The first 200 lines.
Heil Hitler.
Bonjour.
Merci, madame.
Comment vas-tu, Barr ?
Pas mal, George. Et toi ?
Comme d'habitude.
Tu n'es pas malade ?
Tu étais plongé dans ton verre hier soir.
Je réfléchissais.
- C'est tout. - A quoi ?
Rien d'important.
Tu sais quoi ? Il te faut des vacances.
Tu devrais aller en Floride.
Dans les Keys, Barr. Tu joues au golf ?
Hawaii, peut-être ? Tu as déjà pêché en haute mer ?
Un endroit ou il fait chaud,
ou tu peux dépenser cet argent si durement gagné
et te détendre.
Les Keys, Barr. Réfléchis.
Tu joues au golf ?
C'est le genre d'endroit
ou un homme comme toi pense qu'un homme comme moi
aimerait aller crever, George.
N'est-ce pas ?
Je n'ai pas voulu te vexer, Barr.
- Je pensais simplement... - Je ne suis pas vexé, George.
Tu as raison.
Je devrais finir mes jours
avec une cane à pêche et un teint bronzé,
au lieu de rester assis sur un tabouret
à boire des cocktails bon marché dans un bar miteux.
Ne le prends pas mal, George.
Ne fais pas attention à ce que je dis.
C'est l'alcool.
Je crois que je vais arrêter de boire.
Franchement. Qu'est-ce que tu en penses ?
Bonne nuit, George. Fais attention à toi.
On se voit demain, Calvin ?
A demain, George.
La voilà.
Vous avez de la monnaie, monsieur ?
Une petite pièce ?
Oui.
Mais...
ne dépensez pas tout dans...
Et puis, après tout...
Merci.
Portefeuille. Clés.
Je viens de donner tout l'argent qui me restait à un clochard,
un homme qui...
Je ne t'ai pas demandé.
Le portefeuille. Tout de suite.
Donne-moi ça.
C'est ça, que tu cherches ?
Elle est jolie.
Bouge.
Allez.
Je ne peux pas vous laisser...
J'ai besoin de ma voiture.
Pousse-toi, vieillard.
T'es mort.
Bon sang.
L'HOMME QUI A TUE HITLER ET PUIS LE YETI
TROIS NOUVELLES VICTIMES DU TUEUR EN SERIE CANADIEN
TROIS NOUVELLES VICTIMES DU TUEUR EN SERIE CANADIEN
Doux Jésus.
Vous venez de loin, Monsieur Amérique.
Et à pied.
Vous avez mal aux pieds ?
Non.
Inutile d'essayer de me faire plaisir.
Je sais que vous parlez russe.
Vous parlez allemand. Vous parlez français.
Combien de langues ne parlez-vous pas ?
Très peu.
C'est du mauvais tabac.
Comment avez-vous appris autant de langues étrangères ?
Je ne sais pas.
Ca me vient naturellement. Ce ne sont que des mots.
Bien sûr. Beaucoup de choses vous viennent naturellement.
Vous faites de la peinture ?
Vous croyez ?
Je vois l'amour de l'art dans vos yeux.
Je pense que vous pourriez peindre.
Mais il va falloir vous débarrasser de cette barbe.
J'ai fait un long voyage pour arriver ici.
Entouré d'un tel secret.
Monsieur Amérique, le vagabond solitaire.
J'aimerais bien savoir ce que l'on vous aide à réussir.
Ca n'a pas d'importance.
L'Amérique vous remercie.
- C'est vrai ? - Quoi ?
Que vous me remerciez.
Je ne suis pas l'Amérique.
Je ne suis qu'une mission.
Vous êtes un être humain.
Vous pourriez dire merci, si vous le souhaitez.
Je pourrais répondre : "De rien".
Et ensuite, nous pourrions boire un verre.
En toute cordialité.
Ma mère était fille de gitans roumains.
Elle croyait au pouvoir du rasoir.
Elle pensait qu'il pouvait prédire l'avenir.
Puis-je vous raser ?
Vous pouvez.
Un rasoir n'est qu'un rasoir.
Rien de plus, rien de moins.
Mais dès qu'on dit que c'est un rasoir spécial,
qu'on cherche un présage,
on ne peut plus revenir en arrière.
Je déclare donc ce rasoir spécial.
Il ne peut pas raser parfaitement.
Seul Dieu est parfait.
S'il est parfait et que je ne vous coupe pas...
alors vous échouerez et vous mourrez.
Mais si je dérape et qu'il y a du sang, alors...
vous réussirez et vous resterez en vie.
Mais je ne dois pas essayer de déraper
pour influencer ou déjouer le résultat final,
car nous serions maudits tous les deux.
Je dois essayer d'être honnête dans chaque mouvement.
Je dois essayer d'avoir des mouvements assurés.
Et seulement en cas d'accident,
d'erreur absolument accidentelle,
si ma main tremble,
si je regarde ailleurs pendant un moment,
ou si le rasoir touche votre peau de manière innocente...
alors le sang sera un heureux présage.
Le sang, c'est la vie.
Mais je dois essayer d'être parfait.
Et mes mains doivent être stables.
Vous devez essayer de ne pas bouger.
Ne bougez pas, Monsieur Amérique,
sinon vous serez maudit.
C'est parfait.
Mes mains sont stables aujourd'hui.
Selon le présage, vous échouerez.
Et vous allez mourir.
Mettez ça sur le visage. Vous vous sentirez mieux.
Vous réussirez votre mission, Monsieur Amérique.
Néanmoins, nous sommes maudits.
Je vous conduirai ou vous devez aller.
Ensuite, vous vous aventurerez seul en terre impie.
Je vous remercie.
De rien.
Maintenant, nous pouvons boire.
- Qu'est-ce que c'est ? - Ce n'est pas de la vodka.
On s'attend à ce qu'un Russe boive de la vodka,
n'est-ce pas ?
C'est typique.
Mais je ne vous connais pas.
Je ne dois pas faire ce que vous attendez de moi.
Nous pourrions être ennemis un jour.
Vous pourriez penser me connaître.
Voilà. Nous buvons du gin.
Ca, le Russe, ce n'est pas du gin.
C'est de la vodka.
Vous pourriez penser me connaître.
Gentil, le chien.
Bon sang.
Je reviendrai.
Tu veux venir avec moi ?
D'accord, allons-y.
Viens.
Il y a un gars là haut qui tue des gens.
Des randonneurs,
et il laisse des énormes traces de pas ridicules
pour que la police les trouve, c'est un détraqué.
Quand ils trouveront ce malade, envoyez-le ici aux Etats-Unis.
Je lui montrerai ce que c'est, un vrai yéti.
Que des choses terribles, Ralph.
C'est tout ce qu'on entend, et on adore ça.
Mais toi, tu es un gentil chien, non ?
Je crois que oui.
CHAPELLERIE HAROLD
Bonjour.
Bonjour.
Laissez-moi...
Je peux vous aider ?
Je cherche un chapeau.
Vous vendez ce type de billet de loto ici ?
Les billets à gratter. Oui.
Diriez-vous que celui-ci vient de chez vous ?
Vous l'avez acheté ici ?
Non, je l'ai trouvé.
C'est un billet gagnant. 100 dollars.
D'accord.
Vous voulez votre argent ?
Non, il n'est pas à moi.
Qu'est-ce que vous voulez en faire ?
Le rendre à son propriétaire.
Celui qui l'a acheté n'a pas bien regardé
et l'a probablement jeté
en pensant qu'il n'avait rien gagné.
- Ca arrive ? - Ca arrive.
- Souvent ? - Ca arrive.
C'est idiot.
Je crois que je vais le laisser ici.
Vous ne voulez pas l'argent ?
Je n'ai rien à voir avec ça.
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