La belle équipe

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La Belle équipe 1936 FRENCH 1080p
A Commentary by TAKTAKHATEM

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1080
Published on: 2020-02-09
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The first 200 lines.

Le jour de ma fête, comme aujourd’hui.

Je veux recevoir des fleurs.

Des montagnes de fleurs.

À ne plus savoir où les mettre.

Y en aurait partout.

Qu’est-ce qu'il te faut !

Je parle de vraies fleurs.

Des qui vous font tourner la tête quand on les respire !

Pour des richards comme nous.

Les vraies fleurs, ça ne poussent qu'aux cimetières !

T’as reçu des cadeaux ?

Grand-mère m’offre une robe !

Et ton fiancé ?

J'ai rien demandé, il n’a pas d’argent.

Il sait que j’ai envie d’un poudrier.

Dis donc, comment il est ton fiancé ?

Moi je l'ai vu.

C'est un brun, avec une voix qui chante !

Une voix qui chante !

C'est vrai qu'y s'appelle Gonzalez ?

Y s'appelle Mario, il est de Barcelone.

Ah, les Italiens.

Ils ont des yeux avec de l'or dedans !

Mais Barcelone, c'est pas en Italie !

Eh ben, où est-ce, alors ?

Au Portugal...

Il va t'épouser ?

C’est vrai que les Portugais ils ont la plante des pieds toute rose ?

En tout cas, ils sont bruns, c'est des vrais hommes.

Moi j'aime pas les blonds, c'est fade.

Tout le monde sait ça, les blonds c'est pas des hommes.

C'est ton fiancé, c'est lui Mario ?

Je parie qu’il t’apporte ton cadeau !

Le poudrier ?

Bonjour !

Tu viens trop tôt, je finis dans une heure.

Fallait que je te prévienne.

La police m'a encore repéré. - Tu es sûr ?

Je les ai entendus.

Ils demandaient après moi dans le bureau du patron.

Je n'ai eu que le temps de partir.

Je peux plus rentrer à l'hôtel.

Qu'est-ce que tu vas faire ?

Je ne sais pas, je n'ai plus un sou.

Ah ! y a des moments...

Si je pouvais t'aider !

Si Jean et Charles peuvent rien pour moi cette fois...

Enfin, on verra bien.

En sortant... passe au petit café, en face de l'hôtel du roi d'Angleterre.

Ils te diront où ils m'ont caché.

Au revoir.

Je commence à en avoir plein le dos ?

Et encore, je suis poli !

C'est pas un hôtel ici, c'est une écurie !

Qu'est-ce que je dis, une écurie, une porcherie !

Ah s'il voyait ça, le roi d'Angleterre !

Mais personne vous retient ! Allez ailleurs.

Non, monsieur, non.

Mes copains et moi, on restera, vous comprenez !

Y a assez longtemps que vous vous payez nos gueules !

Et vous, vous ne payez rien !

On est chômeurs !

C'est toujours les mêmes, les chômeurs, comme les salauds.

Sous prétexte qu'on paie pas !

Vous l'avouez ? Et il l'avoue !

Vous croyez que je vais vous héberger à l'œil ?

Je chôme, donc je reste, là !

Bonjour, Mme Pain ! Bonjour, M. Jean !

Dites donc, c'est Noël que vous attendez pour donner des serviettes propres ?

Pas d'argent, pas de serviette !

Nous, on est pas comme vous, on se lave de temps en temps !

Vous allez donner des serviettes propres à madame, et tout de suite !

Voulez-vous me foutre le camp ?

Ah ! Pour ça, vous êtes bon, hein !

Faut bien vous caser dans la tête.

Qu'être chômeur c'est pas ce qu'on avait rêvé étant môme.

On les connaît, les chômeurs !

Un tas de feignants qui cherchent du travail en priant le Bon Dieu de pas en trouver.

Bougre de sagouin, va.

Mais, ça va changer monsieur Berteau, vous entendez ?

D'abord, vous allez déboucher mon évier.

Remplacer les carreaux de ma piaule.

La nuit je m'enrhume les fesses.

Donnez-moi de l'argent. - Ah ! Vous manquez de conversation.

Et puis balayer ma chambre !

Et puis nettoyer les escaliers !

Et puis frotter les murs !

Et puis changer mes draps, parce qu'ils puent mes draps !

Et puis laisser l'électricité jusqu'à 10 h.

Je suis chez moi !

C'est dommage, parce que chez vous c'est dégueulasse !

Parfaitement, eh ! c'est dégueulasse !

Une voix céleste !

Pignouf !

Je vous ferai expulser, vous m'entendez !

Je vous ferai foutre en prison, vous et vos copains !

Pour ce que ça nous changera ! - Tas de feignants !

Ta gueule, bonhomme, ta gueule !

Tu m'as fait peur ! - Qu'est-ce que tu fais là ?

Je ne sais plus où aller.

Si Charles ou toi pouviez me cacher dans votre chambre.

T'es fauché ?

Ce ne sera rien !

Je suis repéré, j'ai les flics à mes trousses !

T'avais bien besoin de t'occuper de politique en Espagne toi !

Et c'est pas le moment d'aller demander des faveurs aux provlocs.

Enfin, viens au bistrot, y a Charles et Raymond qui m'attendent, on avisera.

Allez, viens.

Langue de veau vinaigrette : 2,75.

Filet de bœuf jardinière : 3,50

Et comme plat du jour: Ragoût de mouton aux fayots : 3,25.

Alors je leur mets « le sauté de pré-salé en sauce aux poissons frais. »

C'est plus mondain, ça fait hostellerie.

Tenez, le voilà votre menu patron !

C'est t'y du travail d'art, ça ?

Non, mais mordez-moi ça !

C'est t'y du bon boulot !

Il sait en faire, des trucs avec ses mains, le petit bonhomme !

Tenez mademoiselle, prenez une carte !

Non, merci monsieur.

Mais si, prenez, je vais vous faire un tour !

Là, regardez-la bien !

Bon, mettez-la dans le paquet !

Et voilà...

Un, deux, trois, quatre, cinq.

Et voilà, le 8 de cœur, n'est-ce pas ?

Non... c'était le valet de cœur.

Ah, vous m'épatez !

Hé ben, c'est loupé !

Tant pis, ce sera pour une autre fois.

Ah ! écoute, ne fais pas cette tête-là !

Qu'est-ce que t'as, t'as le cafard ? - Oui !

Faut te démerder !

Le fric, ça pousse pas entre les pavés !

Ah, c'est pas l'argent !

Non, j'ai revu Gina.

Gina ? Qui c'est ?

Ben, tu sais bien, quoi ! Ma femme. - Ah oui !

Depuis un an qu'on était séparés, alors...

La revoir comme ça...

Ça m'a foutu un coup !

Elle est dans la mouise ?

Non, bien nippée.

Mieux que de mon temps !

Un bon copain, ça vaut mieux que toutes les femmes du monde entier et des environs.

Ah, je m'en fais pas, va !

Ah, les femmes, c'est bon une heure !

T'en vois une, elle te plaît.

Tu lui fais du boniment, ça colle. Bon, ben puis après salut, quoi !

Parfaitement... ainsi moi...

Dis donc môme, ça te dérange pas que je m'asseye, non ?

Y a ta grand-mère qui vient te chercher.

Vous êtes un « gentleman » !

Ah ! c'est pas tout ça les gars.

Y a Mario qui est dans la panade.

la police l'a repéré, alors faut qu'on le loge.

Ça fait rien, y sont vache.

y te font la chasse comme si t'avais tué père et mère !

Je suis expulsé d'Espagne...

De Hollande, d'Allemagne !

Maintenant la France, Où est-ce qu'ils veulent que j'aille ?

Tu vas rester avec nous.

C'est pas le moment, je viens d'incendier le proprio !

Chez Huguette, y a pas moyen ?

Ce serait un drôle de cadeau pour sa fête.

C'est sa fête ?

Oui, et j'ai pas le sou.

Oh ! Mince, on n'y a pas pensé !

On aurait pu lui offrir quelque chose.

Attendez, je vais y acheter des ronds de fleur.

Oh ! j'ai une idée !

Va téléphoner !

À qui ?

À n'importe qui. - Pour quoi faire ?

T'occupe pas, arrange-toi pour attirer le patron.

Dis-lui que l'appareil est détraqué, ce que tu voudras.

Mais retiens-le quelques minutes.

Alors, ça va pas mieux, non !

Voulez-vous venir, une seconde, patron, y a quelque chose au téléphone.

Voilà, Monsieur ! - Merci. !

Voyons ça, alors !

Un appareil-photo...

Une petite pendulette ou une paire de jumelles.

Articles « first class » hein ?

Oh ! Un poudrier !

Allons-y pour le poudrier. Alors toi tu tires par ici et toi par là !

Allez, hop, sur moi, allez, tire !

Allez, tire !

C'est dans la poche, c'est dans la poche,

Je te dis que c'est dans la poche. Il y est !

Hop ! Allez. Allez.

Doucement... doucement, les gars, - c'est dans la poche !

Oh, chic, le poudrier !

Allez, hop, la pendulette.

C'est ça ! - Encore dans la poche bonhomme !

Voyons, qu'est-ce que vous avez demandé ?

Le 4 à Fontenay-sous-Bois ! - Le 4 à Fontenay-sous-Bois !

Allô mademoiselle ? Ah, mademoiselle,

On vous a demandé le 4 à Fontenay-sous-Bois.

Comment, je l'ai ! Ben, vous l'avez, c'est pas plus difficile que ça !

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