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M., vous voulez des timbres tuberculeux? - Tuberculeux!
C'est contre les tuberculeux. - C'est pour le cancer.
Eh bien, vous n'êtes pas des rapides, les gars de Longeverne.
Il y a ceux de Velrans qui m'en ont fourguê deux carnets.
Pourquoi que vous achetez aux Velrans puisque vous êtes de Longeverne?
Parce que les malades, ça n'attend pas. C'est quelque chose la maladie, tu sais.
Oui, c'est quelque chose. Ah, attention. Quand on a la santê, ça va bien,
mais quand on l'a plus, la maladie, c'est quelque chose.
La santê, ça va toujours, mais la maladie, là alors, c'est quelque chose.
Ça va bien quand on a la santê.
Lequel qu'on attaque? - Le curê, il ne pourra pas refuser.
Monsieur l'Abbê. Vous voulez-t-y des timbres? C'estune bonne action.
Oh la vache. Lui aussi, il en a dêjà! En plus, il nous a faitrater Nestor.
Courons-y aprês. Il monte le raidillon à pied.
Monsieur, Monsieur! - Ben alors, ça c'est quelque chose.
Me vendre des timbres à moi, je vous en remontrerai moi.
Bande de salauds de Velrans! C'estnotre facteur.
Vous n'avez pas le droit de lui en vendre.
Un facteur, c'est à l'Etat d'abord. - Parfaitement, c'est à personne.
Etrêpête qu'on est des salauds. - Salauds!
Chaque Longeverne estune couille molle. - Qu'est-ce que ça veut dire?
Ettoi, Longeverne, couilles molles.
Les Longevernes sont des couilles molles!
Eh, voilà le premier coup qui sonne.
Salut, les Gibus!
C'estles Velrans, ils nous ont canardês avec des pierres.
Etils ont faittomber le facteur.
Ils nous onttraitês de noms d'oiseaux! - Ce n'êtaitpas un nom d'oiseau!
Alors, c'êtaitun nom de quoi? - On saitpas ce que ça veut dire.
Il n'y a qu'à demander Lebrac! - Oh oui.
Qu'est-ce que tu veux?
Alors? Qu'est-ce que tu veux?
Monsieur, ily a combien de gros mots qui commencentpar"C"?
Et c'est à moi que tu demandes ça. Je ne connais pas de gros mots, moi.
Oh, eh dites, he.
Ce qu'il faut savoir, c'est si c'estune grosse insulte.
Mais "molle", pourquoi "molles"? - Pourquoi, comment, on s'en fout!
II faut savoir si c'estune insulte! - Eh, les gars!
Même le matire ne saitpas ce que c'est. - Idiot. Tu as êtê lui raconter ça, toi?
Oui, mais je ne le lui ai pas dit en face! - Pas con, le Tigibus.
Gaston. Viens voir.
Ou estton pêre? - Par là.
Tu vas voirton pêre ettu dis: Papa? Llte donnera un bonbon pour la peine.
Il faudra que je te l'apporte? - C'estpas la peine. Tu peux le garder.
Couille molle, couille molle, couille molle...
Papa, papa!
Allons, silence!
Alors, La Crique, ça vient ces comptes? - Oui, M., même que c'estpas compliquê.
Eh, Camus, tu les vois ressortir? - Non.
Crocoules, Tintin, zêro de vendu. Camus, un de vendu.
Tiens, ça va dêpareiller les comptes. - Le voilà!
Assis, toutle monde! Avos places. Camus, assis.
Ils vontvoir un peu, ce soir, si on est des couilles molles.
Allez-y, les gars!
Tu as pensê aux craies comme j'ai dit? - Plein les poches!
Eh, les gars, ben attendez-moi quoi! - Il a bien fallu que je l'emmêne,
pour qu'on me laisse sortir. - Tu as l'air fin avec ça, toi, en route!
Allez! - Pourquoi qu'on ne prend pas le chemin?
C'estplus court. - On va se dêchirer le froc.
Tu marcheras comme toutle monde. Qu'est-ce qui commande ici, non?
Je n'ai pas dit que je ne venais pas! Mais c'estvrai, pour avoir des chefs,
on devraitvoter. - Non, mais tu rigoles, dis!
Qui est-ce qui connatiles grades, ici? - Moi. Y a capitaine, c'est fort.
Je connais un gars qui est adjudant. Vachementintelligent, il a son certif.
Le plus fort, c'estpremiêre classe! Soldat de premiêre classe!
Lly a des soldats de deuxiême classe?
Alors quoi, on vote
ou on choisit chacun son grade? - On choisit.
Je choisis le colonel de deuxiême classe. Non, le colonel machine à vapeur.
Non, le colonel fourgon à bagages. - Oh, vous commencez à nous enquiquiner!
II fautbien qu'on ait des chefs.
Le chef est celui avec le plus grand zizi.
Tu n'as qu'à regarder les chiens, puis les boucs, puis les renards.
Toutle monde quoi!
Allez, les gars, ôtez vos godillots. - Qu'est-ce qu'on va leur faire?
Tu le verras bien.
Allez, toi, vas-y, passe en avant! - Qui? Moi?
Un môme avec une timbale esttoutnaturel etil rentrera dans sa cambuse.
Mais qu'est-ce que je vais lui dire, moi? - Mais rien. Tu n'as qu'à passer.
Tu es Colonel? Alors, tu n'as qu'à obêir. - Oh ben alors, mon vieux!
Sij'aurais su, j'aurais pas venu.
C'esttoi qui fais gueuler les chiens comme ça!
Mon frangin. Qu'est-ce qu'on va lui faire?
Oh, mon pauvre petit. Tiens, là, assieds-toi.
Tu as perdu ta langue? - C'estla commotion.
Tu lui fais de ces peurs aussi. Il fauttoutle temps que tu gueules.
J'ai pas gueulê, j'ai causê. - Tu aurais mieux fait de te taire.
Ça va pas lui rendre la parole. - Je te dis que tu l'as commotionnê.
Il n'y a qu'à lui donner une petite goutte.
Couilles molles.
Le calva, ça n'a jamais fait de mal à personne.
Avec ça, tu vas cavaler comme un lapin, tu vas voir.
Couilles molles.
C'est chez l'Aztec des guês, qu'il est. - Tantpis, on y va.
Allez faire le guet aux quatre coins etpasse-moi la craie.
Reste avec moi, des fois que je fasse des fautes d'orthographe.
Ça va mieux? Commentte sens-tu?
Qu'est-ce qu'il dit?
Ben, qu'est-ce que tu dis? - J'ai renversê mon lait.
Oh, c'est son lait qui le tracasse. - On va lui en redonner, nous, du lait.
On va t'en redonner-nous, du lait. Henri, prends sa timbale
etva la remplir à l'êtable! - Quoi, je fais mes devoirs.
Je te dis d'aller lui chercher du lait. - Je n'ai pas de service à lui rendre.
Eh ben, c'est ce qu'on va voir. - Oh, mon vieux, alors!
Etpuis fais encore un peu plus de bruit, oui!
C'estbon, la goutte! - Ah, tu ne craches pas dessus, hein?
Non!
Eh, une bagnole! - Je m'en fous. J'ai fini!
Oui, etpuis pour effacer ça,
mon vieux, hein? - Mon p'tit frangin!
Salut, Messieurs-Dames. Mon pantalon est dêcousu,
si ça continue. - On l'a remis d'aplomb, nous autres.
On verra l'trou. De mon pantalon qu'est dêcousu
si ça continue! - Il estrond comme un boudin.
Mon pantalon qu'est dêcousu.
Chut! - La pêche, c'estla pêche...
Tigibus, ton pêbroque!
Ben alors, ça vient?
Puis les vers! - C'est assez comme ça?
Oh, on se voit! Les poissons, ils nous voient comme on estpour de vrai,
ou comme on se voitlà-dedans? - Qu'est-ce que ça peut foutre?
Si ils nous voient comme ça, ça doitleur flanquer la trouille!
Les Velrans! - Eh, montrez-vous voir un peu.
Tas de fendus, fainêants, pourris!
Pas besoin de hurler, grande crevure! - Crevure, toi-même.
Essaie d'approcher un peu. - On sentvotre pourriture d'ici!
Etta sœur? - Elle pisse bleu!
Ta maison ou que vous restez esttoute "grevêe" d'hypothêques.
Hypothêque toi-même. - Alors, c'est aujourd'hui
que vous abordez? - Vous y croyez vous, au dêbarquement?
Attendez à demain. Tas de peigne-culs de Velrans!
Mais oui, on vous foutra la trempe, les couilles molles de Longeverne.
Tous derriêre le pêbroque, les gars.
Ça alors, c'estpas rêgulier.
Barrons-nous, les gars. C'estle pêre Schaeffer, il estbigleux!
Camus, prends les rames. Tigibus, planque-toi, Boulot, tu fais quoi?
Chouette.
Tu as trouvê le prix du kilo de pommes? - Oui, Monsieur. 950.000 francs.
Puis des virgules.
Alors, c'estla guerre!
Alors, c'estla guerre! - Ce soir à la sabliêre!
Ou ilva? - Pourquoi qu'il ne va pas dans ses vêcês?
Pas la peine d'en avoir des "exprês"!
Acul les Velrans!
Dis-donc, t'es pas un peu dingue, non?
Mes lunettes, les gars. Vous n'avez pas vu mes lunettes?
Non, planquez-vous là. Je vais essayer d'en attraper quelques-uns.
Allez lui barrer le chemin à ce fondu là!
Attention les gars, ça va viendre.
Hourra. On a chopê Migue-la-Lune. - Hourra!
Tu es cuit, Migue-la-Lune. - Au poteau, Migue-la-Lune.
Alors, vous torturez les prisonniers?
Ett'as encore rien vu. Camus, passe ton couteau.
Qu'est-ce que tu vas me faire? - Allez, reculez vous autres!
Faut que toutle monde voie.
Alors, qu'est-ce qu'on lui coupe? - Les oreilles! La langue! Le tarin!
Puis le zizi. - Situ me touches, je le dirai...
au curê! Puis au maire du pays. - Tu n'auras plus de langue.
Ni de zizi! - Les gars, on commence par le haut?
Les oreilles d'abord! Tenez-le bien!
Oh non, fais pas ça, Lebrac! - Trouillard! C'estle dos du couteau!
Tu n'as pas honte? - Ils sonttous comme ça dans ton bled?
On devraitle foutre dans une grotte ou qu'on iraitpêter chacun son tour,
ça feraitune chambre à gaz.
Etmaintenant, on passe aux choses. - Oh, non!
Aux choses sêrieuses. Oreilles, tarin ou ton zizi, j'en ai rien à faire.
Il n'y a qu'une chose qui compte chez l'homme, c'estl'honneur.
Et dans 5 minutes, tu ne seras pas fier. - Oh non. Lebrac, ne fais pas ça.
Ou va-t-il cherchertout ça?
Hourra!
Allez, etmaintenant, va voirton maire etton curê.
La Victoire en chantant
nous ouvre la barriêre
la libertê guide nos pas
et du Nord au Midi,
la trompette guerriêre
a sonnê l'heure des combats!
Quatriêmement être inscrit sur la liste êlectorale de sa commune.
Eh, Lebrac! - Quoi?
Les Velrans ont dit qu'ils reviendraient. - Eh bien, ils prendrontune autre trempe.
Prêviens les autres. - Lebrac! Que faut-il
pour être êlecteur?
Je t'ai pourtantprêvenu, Lebrac! Attention aux retenues.
Ce soir à la sabliêre.
Ça vient? Que faut-il pour être êlecteur?
II faut savoir sa gêographie. - Qu'est-ce qu'ily a, Bacaillê?
Ça ne faitpas de mal de la connatire. Mais ça ne suffitpas pour être êlecteur.
Ah, faut être du pays. - Quel pays?
Faut être de la France, là-bas, Monsieur. - Oui. Bon, situ veux.
Ensuite?
II ne va pas se faire coincer un jour de bagarre, non?
Lebrac, toi, tu peux être êlecteur? - Oh non, Monsieur.
Pourquoi?
Parce que tu n'as pas encore de poils au cul.
Qu'est-ce que tu dis, La Crique? - Je dis que... que...
M., c'estparce qu'il esttrop jeune.
Grangibus, retenue aprês quatre heures. Et Lebrac êgalement. De quoite mêles-tu?
Monsieur, c'estmoi qui ai soufflê. - Eh bien, tu resteras avec eux.
Ha, 3 de moins pour la châtaigne. Je prendrai le commandement.
Être inscrit sur la liste êlectorale de sa commune...
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