.
- Merci. - Au revoir.
Vous êtes tous une bande de salopards.
Plus vous avez de bonnes intentions,
plus les femmes doivent se méfier.
Faudrait pas non plus essayer de me faire
le coup du camion bloqué à la frontière.
On me l'a déjà fait.
Voilà, monsieur.
- Bonjour. - Bonjour, je suis tout de suite à vous.
- Et voilà le travail ! - Ça, les mecs !
Et…
hop !
- C'est pas vrai ! - Ben si !
Je rêve, donc !
Et cette fois-ci, on peut savoir d'où tu viens ?
D'assez loin. D'assez loin, oui.
Hop !
Vous allez boire ça ?
Tenez, ma belle.
Payez-vous !
Alors cette fois, ça y est vraiment ?
Et…
Comment ?
Je t'expliquerai.
Quand la baronne va savoir ça !
Au fait…
- Comment elle va ? - Elle dort.
- A cette heure-ci ? - Elle voulait plus fermer.
Alors, on est de jour, de nuit, à tour de rôle.
Elle dort…
- seule ? - Ah, oui !
Enfin, en général.
Ah.
- Bon, ben je vais monter la voir. - Non, écoute.
Ce serait mieux que je prépare le terrain.
Ah bon ? Quoi, elle serait devenue émotive ?
Non, c'est pas le mot juste, mais…
- Mais ? - Mais… j'y vais.
T'inquiète !
- Je monte. - Je vais faire une petite course.
- T'inquiète, je monte ! - C'est ça !
J'y vais !
Notre vie est un bouquet de violettes qui ne se fanera pas.
C'est pas mal, ça.
Ou alors,
qui se fanera si on y croit pas.
C'est mieux, ça.
Les clés sont sur la porte.
Baronne, ce bouquet de…
Alors ? Toujours aussi doué pour amuser les dames ?
Aldo ?
T'as bien dormi ?
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