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Dave Chappelle Deep in the Heart of Texas 2017 WEBRip 1080p 10bit 5 1 x265 HEVC
A Commentary by mediafiresp
French!

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Published on: 2017-04-03
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The first 200 lines.

Il entre en transe.

Mais il ne prépare pas de blagues.

Il compose la voix-off que vous entendez en ce moment.

Arriver à me convaincre de faire ça, c'était son plus grand rêve.

Il ne veut pas perdre son temps en frivolités.

Vous êtes sur la messagerie de l'humoriste de génie, Dave Chappelle.

Malheureusement, il ne peut pas ou ne veut pas vous parler,

alors laissez un message détaillé.

UN SPECTACLE ORIGINAL NETFLIX

Salut.

Merci.

Merci beaucoup.

Merci.

Ça va ?

Content de tous vous voir ce soir.

Merci.

Je vous vois là-bas.

Asseyez-vous. Mettez-vous à l'aise.

Oh, mon Dieu. Ça fait plaisir de revenir à Austin, au Texas.

C'est bien de voir que l'écossais est revenu à la mode.

La plupart des mecs que je rencontre ressemblent à des gouines de New York.

Putain ! Le Texas, c'est vraiment...

C'est pas mal.

Pas mal du tout.

J'étais à Santa Fe l'autre jour

et un connard m'a lancé une peau de banane.

Oui, ça fait pas du bien.

Évidemment, c'était un Blanc.

J'ai rien contre les Blancs, je dis ça comme ça.

Il n'a pas seulement jeté une peau de banane sur moi...

c'était aussi prémédité. On le voyait bien.

Ça se voyait, la peau était marron. Alors ça se voyait.

T'as pas mangé cette banane récemment, connard.

Tu gardais ce truc pour moi.

Il n'y avait que des Blancs dans la salle, alors c'était un peu glauque.

Tout le monde avait l'air de regarder 12 Years a Slave.

Ils faisaient...

Faut être malade !

Ils ont arrêté le mec.

J'ai dit : "Quelqu'un va te niquer en prison.

Tu le sais, ça, non ?

Tu jettes une peau de banane sur Dave Chappelle...

tu ne vas pas t'en tirer comme ça."

La presse m'a appelé. "Vous avez une déclaration à faire ?"

"Une déclaration ?

Pour une peau de banane de merde ? Non.

J'ai rien à dire du tout."

Le mec est devenu célèbre pour m'avoir jeté une peau de banane.

Dans 20 ans,

quand il bordera ses enfants, les mômes feront :

"Papa, raconte-nous le jour

où t'as jeté une peau de banane sur ce nègre à Santa Fe."

"Je vais te raconter. Ce connard l'avait bien cherché.

J'avais vu son nom à l'affiche, une semaine avant.

J'ai fait : 'Si j'arrive à m'approcher suffisamment,

je lui jetterai une banane à la tronche, pour lui montrer.'"

Un vrai "bananagate". Je voulais pas...

Je voulais même pas porter plainte. Ça m'était déjà arrivé, d'ailleurs.

Non, sérieux. Pas avec une banane. Je vis dans l'Ohio, vous voyez ?

C'était il y a quelques hivers de ça.

Vous applaudissez pour ça ?

D'accord. C'est la première fois qu'on me fait ça.

"Ohio !"

Bref...

Je vis entouré de Blancs.

Dans une petite ville d'Ohio.

C'était l'hiver, il avait neigé récemment.

Il y avait de la neige dans la rue. Je me promenais avec ma sœur.

Ma sœur avait sa tenue de musulmane,

tout comme ses enfants,

et j'étais habillé comme Dave Chappelle.

On discutait de choses et d'autres en se promenant.

Une voiture est arrivée à toute vitesse, la vitre s'est baissée,

et quelqu'un m'a jeté une boule de neige sur l'épaule.

Je savais pas trop ce qui se passait. Pourquoi il a fait ça ?

Car je suis black ? Elle, musulmane ? Parce que je suis Dave Chappelle ?

Je savais pas. Mais encore une fois,

c'était prémédité.

Tu gardes pas une boule de neige dans une voiture avec le chauffage !

Il n'a pas vraiment réfléchi, le mec.

Il a tourné au carrefour et s'est arrêté au feu rouge.

Il était coincé à un feu.

J'ai couru dans la rue, j'ai frappé à sa fenêtre.

"Je peux vous parler une minute, les mecs ?

Sortez. Je veux juste vous parler."

Il y a quatre Blancs dans la voiture. Ils me font : "Du calme."

J'ai dit : "C'est rien, je veux juste vous parler."

Ça, c'est une astuce de Blacks.

J'avais pas envie de lui parler. Je voulais lui casser la gueule.

Si vous êtes arrêté à un feu,

et qu'un Black dit qu'il veut juste vous parler,

n'ouvrez pas la portière.

Même si c'est moi et que je vous souris.

Ils me font : "Ne t'énerve pas, c'est bon."

Et le mec à l'arrière...

Il se la jouait plus que ses potes...

Il m'a dit : "Bordel de merde ! Je vais sortir de bagnole."

Je tirais sur la portière.

"Je vais t'aider, connard. Je vais t'aider à sortir."

J'avais pas remarqué que sa vitre était baissée.

Il m'a jeté une boule de neige en plein torse. Boum !

Il m'a fait : "Va te faire foutre, sale nègre !"

Le feu est passé au vert, et ils sont partis.

J'avais un grand sourire aux lèvres.

J'ai regardé ma sœur : "J'ai leur plaque d'immatriculation."

J'étais trop content car jeter une boule de neige sur quelqu'un,

c'est un délit mineur.

Mais si tu traites le mec de nègre,

c'est un crime haineux grave.

Avec ma sœur, on dansait de joie.

"On va envoyer ce connard en prison !"

J'ai même pas remarqué mais pendant que je l'incendiais,

un attroupement de Blancs s'était formé vu que j'habite dans une ville de Blancs.

Je le sentais mal. J'attendais qu'ils me sautent dessus.

L'un des mecs blancs s'approche et dit :

"J'ai pas aimé du tout.

Cette ville n'est pas comme ça.

Je ne veux de ça dans mon quartier."

Un autre type blanc a dit : "Oui, je n'aime pas ça non plus."

Un vieux est sorti de la foule et a dit :

"Jeune homme, si vous portez plainte,

je viendrai avec vous et j'en ferai autant."

J'ai dit : "Vous feriez ça pour moi ?"

Toute la foule a crié : "Hourra" et j'ai dit : "Venez !"

J'étais Malcolm X qui allait voir Frère Johnson

avec un tas de Blancs.

Incroyable. Une heure plus tard, on était au poste de police.

Les policiers sont venus et ont dit : "M. Chappelle...

nous avons 16 rapports identiques.

On a vérifié la plaque. Deux jeunes hommes ont emprunté la voiture de leur mère.

On a quatre suspects en garde à vue, la mère est là.

À vous de voir ce que vous voulez faire.

Si vous voulez porter plainte, on les boucle.

M. Chappelle, vous allez bien ?"

"Désolé, M. l'agent. Je suis un peu perdu.

Je ne me suis jamais retrouvé dans une position

où je pouvais décider du sort de jeunes Blancs jusqu'ici.

Mais...

Ça me pèse lourd sur les épaules.

Je n'arrive pas à décider."

J'ai vu une femme faire les cent pas dans le couloir.

J'ai dit : "C'est..." Il m'a fait : "Oui, c'est leur mère."

"Puis-je lui parler avant de décider ?"

Quand la mère est arrivée et qu'elle a vu que c'était moi,

elle s'est mise à pleurer.

"Oh, mon Dieu. Je ne veux pas qu'il aille en prison.

Je suis désolée. Je ne l'ai pas élevé comme ça.

On adore tous ce que vous faites."

J'ai dit : "Madame, bon... écoutez.

Je n'ai pas forcément envie d'envoyer votre fils en prison.

Mais il a vraiment déconné sur ce coup.

Y a-t-il autre chose qu'on puisse faire, pour lui éviter la prison

et lui montrer qu'il avait tort ?"

Elle a dit : "J'en sais rien. Que suggérez-vous ?"

"Je ne me suis jamais retrouvé dans cette situation.

Mais vous savez ce qu'on peut faire ? C'est peut-être trop demander.

Mais on pourrait peut-être... Si vous pouviez juste...

me sucer un peu, rien qu'un peu ?

J'éjaculerai pas.

Juste assez pour lui dire que vous l'avez fait ?"

Je rigole.

Je rigole. Je ne ferais jamais ça à la maman de quelqu'un.

Sauf la mère de mes mômes. Mais c'est tout.

Le virus Ebola était au Texas. Il nous a rendu visite.

Il a tué un type à Dallas. En cinq jours, il a fondu et il est mort.

Qu'est-ce qui lui est arrivé, à ce mec ?

"Où était le sérum secret ?", c'est ce qu'on se demandait.

Je me souviens qu'au début du virus Ebola,

deux docteurs américains sont tombés malades en Afrique.

Ils les ont rapatriés en jet privé jusqu'à Atlanta, au CDC.

J'ignorais que le centre de prévention soignait les gens.

Une fois là-bas, on leur a injecté

ce que le New York Times appelle "un sérum secret".

Je ne sais pas ce qu'il y avait dedans. C'est comme la recette de KFC.

Les deux toubibs ont survécu.

Ces médecins sont en bonne santé.

Ils sont quelque part en train de faire leurs courses,

de toucher les légumes, de se promener.

Tout va bien.

"Salut, Frank, ça va ?"

"Tu savais pas ? J'avais le virus Ebola la semaine dernière, mais ça va mieux.

J'avais les yeux et l'anus en sang, alors ça m'inquiétait,

mais là, ça va."

Et le Black à Dallas ?

Ils n'ont mis que du Vicks sur son torse.

"Bonne chance, mon vieux."

C'est clair qu'il allait clamser.

Je m'en souviens. C'est triste.

J'ai lu dans le New York Times ...

que le virus Ebola était le nouveau sida.

C'est pas rien.

Je pensais que l'ancien sida marchait encore très bien,

mais ils en ont sorti un nouveau.

Ils sont forts, quand même !

C'est quand même bizarre qu'une maladie apparaisse en 1980

et ne tue que les Blacks, les homos et les camés.

C'est une drôle de coïncidence

que cette maladie déteste tous ceux ce que les vieux Blancs détestent.

Soit Dieu est blanc,

soit le gouvernement a planqué ça dans des boules à facettes.

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