From the Terrace

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From the Terrace
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Published on: 2016-09-02
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The first 200 lines.

- Alors, Weinkoop, où est-elle ? - Dans ce wagon.

- A-t-elle repris connaissance ? - Non, pas encore.

- Le médecin de la Compagnie. - Suivez-moi, docteur.

5 mn après Port Johnson, elle est allée aux toilettes.

- Elle a dû finir une pinte. - Le câble a dit qu'elle est tombée.

Elle a roulé du siège comme un sac de farine.

- Alors ? - Elle est ivre morte.

Je peux dire autre chose dans mon rapport, mais c'est ça.

Elle devrait aller à l'hôpital.

Qu'elle ne reste pas sur les bras de la Compagnie. Allez, Doc.

Emmenez-la à l'hôpital Jefferson. Allez avec elle.

Assurez-vous qu'aucune responsabilité ne nous incombe.

On ne fait ça qu'à titre gracieux pour son mari, et c'est tout.

Mettez-la dans une chambre seule sous un autre nom.

Gardez-la jusqu'à ce que Sam Eaton la ramène chez elle.

Très bien, M. Jones.

Diriger une Compagnie de chemin de fer,

ce n'est pas uniquement poser des rails, docteur.

- On cherche une proie, Frolick, comme d'habitude ? - Comme d'habitude, DD.

Vous ne trouverez rien ici. Elles sont toutes sur Market Street.

- Il n'y a plus personne dans le train ? - Non, juste le personnel.

Je me demande si...

Oh non. Pas Martha Eaton.

À plus tard.

Ici DD Jones.

Un appel longue distance pour Port Johnson.

Pour M. Samuel Eaton.

C'est ça, Eaton Iron and Steel.

Restez-vous pour le dîner, M. Eaton, si quelqu'un le demande ?

Si vous entendez par "quelqu'un", Mme Eaton,

dites-le, Nellie, ou taisez-vous.

Je me disais que M. Alfred pourrait rentrer de la guerre aujourd'hui.

Vous êtes sûre que c'est aujourd'hui ?

Peut-être même savez-vous à quelle heure.

Ou comment il vient.

Pourquoi une servante en saurait-elle plus que sa propre famille ?

Les œufs étaient encore trop durs aujourd'hui, Nellie.

Quand je dis à la coque, je veux dire à la coque.

La réponse est : je peux être à la maison, ou peut-être pas.

- Et maintenant, je pars. Au revoir. - Au revoir, monsieur.

Résidence des Eaton.

Je suis désolée. Il vient de partir.

Vous pourrez le joindre à l'usine dans 10 minutes.

De rien. Au revoir.

Mme Eaton est sortie de la maison plutôt de bonne heure ce matin, George.

Oui monsieur.

Encore Philadelphie ?

Je n'ai pas attendu de voir quel train elle a pris.

Elle n'a rien dit ?

Nous étions trop occupés à parler de votre garçon

quittant la Navy sain et sauf pour parler de choses sans importance.

Autrement dit, les allées et venues de Mme Eaton sont tellement

sans importance pour moi que je n'y prête pas attention.

Rien de ce qui concerne Mme Eaton n'est sans importance.

Du moins, pas pour moi.

Essayez-vous de me dire quelque chose, George ?

Eh bien, monsieur,

je me suis fait une promesse le jour où votre fils est parti.

Je me suis dit : "George Fry",

"le jour où Alfred rentrera de cette guerre,

tu diras des choses que tu auras envie de dire."

Vous avez tenu ça pour acquis, non ?

Je savais qu'il allait revenir.

- J'ai prié pour lui. - Vous avez prié ?

Vous n'êtes pas plus homme de prière que moi.

Si c'était Billy qui était parti à la guerre au lieu d'Alfred,

peut-être auriez-vous appris à prier, M. Eaton.

C'est ça que vous aviez promis de dire ?

Un père peut être désolé pour la mort d'un fils de 3 ans

sans ignorer l'autre.

Ne me faites pas de sermon, George.

Non, monsieur.

Peut-être que vous feriez mieux de prendre un jour de congé.

Je vais accepter le jour de congé, monsieur,

mais après cela, je ne veux plus travailler plus pour vous, M. Eaton.

Non, je pense que ne devriez pas.

Votre chèque sera prêt demain matin.

Oui, monsieur.

Vous feriez bien d'arrêter devant le bar

quand nous y arriverons et partir.

C'est là où vous vouliez aller, de toute façon.

À Samuel Eaton...

Président de Eaton Iron and Steel...

qui, après avoir, pendant plus de 20 ans,

pourri la vie de son fils Alfred,

vient d'être viré.

J'ai dit viré, Noony. Par son propre chauffeur.

Je bois à ça.

Et à Alfred Eaton

qui n'a jamais rien fait de mal de toute sa vie,

sauf d'être le fils qui n'est pas mort de méningite

quand il était enfant.

Et maintenant,

j'espère qu'il lui sera pardonné d'avoir survécu à la guerre.

Vous savez où est North Hill Road ?

Hé, Jake. J'ai un passager pour sortir de la ville.

Bien !

Vous ne voulez pas m'aider avec mes bagages ?

Qui dit ça ?

Combien je vous dois ?

3 $.

- Qui dit ça ? - Je l'ai dit. 3 $.

Attendez une minute pendant que je vais téléphoner.

Téléphoner à qui ?

La compagnie de taxi, pour savoir quand ils ont augmenté leurs prix.

2 $.

Voilà 1 $.

Allez, fichez le camp avant que je vous casse la figure.

Oh, Mr Alfred !

- Oh, Mr Alfred ! - Hello, Josephine. Hello, Nellie.

Arrêtez, Nellie, pour l'amour du ciel !

Je ne peux pas m'en empêcher.

Vous êtes en pleine forme.

Allons, tournez-vous, Josephine.

Certainement pas.

Pas besoin. Je vois que vous avez grossi.

- Pas du tout. - Elle n'a pas mis son corset.

Taisez-vous !

Je vous ai ramené des cadeaux de Londres.

Il ne fallait pas dépenser votre argent pour nous.

Nous sommes heureuses de votre retour. Et vous aussi, sans doute.

Vous n'avez dit à personne l'heure de votre retour.

Je ne voulais donner à personne une chance de ne pas me rencontrer.

Nous ne sommes pas vraiment prêts pour vous, M. Alfred,

et monsieur et madame sont partis.

- Partis ? - Ce soir, je n'ai que des côtelettes d'agneau,

mais j'ai fait une belle tarte aux pommes.

Où sont-ils allés ?

Madame est partie ce matin. Je ne sais pas où.

Monsieur a appelé cet après-midi. Un appel longue distance.

Et il a dit: "Ne m'attendez pas pour dîner."

Alors on a servi Mlle Trimingham de bonne heure.

Mlle Trimingham ?

Oui. Allez, Josephine. Aidez-moi avec ces sacs.

Vous trouverez votre ancienne chambre, exactement comme vous l'avez laissée.

Nellie, qui est Mlle Trimingham ?

C'est l'infirmière de votre mère.

Une infirmière ?

Pour les alcooliques, Mr Alfred.

Alfred !

Oh, mon Alfred !

Mère, tu vas bien ?

Oh, pardonne-moi. Quelle horreur.

Je suis tellement excitée et maladroite.

- Oh, mais tu es à la maison. - Oui, mère.

Oh, non, chéri. Ne me regarde pas.

Je ne voulais pas que tu me voies comme ça.

Je suis si fatiguée, et je ne me sens pas bien.

On ne pourrait pas tout remettre à demain, quand je serai mieux ?

On va dire que ce soir n'existe pas

et que tu es arrivé demain et...

qu'on se dira bonjour comme ça devrait être.

Bien sûr.

Voilà ton père.

Soit indulgent.

Il n'est pas... à son meilleur.

Nous voilà, Sam, et regarde qui est avec moi.

- Mon garçon. Enfin à la maison. - Salut père.

Salut père ? Est-ce tout, après tout ce temps ?

Non, il y a beaucoup plus.

Oui, je pense qu'il devrait y avoir plus.

Et qu'est-ce que tu t'es fait ?

Elle a juste trébuché et elle est tombée.

N'a-t-il pas l'air merveilleux ?

Oui. Rentrons à la maison.

Sam, on a décidé

de ne pas se saluer ce coir.

On est tous trop fatigués

et demain, nous serons tous frais comme une marguerite.

Comment était la guerre ?

Bien, je suppose. Nous l'avons gagnée.

Oh, avez-vous rencontré mon fils ?

Alfred, voici Mlle Trimingham.

- Comment allez-vous ? - Bienvenue à la maison.

Allons-y.

Draps frais et repos céleste.

Bonne nuit, Alfred.

Dors aussi tard que tu veux

et souviens-toi... tu es revenu demain.

Ce soir n'est jamais arrivé.

La maison est bien arrangée.

Ta mère a fait quelques retouches ici et là.

Tu as pris quelques kilos.

La vie est douce dans la Marine.

- Tu dois être fatigué. - Je suis debout depuis 6 h.

Pas vraiment le moment de parler, non ?

Non, je ne crois pas.

Je crois que je vais monter aussi. Si tu permets.

Père ?

Rien. Bonne nuit.

Bonne nuit.

Elle n'a pas besoin de vous, maintenant.

Alors, Mr Alfred, qu'est-ce que ça fait de revenir à la maison,

de voir votre mère et votre père ?

Les choses ne changent pas, Nellie. Elles évoluent.

Il y a du ginger ale, de l'aqua seltzer, des verres et pas d'alcool. Où est-ce ?

Votre père le garde sous clé.

- Bonne nuit, M. Alfred. - Bonne nuit.

Même les serviteurs de votre propre maison le savent.

Je suis fatiguée. Je suis malade. Laisse-moi tranquille.

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