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ŒUVRE ORIGINALE DE FUJIO AKATSUKA Mr. OSOMATSU
Tu es adroit avec un couteau.
Le chef en action !
Je vous ferai pas un prix pour deux ou trois compliments.
Chibita, tu as trouvé un acheteur ?
Pas encore.
Et de ton côté ?
J’ai demandé à mes clients s’ils étaient intéressés,
mais on en a de moins en moins, alors c’est compliqué.
Zut…
Faut dire que mon stand est assez décrépit.
Il arrive en fin de vie.
Demain, c’est le grand jour, hein ?
On a dit aux autres de venir.
Évitez d’en faire tout un événement. C’est pas mon style.
On a hâte d’entendre ton discours.
Quel discours ?
Tu en as parlé à Osomatsu ?
Bizarrement,
j’y arrive pas.
C’est pathétique.
Mais c’est déjà pour demain.
Je lui dirai.
Quand on parle du loup.
J’ai encore perdu.
Moi qui étais certain de gagner… C’est de la merde, ces machines.
Reste plus qu’à boire pour oublier.
Chibita ! Une bière pour moi !
Osomatsu.
J’ai quelque chose d’important à te dire.
Mate-moi ça. C’est ton ardoise.
J’ai l’intention de te poursuivre en justice.
Tu ferais un coup pareil à un pote ?
T’as qu’à aligner la thune, abruti !
– C’est terminé ! – Je te jure de gagner au pachinko !
C’est prêt.
J’ai sommeil.
On file avant que les bains ferment ?
Merci, Chibita.
Je reviendrai.
Je veux pas de toi, débile !
Totoko, fais attention en rentrant.
Promis.
Au revoir !
Ciao !
BAINS AKATSUKA
La brise fait du bien.
Il commence à faire plus frais.
L’été se termine.
C’est passé en un clin d’œil. Finalement, on est pas allés à la mer.
Bah, ce sera pour la prochaine fois.
Pas faux.
Dis…
On va manger des ramens ?
– Il recommence. – À cette heure ?
Je veux pas. Rentrons.
T’avais pas sommeil, d’ailleurs ?
On y va ?
RAMENS
Il s’est endormi ! Mais quel boulet !
Dire que Chibita va fermer boutique…
J’y crois toujours pas…
J’étais persuadé qu’il ferait ça toute sa vie.
Pourquoi il arrête ? C’est pas rentable ?
Je sais pas,
mais ce genre de stand doit être dur à tenir.
On est peut-être en partie responsables.
Je me sens coupable.
On y peut rien. Chibita a fait son choix.
Mais son stand peut largement encore servir.
Oui, je suis sûr qu’il l’entretenait régulièrement.
Je trouve que c’est du gâchis.
C’est comme ça.
On aura beau protester…
Mais vous trouvez pas ça étrange, vous ?
Pourquoi Chibita ose pas en parler à Osomatsu ?
Pardon…
C’est rien.
Merci pour les ramens.
Allez, debout. On rentre.
Hé.
Excusez-moi…
Ben… c’est bizarre, ça !
L’autre fois, ça avait marché.
Ichimatsu, comment j’ai fait, l’autre fois ?
Le problème, c’est le moteur.
Oh ? Tu travailles pas, aujourd’hui ?
Le jour de l’équinoxe d’automne est férié.
Tu tires au flanc ? Travaille, un peu !
Parle pour vous, petit insolent !
Ce n’est pas drôle ! Vous allez vivre longtemps comme ça ?
Hop…
Où tu vas ?
À l’hippodrome.
Assure-toi de gagner, Osomatsu.
Bien sûr !
Attends !
Aujourd’hui, on va au stand de Chibita.
Viens aussi dans la soirée.
Je vais voir les courses, là.
Et si je gagne, je vais boire.
Je sais pas si je pourrai.
Même !
Tu dois venir !
Hein ? Pourquoi ?
MERCI POUR TES POT-AU-FEU MERCI POUR TOUT
Et voilà.
Tiens.
Vous privez pas et blindez-vous le bide.
Merci.
Tiens.
Merci !
C’est bon, les Boulederiz. Laissez ça.
On est presque à court de batterie.
C’est vrai qu’il se fait tard.
C’était délicieux.
Merci.
Attendez deux secondes.
Voilà pour toi. Un petit cadeau.
Super, hein ?
Écoute-moi bien.
Prends soin de ta maman.
Ce pot-au-feu vous requinquera.
Abruti.
Où t’as appris ça ?
Les gars ! Je compte sur vous pour demain.
– D’accord. – Dayon.
Merci à vous aussi.
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