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L'OBSÉDÉ
Propriété à vendre
C'est sans doute pour son isolement
et son éloignement de tout,
que j'ai acheté la maison.
J'ai craint aussitôt que mon plan n'échoue.
J'avais pourtant tout préparé
et connaissais exactement ses habitudes.
Viens prendre une bière, juste une.
Freddie, viens ici.
Viens ici, vite.
Dépêche-toi.
Tante Annie, que fais-tu là ?
Une lettre pour toi.
Pas ici !
Lis-la, Freddie.
Il a gagné aux pronostics.
Il a gagné 71000 livres aux pronostics de football.
Ouvrez la porte !
Y a-t-il quelqu'un ?
Laissez-moi sortir, je vous en prie.
Bien dormi, j'espère.
J'ai apporté des céréales. Vous me direz ce que vous aimez.
Je vous apporterai tout.
Où sommes-nous ? Qui êtes-vous ?
J'ai dû retirer la lime et les ciseaux de votre sac.
Pourquoi suis-je ici ?
C'est votre chambre.
Ôtez-vous de là.
Ne m'obligez pas à employer la force.
Relâchez-moi immédiatement.
Inutile de crier, on ne vous entendra pas.
Le coin est désert.
Si vous me croyez riche et espérez une rançon,
attendez-vous à être déçu.
Je vous connais. Vous êtes Miranda Grey.
Votre père est le Dr Grey. Je sais qu'il n'est pas riche.
Je vous connais mieux que vous n'imaginez.
Comment ça ?
Que fais-je ici ?
Pour les vêtements...
j'ai hésité pour la taille. Mais j'ai pris vos couleurs.
Vous les portez très bien.
Attendez ! Ne partez pas !
Revenez ! Je vous en prie.
Ne me laissez pas !
Ouvrez la porte.
Je vous en prie.
Disparition d'une élève des Beaux-Arts.
Consentirez-vous à me dire où nous sommes ?
Et qui vous êtes ?
Vous vous êtes donné du mal. Ces vêtements, ces livres d'art.
Vous voulez une prisonnière heureuse. Pourquoi ?
Si ce n'est pas une rançon que vous voulez...
c'est donc le sexe.
Pas du tout.
Je vous promets le respect.
Alors pourquoi suis-je ici ?
Vous êtes mon invitée.
Je ne veux pas être votre invitée !
Laissez-moi partir.
Je vous aime.
Le plus drôle, c'est que...
je me suis répété une douzaine de fois
de ne pas vous le dire,
d'attendre que ce soit réciproque.
Mais je vous ai touchée...
et ça m'a échappé.
Vous savez...
chez nous à Reading,
nous prenions le même bus.
J'ai même été assis à côté de vous.
Je vous regardais tout le temps.
Et quand vous êtes partie faire vos études à Londres,
j'espérais vous oublier.
Dès le premier instant,
j'ai su que je vous aimerais.
Je ne comprends rien à tout ça.
Pourquoi m'avez-vous amenée ici ?
Pour vous apprendre à me connaître.
On n'enlève pas les gens pour ça.
Savez-vous ce que vous risquez ?
Ça m'est égal.
Les journaux doivent en parler.
Je ne les lis pas.
Vous risquez des années de prison.
Ça en vaudrait la peine, même si j'étais emprisonné à vie.
Alors pensez à moi.
Et à mes parents, à leur inquiétude.
Je suis désolé.
Et mon école, j'ai travaillé dur pour y entrer.
Je risque d'en être exclue.
Vous voulez retrouver ce type.
Quel type ?
Ce prétentieux du pub.
Vous l'aimez ?
Mon Dieu !
C'est une histoire de fous !
On doit être à ma recherche.
Toute l'Angleterre doit me chercher.
Tôt ou tard on me trouvera.
Jamais.
Parce que, voyez-vous...
on vous recherche.
Mais moi, je n'intéresse personne.
Attendez. Je vous fais une promesse.
Laissez-moi partir et je ne dirai rien.
Nous pourrions devenir amis.
Si vous le faites, je vous admirerai sur le champ.
Je vous trouverai chevaleresque.
Un vrai gentleman.
Personne ne saura rien de tout ça.
Je ne peux vous laisser partir.
A l'aide !
Au secours !
Combien de temps me garderez-vous ici ?
Je ne sais pas. Ça dépend.
De quoi ?
De ma rapidité à tomber amoureuse de vous ?
Si c'est ça, je suis là jusqu'à ma mort.
Allez-vous-en !
Allez-vous-en !
Et réfléchissez-y.
Que se passe-t-il ?
Je ne sais pas.
J'ai cru mourir de douleur, cette nuit.
Je vous avais prévenue.
Vous auriez dû manger.
Je crois plutôt que c'est l'appendicite.
Il me faut un docteur.
Emmenez-moi à l'hôpital. C'est moins risqué.
Ce serait ma perte.
Je vais téléphoner.
Je vous propose un marché.
Je vous dis quand vous partirez,
mais à certaines conditions.
Vous devez manger... et me parler.
Et ne pas tenter de fuir.
Quand pourrai-je partir ?
Dans six semaines.
Six semaines ! Vous êtes fou !
Alors cinq.
Je refuse !
J'essayais d'être agréable.
Attendez !
Cinq semaines ?
Je resterai une semaine, pas un jour de plus.
Je ne peux accepter.
Soyez raisonnable.
Je n'ai pas fait tous ces arrangements
juste pour une semaine. C'est trop peu.
Trop peu pour quoi ?
Pour apprendre à me connaître.
Je vous connais. Et je vous hais.
Vous avez ma parole.
Votre parole !
Votre temps accompli, vous pourrez partir.
Deux semaines.
Quatre semaines.
Un mois. Nous serons le 14.
Ni quatre mois, ni quatre ans
n'y changeront rien.
Qu'en savez-vous ?
Je sais ce que je ressens.
En quatre semaines, vous changerez.
Dans quatre semaines, nous serons le 11, pas le 14.
Vous êtes d'accord ?
Je partirai le 11.
Je pose également des conditions.
Je dois écrire à mes parents.
J'étouffe ici. J'ai besoin d'air et de lumière.
Je veux prendre un bain.
Je veux du matériel à dessin. Des produits de la pharmacie.
Des fruits frais et de la salade.
Des fruits frais...
et de la salade.
Vous avez promis de manger.
Bon, c'est d'accord.
Bon appétit.
Quatre semaines.
Faites quelque chose.
Quoi ?
N'importe quoi. Chantez, dansez.
Je ne sais pas.
Parlez de votre famille.
C'est sans intérêt.
Connaissez-vous des blagues ?
Les hommes connaissent tous des histoires salées.
Quand bien même, ce serait déplacé.
Pourquoi ?
Je vous respecte trop.
Je vais vous en raconter une.
J'en connais une bien salée.
Qu'est-ce qui a 4 oreilles et 8 pattes ?
Deux chiens.
J'ai préparé quelque chose. Un bain. Ça vous dit ?
Avec plaisir.
Vous promettez de ne pas fuir ?
C'est promis.
Vous n'allez pas m'attacher ?
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