The first 200 lines.
Les Ténèbres se déchaînaient
à travers le pays magique de Coventry,
terrassant les forces de la lumière.
Les filles jumelles du soleil et de la lune
naquirent le jour d'Halloween,
et avec elles un nouvel espoir.
Selon la prophétie, seules les sorcières jumelles
peuvent ramener la lumière sur Coventry.
Mais réussiront-elles à échapper aux Ténèbres
le jour même de leur naissance ?
Les petites. Elles sont encore en vie.
Vite, il faut les cacher. Je prends Apolla.
-Et moi, Artémis. -D'accord. Fais attention.
-Soutiens-lui la tête. -Ne t'inquiète pas...
Dépêchons-nous.
Notre sort est entre leurs mains, maintenant.
En fait, il est plutôt entre nos mains.
-Quoi ? -Si notre sort dépend d'elles
et qu'elles sont dans nos mains, théoriquement...
Dépêche-toi de t'en aller.
Les Ténèbres vont s'obstiner à les retrouver.
Rendez-vous dans une autre dimension.
-D'accord. -Très bien.
Ensemble, les jumelles sont en danger.
Une minute. On va dans quelle dimension ?
-La pourpre ou.... -Sauve-toi !
Tu seras en sécurité ici, mon petit poussin.
Oh !
Dépêchez-vous. On est en retard.
Vite. Sinon on va se faire attraper.
J'espère que Karsh a réussi à s'échapper lui aussi.
On va s'en sortir, Artémis. Portail, ouvre-toi !
Tout va bien, mon petit trésor. On va être en sécurité.
Je ne crois pas qu'on nous ait suivis.
N'ayez pas peur. Je suis désolé. Des bonbons ou un tour ?
Hein ?
Je vois.
-En avant. -Oui, allons-y.
Ne t'inquiète pas, Artémis.
Tu t'habitueras vite à leurs étranges coutumes.
Surprise ! Je vous ai bien eus.
Je te jure qu'un de ces quatre je vais te coller
la tête dans le gâteau.
Je t'avais dit qu'on n'arriverait
pas à la surprendre. Tant que le soleil
est encore levé, elle est debout.
-Joyeux anniversaire, Camryn. -Merci, maman.
De rien, mon petit amour.
Alors, qu'as-tu envie de faire aujourd'hui ?
Elle est toute à toi, ma chérie, cette journée.
Ce qui était également le cas d'hier
et d'avant-hier et d'avant avant-hier.
Et alors ? C'est normal.
Et ça t'a pris vingt et un ans pour arriver à le comprendre.
Je t'aime, ma petite puce.
Oh !
Cami, c'est magnifique !
Regarde, David, elle dessine son autoportrait.
Je me demande si c'en est vraiment un.
Elle me ressemble, mais je ne sais pas si c'est moi.
Je ne crois pas, parce que, elle, elle ne parle pas.
Papa ! Tu vas voir ça. Tu vas me le payer.
Ne mettez pas de gâteau sur le papier peint.
Dans tes rêves, fillette.
Surprise.
Tu ne peux pas plutôt te déguiser en princesse
comme toutes les petites filles au monde ?
Hé, là. Hé, là.
Tu étais censée lui faire seulement une surprise,
je te signale, et pas lui donner la peur de sa vie.
Désolée, petite soeur.
Joyeux anniversaire.
Nous te servons un petit-déjeuner
sur le canapé pour fêter ça.
C'est moi qui l'ai fait : yaourt à la framboise,
des céréales et des grains de maïs en sucre.
Rien que ça ? Merci infiniment.
Et maman m'a dit qu'elle te verrait ce soir.
Elle avait peur de rater son bus,
c'est pour ça qu'elle n'a pas attendu que tu te réveilles.
Je suis vraiment désolée.
Je me suis mis à écrire mon journal
et il était plus de minuit quand j'ai relevé le nez.
Je ne sais pas quand tu trouves le temps de dormir.
Ta maman dit toujours...
Tu voulais dire que ma maman disait toujours
que je tenais un peu du loup-garou.
Tant que la lune est là, je ne me couche pas.
-Elle te manque, ta maman ? -Nicole !
Quoi ?
Oui. Et même beaucoup.
Merci de me l'avoir demandé.
Mince, il est temps que j'y aille.
Tu as des projets pour ton anniversaire ?
Oui, de trouver un boulot.
Cette chose est vraiment délicieuse.
Merci, Alex. Bon anniversaire.
- -Ah !
Ça va, j'ai rien.
J'ai envie de faire quelque chose de différent.
Ce sera pour demain, les changements.
Les traiteurs arrivent à midi et on aura une centaine
d'invités qui débarquent à huit heures
pour fêter Halloween et ton anniversaire.
Je ne parlais pas de la fête, maman.
Je parlais de ma vie, en fait.
-Out. -Out ? Comment ça, out ?
-Elle était pas out ! -Elle était out.
Oui, elle était out.
Pourquoi ? Qu'est-ce qui ne va pas dans ta vie ?
- -Oh !
Mais rien.
C'est juste que je fête mes vingt et un an.
Et j'ai l'impression qu'il va se passer
quelque chose d'exceptionnel.
Et battre ton père six à zéro, ce n'est pas exceptionnel ?
- -
Je vous jure.
Mais non, je le bats tous les jours.
-Je vais répondre. -
Répondre à quoi ?
Je n'ai entendu aucun téléphone sonner.
Merci. Salut, Beth.
Je n'arrive pas à comprendre comment elle fait ça.
C'est sûrement pour ça, entre autres,
qu'elle trouve que tout ce qu'on organise est ringard.
Ecoute, je suis pas ringard.
Oui, papa essaie à nouveau de jouer au tennis.
J'ai fait exprès pour me rafraîchir.
-Tu aurais pu me prévenir. -Oui, tiens, prends ça
et regarde-moi bien.
-Ça va ? -Super.
-Salut, la belle. -Salut.
Je veux que tout le monde reste sur les marches de l'escalier.
Mon travail n'a rien de passionnant
mais je peux redemander à mon patron.
J'aime mieux pas.
C'est pas terrible de vivre sous le même toit
et de travailler ensemble.
Tu es sûr de vouloir faire
ça aujourd'hui, Alex ? C'est ton anniversaire.
Tu n'as pas envie de prendre un peu de bon temps ?
Une personne qui n'a pas de chez elle n'a pas le temps
de prendre du bon temps.
Tu n'es pas comme Annie,
l'orpheline de la comédie musicale.
Désolée, je voulais me faire passer
-pour quelqu'un qui a du cran. -C'est raté.
Et si je me coiffais comme Annie
et que je prenais un chien crade ?
Ça aiderait, mais c'est néanmoins
une conversation ridicule.
Tu peux rester vivre chez nous autant que tu le souhaites.
Tu es un peu de la famille.
Un peu étant le mot clé de la phrase.
Sérieusement, c'est quoi, ton problème ?
Je n'en sais rien.
Depuis la seconde où je me suis réveillée,
j'ai l'impression qu'une chose horrible va se produire.
C'est ton anniversaire.
Il ne va rien se produire d'horrible.
C'est juste une chose que je pressens.
-Embrasse ta mère pour moi. -Ma mère ? Mais pourquoi je...
- -C'est extraordinaire.
De toute évidence, vous possédez le pouvoir de...
-Salut, maman. -
Alex t'embrasse.
-Qui c'est ? -J'en sais rien.
C'est juste une impression.
Je ne sais pas comment la définir.
Un peu comme celle où tu t'étais vue Reine
du bal de fin d'année ?
Oui, exactement. Et encore mieux que ça.
C'est bon, les enfants ont traversé. Mets les gaz.
C'est parti.
Et qu'est-ce qui t'a fait... Oh, jolie voiture.
D'après toi, de quoi il s'agit ? Qu'est-ce que
tu crois qu'il va se passer ?
J'en ai vraiment aucune idée.
Dans ce cas, comment peux-tu savoir
que ça ne s'est pas déjà passé ?
Pour la bonne raison que c'est quelque chose
qui va changer ma vie.
Comme voir une mauvaise pédicure ?
Oui. Ça change la vie, tu sais.
Tu te rappelles ? J'avais pas pu porter
de sandales pendant presque un mois.
Il faut seulement que je garde tous mes sens en éveil.
Que je sois super,
super consciente de ce qui m'entoure.
Je l'ai aussi dans tous ces coloris.
-Regarde. -Quoi ?
Mon magasin préféré fait des soldes.
C'est ça que j'appelle changer la vie, moi.
Génial.
J'y vais faire un tour. Ne t'inquiète pas.
Si tu veux voir des chaussures, rendez-vous dans vingt minutes.
Comment sais-tu que je veux voir des chaussures ?
Parce que tu viens de le dire.
-Non, je l'ai pas dit. -Si, tu l'as dit.
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