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Je m'appelle Archibald. Archibald Suchot.
Je suis ingénieur.
J'ai passé plus de 10 ans en Afrique à bâtir plein de choses utiles.
À propos, c'est au cur de l'Afrique que notre histoire commence.
OK, c'est pas l'Afrique, mais le Connecticut.
J'ai vécu là avant mon étrange disparition.
Mais mon petit-fils vous en parlerait mieux.
Vous le verrez, c'est un enfant charmant appelé...
Arthur ?
Où est-il passé ?
Et le chien a disparu aussi. Alfred ?
"Il fera un excellent chien de garde..."
Alfred ! Je me demande bien ce qu'il garde...
Tu pourrais répondre, quand je t'appelle.
- Arthur ? Arthur ! - À l'aide ! Une attaque !
- Du calme. C'est moi, mammy. - Désolé. J'étais en Afrique.
- Ça se voit. C'était un beau rêve ? - Super !
J'étais dans une tribu avec papy.
Il a peint un paysage en cercle. Comme ça, les animaux ne nous voient pas.
- On devient invisibles. - Mais pas inodores.
- Tu t'es lavé, ce matin ? - J'allais le faire quand j'ai trouvé ça.
C'est incroyable ! Ses inventions pour les tribus isolées.
Ces tribus comptaient plus que la sienne.
Il a creusé un puits super profond et a inventé un système d'irrigation.
C'est pas lui qui a inventé ça, ce sont les Romains.
- C'était des viaducs. - Les Romains ? Je connais pas cette tribu.
C'est une tribu très ancienne. Le chef s'appelait César.
- Comme la salade ? - Oui, comme la salade.
Range ce livre, on va faire des courses.
Je pourrai conduire pour rentrer ?
- On verra. - S'il te plaît...
- Papy me... - Il n'est plus là et c'est moi qui décide.
- Bonjour, Mme Suchot. - Bonjour, M. l'agent.
- Ravi de vous voir. - Merci. Pareillement.
- Bonne journée. - À vous aussi.
Voici la liste des courses.
Je dois passer en face, on se retrouve à la caisse.
- Je peux acheter des pailles ? - Plein.
- Il vous a suivie ? - Je crois pas.
Parfait !
- Tout est là. - Magnifique. Mille mercis.
- Combien vous dois-je ? - Rien !
- Filez avant qu'il vous voie. - Comment vous remercier ?
En me laissant participer ! Allez-y !
- Merci beaucoup. - Tenez-moi au courant.
- Je vous appelle demain. - À demain.
Au revoir.
Arthur, non... Je m'en occupe.
- Va jouer tant qu'il fait jour. - Sûre ?
- Certaine. - Merci.
Oui ! Champion du monde !
Alfred !
Regarde bien, Alfred.
Tu vas assister à l'invention
du plus grand système d'irrigation du comté.
Plus grand que celui de papy, mieux que celui de César.
Voici l'invention...
d'Arthur.
Parfait.
Pourvu que ça marche...
Alfred ! Félicitations !
Cette invention remarquable fera date.
Arthur ! Téléphone !
Excuse-moi. Sûrement le président qui veut me féliciter.
J'ai irrigué comme César !
- Les radis vont pousser super vite. - C'est toi, chéri ? Qui est ce Sézard ?
Un collègue à papy. Avec les plans de papy, ça fonctionne bien.
Arrivez avant la nuit pour voir ça. Où êtes-vous ?
Nous sommes toujours en ville.
Vous verrez ça demain matin, alors.
Non, on ne va pas pouvoir venir.
Mais malgré cela, on voulait te dire qu'on pense à toi
car aujourd'hui, c'est ton anniversaire !
Bon anniversaire, fiston !
Tu croyais qu'on avait oublié, hein ?
Mais 10 ans, c'est un cap ! T'es un grand garçon, à présent.
Ton cadeau t'a plu ?
- Y en a pas encore, idiot. - Quoi ?
Je me suis arrangée avec mammy.
- Demain, tu iras acheter ce que tu veux. - Pas trop cher.
Je plaisante.
Mais on se verra bientôt,
et n'oublie pas, bon anniversaire !
C'était pas le président.
Joyeux anniversaire...
Joyeux anniversaire...
Joyeux anniversaire, cher Arthur
Joyeux anniversaire !
- T'es la meilleure mammy au monde. - Et toi, le meilleur petit-fils.
Allez, souffle.
Le cadeau d'abord.
OK. Ça, c'est de la part d'Alfred.
J'en ai jamais eu une neuve. Merci, Alfred.
Si tu pouvais aller dehors pour la lancer, j'apprécierais.
- T'as raison. - Et ça, c'est de ma part.
C'est magnifique !
Et le gâteau ? Le four est cassé, non ?
C'est Mme Kerman qui l'a fait.
- Ça te plaît quand même ? - Fantastique.
Mais il y en a trop pour trois.
Ne leur en veux pas, Arthur. Ils font de leur mieux.
J'ai passé un an en internat en Angleterre,
et quand je rentre pour les vacances, ils sont même pas là.
Mais j'ai l'habitude, ils viennent jamais à mon anniv.
Attends, fais un vu.
Je souhaite qu'à mon prochain anniversaire, papy soit là.
Souffle vite, si tu ne veux pas manger un cake à la cire.
Chaque soir, on voyait ce coucher de soleil.
C'est dans ce même paysage que ta mère est née.
Ton papy a peint ça pendant que j'accouchais.
- Qui est-ce ? - Les Bogo-Matassalaï.
Ton papy leur a construit une rigole et ils l'ont remercié
avec un gros sac de rubis.
- C'est vrai ? - Oui.
- J'en connais, des histoires... - Raconte !
- Pas ce soir. Peut-être demain. - Allez !
- Je dois nettoyer la cuisine. - S'il te plaît.
Juste un peu ! C'est mon anniversaire.
- D'accord, une minute. - OK.
Les Bogo-Matassalaï étaient très grands.
On dit que la nature crée toujours des opposés
et ils les ont cherchés longtemps pour atteindre l'harmonie.
- Ils les ont trouvés ? - Oui.
C'était une tribu voisine.
Leur signe particulier, c'est qu'ils étaient minuscules.
Ils les ont appelés
les Minimoys.
Ils se sont bien entendus ?
À merveille. Ils sont devenus inséparables.
Les uns, incroyablement grands, les autres, incroyablement petits.
Ensemble, ils avaient une vision complète.
- Qui est-ce ? - La Princesse Sélénia.
La fille du roi des Minimoys.
Elle est belle.
C'est incroyable !
Le roi a expliqué à ton papy comment le trouver à tout moment.
C'est ce que racontait ton grand-père chaque fois qu'il avait un peu bu.
J'aimerais rencontrer les Minimoys.
Maintenant, dors.
Fais de beaux rêves.
Tu nous manques, Archibald.
Tu nous manques vraiment.
Ça va, gamin ?
Bien visé.
M. Davido ! Vous m'avez fait peur !
Désolé. Grand nettoyage ? Un coup de main ?
Non, merci. Que voulez-vous ?
Et voilà, c'est fait ! C'est signé !
- Vous n'avez pas traîné. - Pure coïncidence.
- J'étais à l'église. - Je vous y ai jamais vu.
Je m'assieds dans le fond, par modestie. Le maire était là.
Il a confirmé que cette maison ne vous appartient plus, faute de payement.
J'ai vu le banquier qui m'a cédé vos dettes.
Et vous savez qui il y avait d'autre ?
Le notaire et le chef de la police qui ont signé le mandat d'expulsion.
Il ne manque donc plus aucune signature
et votre mari doit signer endéans les 48 h,
ou je serai obligé de vous expulser d'ici,
que votre linge soit sec ou pas !
Vous devriez aussi le mettre à sécher.
- On va devoir partir ? - J'en ai bien peur.
Pas moyen de refréner ce vautour de Davido.
Et le trésor ? Les rubis des Matassalaï ?
Ton papy les a cachés dans le jardin.
J'ai creusé pendant des semaines, mais je ne les ai pas retrouvés.
Où vas-tu ?
Tu crois que je vais glander pendant 48 h ? Je vais trouver le trésor !
Son grand-père tout craché.
Cherche ma voiture, plutôt que de rester planté là.
- Puis-je vous aider ? - Excusez-moi.
Vous m'aviez donné ceci, un jour, en disant que si on voulait
- se débarrasser d'objets... - Oui ?
Je vous ai apporté ceci, de ma collection personnelle.
Qu'est-ce que ça vaut ?
C'est un masque de carnaval ?
Non, c'est un masque africain.
Il appartenait au chef des Bogo-Matassalaï.
- 2 dollars. - 2 dollars ?
- Mais ça a une valeur inestimable... - OK, 2,50. Pas plus.
Les objets exotiques, ça ne se vend plus.
Les gens veulent du concret, des trucs modernes.
Tu peux pas avoir enterré le trésor
sans avoir laissé une indication pour qu'on puisse le trouver.
Malthazard... M le Maudit.
J'espère vous rencontrer un jour, Princesse.
Entre-temps, permettez-moi de vous voler un baiser.
Jaloux !
Je le savais !
"Pour atteindre le pays des Minimoys, fie-toi à Shakespeare."
Shakespeare ? Il vient de quelle tribu ?
La maison est ici...
Le sud est par là. L'arbre ! Le lutin ! La lune !
Tout y est ! Alfred, on a trouvé !
Doucement, jeune homme.
Je t'ai dit cent fois de ne pas jouer ici. Pardonnez-moi. Allez-y.
Mammy ? Qui sont ces types ?
Monsieur va estimer les objets de ton papy.
Tu vas vendre ses affaires ?
- Je n'ai plus le choix. - Si !
- C'est le plan des Minimoys ! - Quel plan ?
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