The first 200 lines.
Ton problème, c'est que tu parles toujours de X mais que tu penses à Y.
Faut que tu apprennes à parler de Y. Laisse tomber X. Il s'en tirera bien tout seul.
- De quoi tu parles ? - Je te demande de t'écouter.
Ce que tu dis et ce que tu crois dire. Contrôle, contrôle...
Dis-toi bien qu'on ne peut rien contrôler ! On vit dans le chaos !
C'est notre problème à tous !
Regarde autour de toi. Il n'y a personne ici qui ne cherche à contrôler.
Et contrôler quoi, tous autant qu'ils sont ?
Ils essaient de contrôler leur peur.
Merci pour le match.
Tu es mon meilleur ami. C'est important. On en reparle.
- Bonne nuit, Mack. - Bonne nuit, Vanessa.
Je n'ai pas tari le sujet.
Pourquoi dès qu'un homme a du succès dans un domaine,
il croit tout savoir ?
Sois prudent sur la route.
...sur ce sujet.
Les missiles peuvent accomplir, à moindre frais,
avec une plus grande précision et bien moins de victimes,
la mission qu'un pilote était censé exécuter, et d'ailleurs exécutait, jusqu'ici dans les guerres.
Or l'armée de l'air est réticente à tout changement.
Papa sera bientôt là. Le match est fini.
- Tu ne révisais pas ton anglais ? - Si, mais j'avais la radio.
Tu passes me prendre demain ? À... 4h30 ?
4h30 ? Derrière l'école ? Tu n'as trouvé personne d'autre ?
J'essaie, mais c'est dur de faire concorder les horaires.
Et c'est dur d'agencer mon après-midi pour venir te chercher.
- Je travaille à l'hospice des vieux demain. - J'essayerai de trouver quelqu'un.
C'est un peu tard mais...
Merci. M'man, tu devrais apprendre à t'organiser.
Et je me cache au Honduras
Je suis un homme désespéré
Envoyez avocats, armes et blé
Merde ! Ça va chier
Ça va, ça va !
Ah, merde...
- Renseignements... - Bonsoir. J'ai besoin d'un dépannage sur...
je ne sais pas, disons Inglewood.
Allô ?
Merde !
Oui, Buckingham.
Mais attention, c'est à un kilomètre à l'ouest, je dirais.
Restez près de votre véhicule. Nous serons là dans 25 minutes.
J'entends bien, mais d'ici là, j'ai le temps de mourir dix fois.
Voulez-vous que j'appelle la police ?
La police ?
Non, il ne s'est rien passé. Mais faites vite.
Entendu.
S.O.S., S.O.S., on coule !
- T'as besoin d'aide ? - Belle caisse ! C'est une des nouvelles Jap ?
- Oui. - Oui pour l'aide ?
Ou oui, c'est une Jap ?
Merci. Non, j'ai déjà appelé le dépanneur et la police.
T'as appelé la police ? Quoi... ?
Sur ce téléphone, t'as appelé tout ce monde-là ?
T'as aussi appelé ta mère ?
- Il a pas chômé, hein ? - Je vois !
Ça m'irait bien, une bagnole avec téléphone.
Tu veux qu'on t'emmène ? Qu'on sorte les pinces croco ?
Ouais, les pinces croco !
Il est nerveux ! Pourquoi t'es nerveux comme ça ?
Il a peut-être de la came et il a peur qu'on le coince.
Ou qu'on lui fasse la peau.
Laissez-le tranquille !
C'est ça, mamie ! T'as raison.
Tu veux pas descendre de la bagnole ?
Tu préfères que Jim t'aide ?
Ou tu comptes y finir tes jours ?
Vous voulez quoi ? Mon portefeuille ? Ma montre ?
- C'est du toc, je vous l'offre. - Je veux que tu descendes de la bagnole.
- Allez, qu'on en finisse ! - Tout de suite, enculé !
- Qui d'entre vous a appelé le dépanneur ? - Moi. C'est moi.
La voilà. Elle m'a lâché ici.
C'est moi qui ai appelé.
- C'est vous. - Oui.
Eh, vieux, on se démerdait bien sans toi.
C'est la batterie ?
Vous étiez à l'arrêt et elle n'a pas voulu repartir ?
Non, non. Elle m'a simplement lâché.
Je vais devoir l'embarquer.
- Tu me cherches ? - Et comment ! Tu l'as dit !
- Ça fait pas un pli. - Hein ? Tu me cherches ?
Non. Absolument pas.
Je travaille. C'est comme ça que je gagne ma vie.
Je prends mon camion, et je fais mon boulot.
Et je veux que ça se passe aussi bien que possible.
C'est déjà assez dur comme ça.
Vous êtes au point mort, frein à main desserré ?
C'est des conneries ! Il déconne !
Où on va, là ? C'est foutu !
Montez dans le camion, vous rentrez avec moi.
- C'est à toi qu'il faut parler ? - On décide tous ensemble,
- alors arrête tes salades. - Ouais, on t'emmerde !
C'est à toi qu'il faut parler ?
C'est bien ce que je pensais.
J'ai une faveur à te demander.
Je te demande de me laisser partir.
Ce camion, j'en suis responsable.
La voiture aussi, maintenant qu'elle y est accrochée.
Le moindre pépin, c'est moi qui trinque. Tu me suis ?
Tu me prends pour un imbécile ? Réponds, on discutera après.
Écoute, je ne sais rien de toi, tu ne sais rien de moi.
Je ne sais pas si tu es un imbécile ou un génie.
Mais je sais une chose : j'ai à faire, et toi, t'as le flingue.
Donc, je te demande une faveur pour la deuxième fois :
laisse-moi partir.
Je vais te l'accorder, ta faveur.
Et souviens-t'en, si jamais on se revoie.
Mais d'abord, j'ai une question à te poser, et réponds-moi franchement.
Tu me demandes une faveur en signe de respect ?
Ou tu me la demandes parce que j'ai le flingue ?
Mon vieux... C'est pas comme ça que ça marche, en principe.
Tu l'ignores peut-être mais, en principe, c'est pas comme ça que ça marche.
En principe, je devrais pouvoir faire mon boulot sans rien te demander.
En principe, il devrait pouvoir m'attendre sans que tu le braques.
En principe, tout devrait se passer différemment.
Alors, ta réponse ?
T'aurais pas le flingue, on serait pas là à discuter.
C'est bien ce que je pensais. Pas de flingue, pas de respect.
C'est pour ça que j'ai toujours un flingue.
Merci.
Vous m'avez sauvé la peau.
On est vernis tous les deux. Ça aurait pu mal finir.
Où va le monde ?
Ce quartier s'est complètement déglingué.
C'est tout le pays qui se déglingue.
Ma sur et ses enfants habitent près d'ici.
Hé ! Ça n'intéresse personne, votre petite excursion.
On parlait de ma prochaine opération.
- Vous irez au Grand Canyon ? - Et le parc de Yosemite ?
Si vous allez voir les alligators près de Tallahassee, dites à Ivar que...
Salut, maman.
- Salut, mon petit. Ça va ? - Ça va.
- Quelle heure est-il ? - 11h30.
- Quoi de neuf ? - Quoi de neuf... ?
Kelley entre chez les Éclaireuses l'an prochain.
Il faut que je lui achète un uniforme.
Je vais me coucher.
- Dors bien, mon bébé. - Bonne nuit, m'man.
Les Lakers ne tenaient pas la forme.
Mais une défense en béton et ces fameuses passes longues
ont catapulté L.A. parmi les sérieux concurrents de la poule ouest.
Ils ne sont plus qu'à un jeu et demi des Blazers après Orlando.
Les Magics ont mis la gomme ! Scott a marqué 6 paniers de loin.
L'équipe de Dunleavy avait 10 points de retard.
Voici Johnson, il rate son panier, Divac ne récupère pas, Magic dégage.
Sam Vincent d'Orlando. Trois contre un. Iceman.
Jerry Reynolds déborde Teagle. Guokas a fait une excellente partie.
- Salut, les gars. - Mack ! Tu as un problème ?
- Ça va. La voiture m'a lâché. - Où ?
- Près du Forum. - Oh, merde.
- Roberto... - Sur Manchester Boulevard ?
Non. Comme un âne, j'ai pris un raccourci et je me suis paumé.
- Dans un coin que tu ne connais même pas. - Merde ! Et là, tu en es sorti ?
Oui. Je suis à une station d'essence.
T'as du pot d'être encore en vie, papa.
- Roberto, je peux parler ? - À demain, papa.
Bonne nuit, mon gars.
- Tu veux que je vienne ? - Non. Si besoin est, je prendrai un taxi.
Couche-toi. Je te raconterai demain mon aventure.
Aventure ? Mack ! Que s'est-il passé ? Tu n'as rien ?
Ça va. Va te coucher, ma chérie.
- Je t'aime. - Moi aussi.
On peut nager tous les jours dans l'océan, et tout baigne.
Et puis un jour, un jour, on se retrouve nez à nez avec un requin.
Le requin n'éprouve ni haine ni rien.
Pour lui, on est de la nourriture. On ne hait pas un hamburger.
Ces gamins, sur la route, ils n'ont rien à perdre.
Si on nage et qu'on se retrouve nez à nez avec eux, eh bien...
Ça ne sert à rien de s'inquiéter. Comme pour les avions qui s'écrasent.
C'est réconfortant. Merci.
Il y a tellement de façons de mourir.
Surtout dans cette ville.
Chaque soir, je m'étonne qu'il y ait encore des gens en vie.
Mais les gens ne sont peut-être pas si fragiles.
La vie a toujours été assez brutale, mais les gens continuent !
Vous êtes déjà allé au Grand Canyon ?
- J'ai toujours voulu y aller. - Moi, j'y suis allé.
- C'est à peine à neuf heures d'ici. - Oui. On voulait y emmener mon fils.
- Quel âge a-t-il ? - 15 ans.
15 ? Il ne voudra probablement plus y aller avec vous.
Mais plutôt avec des amis ou sa nana. Vous avez loupé le coche.
- Comment s'appelle-t-il ? - Roberto.
Comme Roberto Clemente.
Sans blague ? !
Vous devriez aller au Grand Canyon.
- C'est si beau que ça ? - Oh, c'est beau.
Mais là n'est pas la question. On peut s'asseoir juste au bord. Je l'ai fait.
J'ai tout fait : j'y suis descendu, j'y ai passé la nuit.
Mais ce qui m'a conquis, c'est de m'asseoir au bord de ce gouffre.
Ces rocs... ces escarpements... C'est si vieux.
Ça a mis si longtemps à prendre cette forme. Et ce n'est pas fini !
Ça continue pendant qu'on est assis devant.
Ça continue pendant qu'on est assis là, dans cette saleté de ville.
Assis au bord de ces falaises, on voit à quel point on est tous insignifiants.
On a la grosse tête, à croire que ce qu'on fait importe.
Que notre passage sur terre comptera pour ces montagnes.
On existe depuis une fraction de seconde, tous autant qu'on est.
Et chacun d'entre nous ? Un temps trop court pour avoir un nom.
- Merci de me remonter le moral ! - Ouais.
No comments yet. Be the first to leave one.