NY84

NY84

Download French Subtitle

Release info

NY84 2016 SUBFRENCH
A Commentary by GigiLeBobeau

Tags

other
Published on: 2023-02-25
Downloads: 33
Hearing Impaired: No

French subtitle preview

The first 200 lines.

En 1980, Downtown New York était plein de jeunes artistes.

Kate en faisait partie.

Elle chante pour ses amis : « Mais maintenant l'ange que je vois

nous éloigne toi et moi du paradis. »

« Reste en vie mon amour je ne veux pas te voir mourir »

Je ne sais pas d'où c'est parti mais...

...les chansons sont venues...

...dans mon esprit,

je ne sais pas comment.

Je pense que c'est à cause du chaos qui régnait tout autour de moi.

Avant de rencontrer Anton, je ne m'étais jamais considérée...

...comme « artiste », je n'y avais même...

...pas songé.

C'est étrange, mais dès que j'ai vu Anton, je me suis sentie...

...connectée avec lui.

Il y avait quelque chose dans son regard,

et j'ai compris qu'on resterait ensemble longtemps.

Quand j'ai rencontré Kate,

je ne savais pas qui j'étais.

On s'est dépassés, ensemble.

La première fois qu'on s'est vus,

j'ai eu l'impression de me voir dans un miroir.

J'ai vu en elle ce que je n'avais pas vu en moi.

C'était pareil pour elle.

Quand Keith est entré dans notre vie, ça semblait évident.

Elle est comme un arbre,

et Anton et moi nous sommes des fruits,

nous poussons ensemble.

J'espère qu'un jour nous tomberons à notre tour, pour devenir des arbres.

Être tous les trois ensemble a été pour moi...

...le moment le plus fort de ma vie.

Il attend...

...pour te voler.

Jusqu'à ton corps.

Cela vient.

Et les jours passent.

Mais tu ne peux l'éviter.

Se réveiller face au corbeau.

Bon, si tu veux savoir, ta mère est très occupée ces jours-ci...

...avec la paroisse, et elle prépare la fête de retraite de ta grand-mère.

J'espère que tu viendras ?

Alors, où t'en es ? On n'a pas eu beaucoup de nouvelles.

Je travaille sur ma musique, et mes poésies...

Tes poésies ? Et ça rapporte combien ?

Ecoute-moi !

Il va falloir que tu te trouves un vrai boulot.

Regarde les gens avec qui tu traînes,

tous ces musiciens, ces hippies, ces pédés !

Moi aussi, j'aime les garçons et les filles.

Ta mère mourrait si elle entendait ça !

T'es malade. T'as pris des drogues ou quoi ?

Dis la vérité ! Dis-moi !

Tu prends un bien mauvais chemin que tu vas regretter toute ta vie.

Si c'est ça que tu veux, ne viens plus à la maison.

Ne m'appelle pas. N'appelle plus ta mère.

On ne veut plus rien savoir !

Le centre de contrôle des maladies a rendu public de nouveaux éléments...

...sur l'épidémie connue sous le nom de

« Déficience Immunitaire Reliée au Gay ».

Le SIDA affaiblit le système immunitaire,

laissant ses victimes en proie à des infections...

...comme la tuberculose, la pneumonie ainsi que des formes rares de cancer.

Les plus à risque sont les homosexuels, les hémophiles...

...et les drogués par intraveineuse.

La santé est un droit ! La médecine est un droit, la dignité est un droit !

Jusqu'à maintenant, on a débloqué moins de 1,6 milliards de dollars...

...pour la recherche contre le SIDA.

On demande plus d'argent...

...pour les deux millions d'américains déclarés positifs.

- Rien ne s'est passé jusqu'ici... - Excusez-moi.

En tant que policier anti-drogue, je suis dans la rue tous les jours.

Mais je ne peux pas aller trop près d'eux, parce que je ne veux pas de leur salive.

Je dis juste : « contre le mur, levez vos mains, écartez vos jambes ».

J'ai deux filles et je ne peux plus les laisser aller au parc.

Il y a des seringues là-bas, des dealers, des clochards.

Et on dit qu'on peut attraper le Sida en recevant un éternuement.

Ils disent que ça se transmet par la salive et par le sang.

Je ne veux prendre aucun risque avec mes enfants !

Le virus a créé une panique dans le pays,

où près de 4 000 personnes ont été infectées...

...depuis sa découverte en 1981.

La moitié en est morte.

C'est une épidémie.

Encore combien de morts avant que vous ne fassiez quelque chose ?

Ça pourrait être ton frère, ta sœur, ta tante, ton oncle,

ton père, ta mère, ton fils, ta fille. Ils seront les prochains.

Fais quelque chose, maintenant ! Il faut un changement !

C'est bien ? Comme ça ?

Le virus n'a pas de précédents.

Il détruit le système immunitaire des patients

et les exposent à des complications.

Ce n'est pas facile, parce que le milieu médical...

...a encore beaucoup à apprendre à ce sujet.

On a plus de questions que de réponses à ce stade.

Si on ne sait pas comment le virus se transmet,

on ne peut pas vous dire comment l'éviter.

Vous pouvez juste ne pas être exposés.

On doit continuer la recherche...

...et être sûr que nos patients reçoivent des soins appropriés.

C'est tout ce que l'on peut faire pour l'instant.

Merci.

J'ai commencé comme volontaire quand j'ai su que mon frère l'avait attrapé.

On ne peut pas faire grand-chose.

On aide juste les patients à mourir.

On fait de notre mieux.

Il y a beaucoup de monde qui voudrait venir à l'hôpital,

mais on n'a pas assez de place.

On a peu de lits ici, et...

Désolé, mais on m'attend...

« Obscur et froncé comme un œillet violet,

il respire, humblement tapi parmi la mousse.

Humide encore d'amour qui suit la pente douce...

...des fesses blanches jusqu'au bord de son ourlet.

Des filaments pareils à des larmes de lait...

...ont pleuré, sous l'autan cruel qui les repousse,

à travers de petits caillots de marne rousse,

pour s'en aller...

...où la pente les appelait.

Ma bouche s'accoupla souvent à sa ventouse;

mon âme, du coût matériel jalouse,

en fit son larmier fauve...

...et son nid de sanglots.

C'est l'olive pâmée,

et la flûte câline;

C'est le tube où descend la céleste praline :

Chanaan féminin dans...

...les moiteurs éclos ! ».

Salut !

Comment tu vas aujourd'hui ?

Ça va. L'infirmière veut encore de mon sang, comme des vampires !

- Tu veux que j'aille chercher quelqu'un ? - Non, c'est bon. J'ai l'habitude.

Ils sont toujours lents ici ?

Y'a pas assez de personnel pour tous les patients, alors, on attend.

- Qui c'est ? - C'est Jim.

- Il est sympa ? - Oui.

Mais il semble en bien plus mauvais état que moi.

C'est affreux ici. Faudrait repeindre tout ça, faire quelque chose.

Oui, des couleurs. On devrait faire des graffitis.

Tu devrais.

Je t'en ai amené justement,

de la couleur.

- Tu te souviens de ça ? - Oui !

Merde !

Tu sais ce que disent les juifs ?

« Pourquoi la merde tombe toujours sur nous ? »

T'es juif maintenant ?

Et les catholiques disent, « Si la merde arrive, c'est que tu l'a méritée ».

Tu n'es pas catholique non plus.

Et les bouddhistes disent :

« Si la merde arrive, ça n'est pas vraiment de la merde. »

Alors t'es Bouddhiste finalement ?

Non, eux, ça va bien.

Moi je me sens comme une merde, Kate.

Je suis désolé.

Comment ils vont tous ?

Comment va Tony ?

Je ne sais pas. Je ne l'ai pas vu.

Et John ?

Je ne suis pas sûre.

Et Damian ?

J'ai vu Damian, il y a quelques semaines.

Il allait bien ?

- Oui, ça allait. - Bien.

Tu m'as manqué.

Toi aussi.

Anton me manque.

Comment il va ?

Je ne sais pas, il travaille tout le temps, je crois.

Je devrais travailler moi aussi.

Je vais y aller, je reviens dans quelques jours, d'accord ?

Ok.

- Je t'aime. - Je t'aime aussi.

A bientôt.

Plusieurs cas de la maladie sont apparus sur des patients sains,

comme les hémophiles qui reçoivent des transfusions régulières.

Il en résulte que les responsables de la santé lancent une alerte...

...aux docteurs et aux patients.

Les banques de sang pourraient être contaminées.

Ils ne savent pas de quoi ils parlent.

Si t'es en mission, tu ne vas pas mettre des gants et un masque.

Et tu ne sais jamais, un drogué peut venir par derrière, te frapper.

Et si tu t'es déjà battu, tu sais comment ça marche !

Il te frappe, il se coupe la main, il te coupe le visage,

t'as du sang contre sang, t'es foutu !

Cela commence avec de petites lésions violettes,

comme un bleu ou une piqure d'insecte,

puis ça devient un sarcome sur la peau, et vous pouvez contracter une pneumonie.

Ensuite, cela devient plus agressif.

Des lésions apparaissent sur tout le corps et dans la bouche.

Salut ! Me revoir, à l'hôpital.

Un autre jour, une autre chambre,

on est en février, il fait froid,

et je me demande si je verrais le prochain hiver.

Ils disent que j'ai eu le Sida à cause d'une transfusion...

...en tant qu'hémophile.

Et l'infirmière dit qu'il y a encore des solutions, mais...

Je n'y crois plus.

J'attends c'est tout.

Je dors peu, je n'y arrive pas.

Ça me rappelle quand mon vieux chien est mort.

NY84 subtitles in other languages

Comments

No comments yet. Be the first to leave one.

Keep it about this subtitle — sync, quality, typos.500 characters left