Ask the Dust

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Ask the Dust
A Commentary by copieur

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Published on: 2017-03-30
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The first 200 lines.

Voici les températures prévues pour cette nuit en Californie.

La nuit suivante les températures seront moins fraîches...

La veille de notre rencontre, j'étais à mon hôtel

en plein cœur de Los Angeles.

Il s'appelait l'Alta Loma.

A flanc de colline, il était inversé.

Le rez-de-chaussée était au niveau de la rue.

Ma chambre était en bas au 6e.

Ma fenêtre était au niveau de la pente.

Donc je n'avais pas besoin de clé.

La fenêtre était toujours ouverte.

Je songeais à mes projets : J'étais venu, comme les autres,

en rêvant de fortune,

de gloire, de bonne santé et de femmes sublimes .

Sauf que j'allais être différent.

Je n'allais pas chercher mon avenir, j'allais le créer.

J'écrirais le roman de cette ville

et de tous ceux qui débarquaient ici.

"La Route de Los Angeles", d'Arturo Bandini.

Ça m 'apporterait tout ce que je désirais.

Maintenant, au bout de 5 mois,

j'avais à prendre une décision importante.

Que faire de ma dernière pièce de 5 cents ?

M. Bandini, voilà 6 semaines que vous n'avez pas payé votre loyer.

A 4 dollars par semaine c'est presque la dette nationale.

Soit vous me réglez les 24 dollars, intégralement,

soit vous pliez bagage.

C'était sa 6e note en 6 semaines.

Plutôt humiliant.

Ma proprio écrivait plus que moi.

Elle était du genre à se grandir

en se mettant sur la pointe des pieds pour m 'examiner.

- J'aimerais une chambre. - Vous travaillez ?

Je suis écrivain.

Un petit instant, M. Archer.

J'ai écrit ça.

Quel est votre nom ?

Mme Hargraves. Pourquoi ?

"Pour Madame Hargraves.

"Une femme d'un charme ineffable...

"aux ravissants yeux bleus

et au sourire généreux."

De la part de l'auteur, Arturo Bandini.

"Le petit chien riait."

Je déteste les histoires de chiens.

Jeune homme, vous êtes mexicain ?

Moi, mexicain ?

Je suis américain. Et ça ne parle pas de chiens.

Aucun Mexicain n'est admis dans cet hôtel.

Je suis pas mexicain.

Et ça ne parle pas de chiens.

On n'admet pas les Juifs non plus.

Le titre vient d'une comptine :

"Et le petit chien riait de voir une telle fête."

Ainsi...

vous êtes un auteur.

Remarquable !

Voilà, M. Bandini. Une de mes chambres préférées.

Avec ses fenêtres des deux côtés, elle est très claire.

C'est 4 dollars par semaine, et on paie d'avance.

Ça inclut le ménage mais pas le blanchissage.

Par cette fenêtre j'ai vu mon premier palmier, à moins de 2 mètres.

Mais il avait les branches noirâtres.

Et pas de filles.

Je la prends.

"...sali par le monoxyde de carbone du Tunnel de la 3e Rue.

"Le tronc encroûté par la poussière et le sable...

des déserts de Mojave et de Santa Ana. "

Quel enfoiré croira que je suis venu du Colorado à Los Angeles...

sans avoir vu un seul putain de palmier ?

Petit ?

Tu aimes le lait ?

Oui, Hellfrick. J'aime le lait.

Très bien.

Voici mon plan.

Le livreur de chez Adohr est un ami à moi.

A 4 heures du matin il gare son camion derrière l'hôtel...

et il monte à ma chambre pour...

C'est pas terrible, comme plan.

Non, petit, non.

Pendant qu'il boit un coup avec moi,

tu as 10 minutes pour te servir en lait.

Qu'est-ce que t'en dis ?

Si c'est votre ami, pourquoi ne pas lui demander ?

Allons, petit. Qui se moque de qui ?

Il sait que je ne bois pas de lait.

Je fais ça pour toi.

Non merci, Hellfrick.

Je me vois comme un homme honnête.

Je me pose des questions sur votre idée de l'amitié.

Je veux juste te rendre service.

Alors, remboursez ce que je vous ai prêté.

- Combien c'était ? - 15 cents.

- Je les ai pas. - Et 10 cents ?

Ou 5 cents ?

Je peux pas te donner d'argent,

mais avec moi t'auras tout le lait qu'il te faut.

Mencken.

Directeur du meilleur magazine du pays.

Tu veux le laisser tomber ?

Tous les voiliers et clippers ont pris la mer.

A Akron, dans l'Ohio,

la grève à l'usine de pneus a pris fin aujourd'hui.

Les ouvriers ont été augmentés de 6 cents de l'heure.

A Boston, Massachusetts,

l'état du fils de Franklin Roosevelt,

blessé aujourd'hui dans un accident près de Walpole,

n'inspire pas d'inquiétude.

Trouve autre chose que voler une bouteille de lait.

Tu es un écrivain, pas un voleur.

Les rues en sont pleines : Des blondes et des brunes.

En voilà une en peau de renard qui sort d'une voiture étrangère.

Des filles sur la place.

Il y en a partout, et aucune n'est à moi.

D'un coup d'œil elles savent que je n'y connais rien :

Ignorant des femmes et de la vie, j'ai peur des deux.

Vous avez de jolies mains.

C'est vrai ?

Très jolies.

Vous êtes italien.

Ça vous coûtera 2 cents par jour de retard.

Sainte Thérèse, quand j'étais petit j'ai prié pour avoir un stylo.

Vous avez exaucé ma prière.

Enfin, j'ai eu un stylo.

Maintenant je vous en supplie, douce et belle sainte,

inspirez-moi.

Donnez-moi l'idée d'une histoire, d'une histoire géniale,

pour que je sois riche et célèbre, et que je n'aie pas honte de mon nom.

La porte est ouverte.

A la vôtre, Mencken.

A l'avenir !

Babeurre

J'ai descendu la 3e Rue en cherchant où dépenser ma dernière pièce.

Et j'ai trouvé l'endroit.

Apprends à danser, si tu sais pas marcher !

L'endroit idéal pour finir fauché.

Qu'est-ce que je vous sers ?

Un café crème.

Cinq mois plus tôt, j'avais 150 dollars en poche

et de grands projets en tête.

En ce temps-là,

j'étais Arturo Bandini, ami des hommes et des bêtes.

J'avais juste besoin de rencontrer une de ces filles

qui mûrissaient ici comme des oranges,

et alors j'écrirais une histoire d'amour,

une des plus belles de tous les temps.

Qui m'a apporté ça ?

Voilà la note, Tony.

Vous avez fini votre café ?

Vous appelez ça du café ?

Ça n'a rien à voir avec du café.

C'est peut-être l'eau où vos sandales ont bouilli.

Peut-être que vous n'y pouvez rien.

Peut-être que vous êtes une souillon.

Moi, je ne me montrerais pas dans ce quartier

avec des "haraches ".

Des "guaraches", pas des "haraches ".

J'espère que vous mourrez d'un infarctus

ici sur cette chaise.

Camilla.

C'est pas ma faute.

Je n'ai rien fait, je le jure.

J'ai juste demandé s'il voulait du café.

Occupe-toi de lui.

S'il est malade, fais-le sortir.

Jeune homme, est-ce que ça va ?

Vous êtes conscient ?

Dites quelque chose, je vous en prie.

Vous savez faire des remarques, mais pas les accepter.

Vous voulez ma pièce ?

Alors nettoyez ça.

Le vent du Mojave recouvrait la ville de sable.

Il y en avait partout.

Même entre les draps, mais ça m 'était égal.

Je ne pouvais penser qu'à ces sandales.

"A une Princesse Maya, cadeau d'un gringo bon à rien. "

Comment s'appelle la serveuse ?

Qui ça, Camilla ?

Celle qui était là hier. La Mexicaine.

Camilla Lopez.

Remettez-lui ceci.

Attention, c'est précieux. Donnez-le-lui en mains propres.

Je n'avais pas les moyens de la revoir ce soir-là.

Je n'avais plus 5 cents pour un café.

C'est pour quoi ?

Je suis quelqu'un d'honnête, petit.

Offre-lui une bière. C'est ma tournée.

Désolée pour le café.

Tout le monde boit de la bière ici, rarement du café.

Et pour cause. La bière est trop chère pour moi.

Ce café doit être meilleur. Avec de la crème, c'est ça ?

Pas mal.

En progrès sur hier soir.

Vous avez lu ma nouvelle ?

"Le petit chien riait", de moi, Arturo Bandini.

Tu t'appelles Arturo ?

Tu parles espagnol ? Mexicain ?

Bandini. C'est italien. Vous avez lu ma nouvelle ?

Bien sûr.

Alors ?

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