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Quoi ? Qu'y a-t-il ?
On frappe à la porte.
Il n'y a personne, Danny.
Rendors-toi.
Tout va bien.
Il n'y a personne.
Bon sang.
POLICE DE NEW YORK Unité des Enquêtes Spéciales "UES"
CARTE DE POLICE DOM BANDO - INSPECTEUR
JOE MARINARO INSPECTEUR
BILL MAYO INSPECTEUR
GUS LEVY INSPECTEUR
DANIEL CIELLO INSPECTEUR
LE PRINCE DE NEW YORK
De l'autre côté de la rue. La cabine téléphonique.
Ça aura lieu à 15 heures.
- Ne m'oublie pas, gamin. - Comment oublier le King ?
15 heures.
Pardon, Alan.
- Gus Levy est là ? - Oui, Dom.
15 heures.
15 heures.
Saloperie de porte, on ne s'y fait jamais.
- Je m'occupe de la porte ? - Non, ça ira.
Gio, ta sélection de cigares est nulle.
Voilà.
Du lait maternel.
Même le meilleur est nul.
Chante pour moi.
- Je peux t'aider ? - Tu n'aurais pas assez d'une vie
- pour dépenser tout ça. - Ne sois pas susceptible.
On rentre à Bogota.
Arriba, arriba.
Vous commencez à empester cet endroit.
Faites attention. Ils viennent de laver le plancher.
Notre brochette de stars.
- Bonsoir, messieurs. - Bonsoir, Monsieur le Juge.
Inspecteur Daniel Ciello, UES, Brigade des stupéfiants.
Inspecteur Gino Mascone, UES, Brigade des stupéfiants.
- Ça ne vous dérange pas, brigadier ? - Non, M. le Juge.
Maîtres.
Vous voulez bien nous excuser, mesdemoiselles ?
Qui est pressé ?
Inspecteur Mascone ?
Après vous, inspecteur Ciello.
Merci, inspecteur Mascone.
M. le Juge... Maria, lève-toi, s'il te plaît.
M. le Juge, cette jeune femme est nue sous sa fourrure.
Elle risque de prendre froid.
Évitons cela. C'est un bon prétexte pour un recours.
Avancez, je vous prie.
J'ai dit : "Lieutenant, mon équipe prend des photos de l'extérieur.
On a aussi deux micros cachés à l'intérieur.
Dites à vos hommes de remettre en place les téléviseurs qu'ils ont volés."
Très bien, enfoirés. La prochaine fois, on passe en premier.
Une des putes a mordu un des greffiers. On a dû rester 2 heures.
RICHARD CAPPALINO - ASSISTANT DU PROCUREUR
BROOKS PAIGE - ASSISTANT DU PROCUREUR
"Les seuls sur qui je peux compter sont mes coéquipiers."
Entrez, inspecteur.
Désolé pour le retard.
Je n'estime pas bien la durée des interviews.
- Pas de problème. J'ai peu de travail. - Bien.
Je travaille pour le procureur. On mène une enquête
- sur la corruption dans la police. - Je sais.
- La commission Chase. - Vous êtes impressionné ?
Bien sûr, je suis flic.
Inspecteur. On ne vous soupçonne pas. On n'enquête pas sur vous.
Pourquoi suis-je ici ?
Je dois bien commencer quelque part. Pourquoi pas en haut de l'échelle ?
Pourquoi les stups ?
Willie Sutton a dit : "C'est là où il y a de l'argent." Asseyez-vous.
J'aimerais vous aider, mais je ne sais pas comment.
- Désolé. Ça va ? - Oui, ça va.
Soyez patient, inspecteur.
Si quelqu'un est au courant de quelque chose, c'est bien l'UES.
La ville entière relève de votre compétence.
Vous choisissez vos cibles, décidez de faire respecter la loi ou pas.
Le Juge Bernstein vous a appelés "les princes de la ville".
Bien sûr. On est les meilleurs.
Personne ne surveille vos activités.
On juge nos résultats.
Qui sont spectaculaires.
Je vous ai convoqué pour cet entretien
à cause de votre incroyable carrière.
Vous êtes le chef de votre brigade. Pourtant...
Pardon. Vous êtes plus jeune d'au moins sept ans que vos collègues.
- Les gens parlent, inspecteur. - À mon sujet ?
Non, au sujet de l’Inspection générale des services, l'UES.
M. Cappalino, on parle aussi du FBI.
C'est un sujet qui m'intéresse.
Mais pour l'instant, parlons des flics.
Bien sûr. Vous vous attaquez toujours aux flics.
Les flics sont faciles.
C'est vrai.
Et ça me désole terriblement qu'ils soient faciles.
Tout au long de ma carrière, je n'ai eu affaire qu'à de bons flics.
À l'UES, ce sont des flics incroyables.
Si on aime le boulot de flic, on adore celui d'inspecteur.
Si on aime le boulot de procureur, on adore celui de juge.
Merci d'être venu, inspecteur.
Je vous donnerai des nouvelles.
Mais vous pouvez aussi m'appeler, au bureau ou à la maison.
Et si vous avez des informations,
il n'y a pas que la commission Chase.
Il y a beaucoup d'autres antennes d'enquête.
Vous voulez autre chose que des flics ? Dites-m'en plus.
Vous avez lu le rapport ?
Dix fois plus de flics se sont fait mordre en 1966
qu'en 1964.
Gino, ils se sont fait mordre où ?
- Et je vis avec ça ! - Qui veut un verre ?
Ernie.
Ronnie est en haut.
Ne laisse pas ta sœur manger n'importe quoi.
Je lis le dernier bouquin de Vonnegut.
- De qui ? - Vonnegut. Lisez-le.
- Qui ? - Je veux me tirer.
Ton père et Ernie sont avec Ronnie en haut.
J'ai lu ce rapport, Gino. Merci, Bill.
C'est un des dangers de notre profession.
Vous devriez voir où mon cheval s'est fait mordre.
Je l'ai trouvé dans la rue. Il ne m'a rien dit.
Merci, Ernie. Descends, papa.
- Il a la joue coupée. - Je m'en occupe.
- C'est ton frère. - Bien sûr.
Comme d'habitude. Tu t'occupes de tout.
Si tu t'en étais occupé, tu crois que je serais dans cet état ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as un problème ?
Tu as un nouveau problème ? Raconte-moi tout.
- J'ai fait tout ce que je pouvais. - Tu fais que dalle !
Je viens ici. Tu as cette maison.
Tu as une voiture, ta femme aussi, d'ailleurs.
- C'est quoi, ton problème ? - Tu es toujours mieux habillé !
Tu empestes le parfum. Et tes amis, dans la rue,
- sont dans le même état. - On bosse dur.
Ces flics ? Tu crois qu'ils protègent les citoyens ?
Tu crois ça ?
Vous êtes plus pourris que moi et tous les gens que je connais.
On gagne notre argent. Fouille ma maison, si tu veux.
- Fouille ma maison. - Tu te crois spécial
parce que tu as un badge et un flingue !
La seule différence entre toi et un type avec un masque,
c'est que toi, tu as un badge. Tu es aussi pourri que lui.
Aussi pourri que lui. Ton père ne le sait pas.
Mais dans son cœur, il le sait.
Si tu veux m'aider, tu peux m'aider.
Vos Rolex sont bien réglées ?
- Désolé, papa, je... - Je sais que tu ne le peux pas.
Mais ce qu'il a dit.
Ton frère a raison, Danny. Il n'est pas aveugle.
Moi non plus.
Et le programme méthadone ?
Je l'ai inscrit à deux programmes. Je le jure, Joe.
Le jour où je lui donne de la came, je le tue et je me suicide.
Allez, Danny.
Un verre de vin pour mieux digérer.
J'aime bien quand Nancy emmène les enfants chez ses parents.
Je peux cuisiner à ma manière.
Vous le voulez comment, votre steak ?
Comme vous voulez.
Saignant.
Qu'est-ce que vous me voulez ? Je n'ai rien fait de mal.
Pourquoi vous ne menez pas d'enquête sur les avocats ?
Vous avez travaillé pour le procureur.
Il n'y avait pas de corruption.
À moins que vous en sachiez plus que moi.
Danny, c'est vous qui m'avez appelé. Pourquoi êtes-vous ici ?
Si vous avez des informations sur des avocats, parlez-moi.
La brigade des stups vend des stupéfiants ?
Vous avez lu ça où ? Dans le Village Voice ?
Le New York Magazine ?
On ne vend pas de stupéfiants. Ce sont les dealers qui font ça.
On est des policiers.
Ce steak est cru. Cette conversation est nulle.
Danny, je suis malade. Je n'arrive pas à dormir.
Ne quitte pas.
Qu'est-ce que tu racontes ? Je t'en ai laissé avant de partir.
Ça m'a rendu malade.
Il est 3 heures du matin, espèce d'enfoiré.
"Enfoiré"?
On travaille ensemble.
Je n'y arrive pas sans toi.
Tu dois vraiment... Tu dois m'aider, Danny.
Ou tu veux que je continue à vomir cette came ?
Où es-tu ?
- Tu en as ? - Je vais t'en chercher.
Hé, Sal. Tu en as ? J'ai un indic malade.
Il va falloir que tu me la rendes. Moi aussi, j'ai des indics.
C'est quoi ?
Je n'en sais rien.
C'est que dalle ! Merde, Danny !
Il faut que tu trouves quelque chose. On va faire quoi, Danny ?
- Danny, trouve quelque chose. - Ferme-la !
Tu dois m'aider, Danny !
- Merde. - Ta gueule. On va aller chez Cy.
- C'est pas vrai. - Quoi ?
J'ai oublié l'argent à la maison.
Mon Dieu. Mon Dieu. Mon Dieu. On fait quoi, Danny ?
- On fait quoi ? - Ferme-la.
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