Blind Date

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Blind Date
A Commentary by Nath T

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Published on: 2016-06-03
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The first 200 lines.

Jacqueline ?

Vous êtes l'occupant ici ?

Pourquoi ?

- Vous êtes l'occupant ici ? - Non.

Qui est l'occupant ?

De quoi s'agit-il ?

Que faites-vous là ?

- Et vous ? - Répondez-moi.

- J'ai le droit d'être ici. - On vous a invité ?

Ça vous ennuie de me dire qui vous a invité ?

Oui, ça m'ennuie. Qui vous a invité, vous ?

C'est à moi de poser des questions.

Ne faites pas ça.

Vous allez me retenir de force ?

Si nécessaire seulement.

- Restez où vous êtes. - Pourquoi ?

Allongez-vous sur le sol.

M'allonger par terre ? Pourquoi ?

Pour vous empêcher de faire des bêtises.

Une minute. Est-ce qu'on m'arrête ?

Pourquoi ferait-on ça ?

Sinon, je sors d'ici.

Je vais devoir vous en empêcher.

Si je n'y arrive pas, je demanderai de l'aide.

Ça va attirer l'attention.

C'est ce que vous voulez ?

Non, pas vraiment.

Mais je ne m'allonge devant personne.

Allez.

Obligez-moi à m'allonger.

Vous n'avez rien contre un café ?

Il y a du café à réchauffer.

Je m'en occupe. Par ici.

Sergent, je crois que la police ne peut pas entrer...

Ne peut pas entrer chez quelqu'un sans raison.

C'est exact.

- Bonjour, sergent. - Inspecteur Morgan.

Le tourne-disque marchait à plein volume.

- Du jazz. - On me l'a dit.

- Vous êtes le chef ici ? - Oui.

Votre homme m'a empêché de sortir. Pourquoi ?

- Vous ne devinez pas ? - Pas de charades.

Ma question est simple. Répondez simplement.

S'il y a une raison de me retenir, je veux la connaître.

Il pourrait donc y avoir une raison ?

Je ne vois pas.

Je conduis une enquête qui me mène à vous.

Vous faites comme si vous ne saviez rien.

C'est vrai, je ne sais rien.

C'est la réponse classique des criminels.

Attention à ce que vous dites.

Le monde est plein de bébés innocents qui ne savent rien.

Foutu rhume.

- Inspecteur Morgan. Ça va ? - Vous voulez vraiment savoir ?

On dirait qu'un cheval m'a frappé au visage.

- Et vous, inspecteur Westover ? - Au mieux.

Vous venez de la campagne ? Joli chapeau.

On va travailler ensemble apparemment.

Pourquoi cette affaire leur paraît-elle spéciale ?

J'ignorais qu'elle était spéciale.

Les deux meilleurs inspecteurs sur la même affaire ?

Autant aiguiser un crayon avec une hache.

On m'a envoyé ici, alors me voilà.

C'est moi qui l'ai allumé.

Vous n'habitez pas là.

72b

Et vous refusez de dire ce que vous faites là. Votre nom ?

- Il ne vous dira rien. - Nationalité ?

Pourquoi toutes ces questions ?

Ici l'inspecteur Morgan.

Quoi de neuf ?

C'était du bon jazz ?

Merci. Je raccroche.

Il y avait de la musique. Fort, et pas très bonne.

- Qui est le chef ici ? - On est à égalité.

J'ai le droit de savoir pourquoi il me retient ici.

C'est vrai.

On ne doit pas en parler.

Ne vous en faites pas. On respectera ses droits.

Sergent ?

Que faites-vous là ?

- J'attends quelqu'un. - Qui ?

Un peu de lumière ?

Mettons que je venais voir une dame.

Habillé comme ça ?

Ce sont mes seuls vêtements.

C'est à elle ?

Vous me surprenez, inspecteur.

Un gentleman ne pose pas ces questions.

- Je ne suis pas un gentleman. - C'était une façon de parler.

Bon, fouillons ce petit nid.

Cuisine, salle de bain. Relevés de banque, bijoux.

Elle vous disculpera en rentrant. Pourquoi vous agiter ?

Qui viendrait ici avec cette armée devant la porte ?

Déplacez les voitures qui sont devant la porte.

Et que personne ne soit visible.

On est assiégés ?

Vous paraissez intelligent.

Si cette femme doit venir, pourquoi taire votre nom ?

C'est le genre à aimer les violettes ?

Je les ai apportées.

C'est l'intention qui compte, n'est-ce pas ?

Il peut me retenir sans accusation ?

- C'est autorisé ? - Vous n'êtes pas chez vous.

Alors dites-moi que je suis accusé d'effraction.

Vous êtes accusé d'être un suspect qui n'est pas chez lui.

Et ce que je dirai pourra être retenu contre moi ?

Ce que vous direz pourra être retenu contre vous. Ça vous va ?

Bon, finissons-en.

- Vous êtes arrivé à quelle heure ? - A 17h25.

Vous aviez rendez-vous à quelle heure ?

- A 17h30. - Elle est en retard.

- Elle va arriver. - Vous êtes sûr ?

Tout à fait.

Vous étiez seul à l'arrivée du sergent.

- Comment êtes-vous entré ? - A pied.

Elle devait me laisser la porte ouverte.

- Vous n'avez pas de clé ? - Tout s'est fait au téléphone.

- Vous n'étiez jamais venu ici avant ? - Non.

Son absence ne vous a pas étonné ?

Je la croyais sortie une minute.

Les 17h30 sont passées. Elle n'est toujours pas là.

Qu'est-ce qu'il a ?

La police anglaise est célèbre pour ses bonnes manières.

Comment s'appelle-t-elle ?

Asseyez-vous.

Allez, asseyez-vous.

Soit vous pouvez expliquer votre présence ici,

soit vous êtes dans un sale pétrin.

Son nom ?

Quel genre de pétrin ?

Le genre sérieux.

Elle s'appelle Jacqueline Cousteau.

- On le prononce comme ça ? - Elle ne vous l'a pas dit ?

Elle ne me l'a pas dit.

- Où est-elle ? - Là-bas.

Cette Jacqueline Cousteau va corroborer votre histoire ?

J'en suis sûr.

Elle vous a invité chez elle ?

- Je vous l'ai dit. - Vous la connaissez bien ?

Quel est votre nom ?

Jan Van Rooyer.

- De quoi vivez-vous ? - Je suis peintre.

- Peintre ? - Artiste. Je veux voir Jacqueline.

Vous pouvez entrer.

Jacqueline ?

- Elle est morte ? - Vous ne le saviez pas ?

Oui, elle est morte.

Salauds, pourquoi le faire comme ça ?

Donnez-lui du cognac.

Ils ont identifié le corps ?

Oui, grâce à son sac et à une voisine.

C'est bien Jacqueline Cousteau.

- Et c'est l'occupante ici ? - Oui.

Quand vous voulez, Van Rooyer.

Vous allez vous taire ? Donnez-moi une minute.

Vous savez de quoi elle est morte, docteur ?

Tout va bien. On ne lui cache rien encore.

C'est sans doute un choc consécutif à une asphyxie.

On a dû l'étouffer avec un oreiller ou un drap.

Vous avez vu les marques. Elles sont légères.

Elle est morte quand ?

Depuis peu.

175b

La température du corps n'est pas très basse.

Elle vivait sans doute encore à 17h30.

Vous êtes arrivé à 17h25 ?

Non, ils n'ont pas pu la tuer.

- Qui, "ils" ? - Ceux qui ont tué Jacqueline.

J'étais là à 17h25. Le légiste se trompe.

- Vos calculs sont faux ! - Elle est morte il y a peu.

Je peux y aller, inspecteur ?

On fera l'autopsie ce soir.

Oui, merci.

On n'a pas pu la tuer sans que vous entendiez.

Ni déplacer son corps à votre insu.

N'est-ce pas ?

Peut-on prendre vos empreintes digitales ?

- Pourquoi ? - Vous êtes resté là un moment.

Vous avez dû toucher des choses.

Ça permettrait de vous écarter.

Le pouce ici et les autres là.

Vous ne trouverez pas mes empreintes sur elle.

Les empreintes ne marquent pas la peau ou les tissus.

- Je l'ignorais. - Vraiment ?

Beaucoup de gens le savent.

Pourquoi perdre du temps avec moi ?

Pourquoi ne pas chercher l'assassin de Jacqueline ?

- Il ne doit pas être loin. - Et voilà.

Van Rooyer,

vous reconnaissez ce manteau ?

C'est le mien.

Je l'ai posé sur le divan en entrant.

- Sur le divan ? - Oui.

Son cadavre était sur le divan.

Vous l'avez posé sur le divan sans remarquer le corps ?

Les rideaux devaient la recouvrir.

- Les rideaux ? - Oui, il y avait des rideaux.

Ils semblaient prêts à partir au nettoyage.

On n'a pas trouvé de rideau sur le corps.

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