The first 139 lines.
Chiron, né privé d’amour,
en avait ensuite reçu,
avant d’en donner à son tour.
Mais envers Héraclès, son disciple rongé de remords,
qu’avait-il ressenti ?
Quelles paroles lui avait-il adressées ?
Bienvenue.
D’accord.
Ta lettre de recommandation m’a tout dit, merci.
À compter d’aujourd’hui, tu es ici chez toi.
Je vais te faire visiter, attends-moi une seconde.
Désolée, beaucoup de pensionnaires nous ont rejoints cette semaine.
C’est un peu le bazar.
Envers son disciple rongé de remords,
qu’avait ressenti Chiron ?
Quelles paroles lui avait-il adressées ?
Dis, le grand, tu t’appelles comment ?
Des mots de colère…
ou bien de rancœur ?
Ou encore…
Écoute-moi,
tu n’es absolument pas un jouet.
Vis ta vie pour toi-même.
Moi, c’est Paran. Et toi, c’est quoi, ton nom ?
Passons à l’affaire du meurtre par balle commis en mer la semaine dernière.
REQUEST 13. ANOTHER SKY 4
L’auteur du tir est toujours introuvable.
M. AZLAN, MINISTRE DE MEDOKHIA, ABATTU À LA SIGNATURE D’UN ACTE
Le gouvernement de Medokhia a publié
les photos de deux suspectes recherchées.
C’était déjà y a six jours ?
Les six jours les plus rudes de toute ma carrière de concierge…
Éprouvantes à gérer, hein, les répercussions ?
Un vrai calvaire, tu veux dire. J’ai trimé comme un dingue !
Surtout avec le grabuge que t’as fait.
J’ai dû trafiquer trop de trucs pour masquer notre présence.
Franchement, je suis admirable, non ?
Tu as ajouté toi-même à ton labeur deux tâches mielleuses, il me semble.
Mielleux, et fier de l’être.
Tu essaies d’imiter Mme Danica ?
Joue la nonchalance si tu veux, mais ces livres…
Les garder t’attirera l’ire de l’archiviste.
Oh, mince !
Ikurô, il faut éviter les retards.
Désolé ! Je venais justement vous les rendre.
Tiens ? Qu’est-ce donc ?
Ah, ça ! J’ai écrit sur des copies,
les originaux sont intacts.
Ah, d’accord ! Tant mieux.
C’est sûr…
Bon, à tout à l’heure.
En revenant, tu n’oublieras pas de ranger le bureau.
Bon courage.
Et maintenant, des nouvelles du ciel.
C’est ce soir que les Perséides atteignent leur paroxysme.
Hélas, la pluie, arrivée comme prévu, rend l’observation difficile,
douchant les espoirs des fans d’astronomie dans tout le pays.
Décidément, la pluie ne s’arrête plus.
Oui, elle est bien installée.
C’est embêtant pour votre travail ?
Disons que ça dépend des cas.
Oui, j’imagine.
Votre holster est en matériau isolant, n’est-ce pas ?
Idéal pour cacher une arme brûlante.
Oui, c’est bien pratique,
quand je gâche des balles en ratant un tir.
Voilà, c’est parfait.
Tiens, j’y pense !
Voilà ce qu’un client m’a raconté, l’autre jour.
Pris sous une averse soudaine,
il a pu protéger son arme grâce à son imperméable.
C’est vrai qu’une veste imperméable ne serait pas de trop.
Laissez-moi vous en coudre une !
Vous tuez souvent au corps à corps, M. Kondô,
donc vous pourriez…
Izumiko, c’est Haizaki.
Entre !
Je t’apporte un costume de Mme Lise à repriser.
Parfaitement élégante, aujourd’hui.
Encore une nouvelle commande ?
Au sein de toute l’équipe,
tu es au moins la meilleure commerciale.
Dis donc, épargne-moi les flatteries machinales, tu veux ?
Mon bagou, mon savoir-faire, mon style… Tout est hors pair !
Dans ce cas, prouve-le-moi
en faisant régler les clients avec une minutie hors pair.
Tu sais parfaitement être à leur écoute,
mais tu utilises des matériaux de luxe hors budget pour eux,
que tu paies de ta poche.
Sais-tu à combien s’élève ta dette envers l’hôtel ?
Tu n’es pas une œuvre de charité.
Et revoilà la concierge pragmatique.
Espèce de robot ! Masque de fer !
Tu es d’une impolitesse…
Combien de fois devrai-je te le répéter ?
Écoute bien.
S’habiller est un des piliers de la dignité humaine.
Il y a trois fondamentaux à notre activité.
Trouver de quoi manger, où vivre,
et de quoi se couvrir.
Combler ces nécessités,
c’est ce qui nous rend humains.
Il y a autant d’idées de vêtements que de personnes.
C’est ce qui m’a toujours fascinée, personnellement.
Alors, puisque c’est moi la couturière,
je veux que les assassins et le personnel de l’hôtel
portent tous les habits les plus parfaitement adaptés à chacun.
Tu comprends ?
En plus, c’est là que ça devient passionnant.
Les trois fondamentaux demeurent, mais les gens changent.
Vivre, c’est évoluer en permanence.
Concevoir de nouveaux vêtements adéquats,
c’est mon plus grand plaisir dans la vie.
Toujours renouvelé, c’est ça qui est génial.
Ça te va à ravir !
Tu es adorable, c’est parfait !
C’est bon, je peux me changer ?
Une minute ! Il me faut une photo de dos et de trois quarts.
Pourquoi ? Un problème avec la tenue ?
Elle ne te plaît pas ?
Je ne veux pas encombrer encore plus mon placard.
Pourquoi t’entêter à me confectionner des habits ?
Épargne-toi du travail inutile.
« Inutile », carrément…
Tu pourrais bien avoir envie de porter ça, un jour.
Laisse-moi attendre que ce moment arrive.
Par fierté de tailleur ?
Non, par pur intérêt personnel.
J’ai aimé ma tenue de l’autre jour.
Ah ? Laquelle ?
Celle d’infiltration.
Le tissu extensible donnait une bonne mobilité,
et il résistait bien aux coups de couteau.
Cette tenue-là, hein…
Ah, au fait !
J’ai assez de vêtements.
Pas de panique, c’est ton uniforme de l’autre jour.
Ah, d’accord. Merci beau…
beaucoup…
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