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Écoute-moi bien. De quoi on parle, d'après toi?
De se geler? Non! On parle voyage.
Le safari dans I'inconscient, I'expédition du genre cérébral.
Ça fait longtemps, que la planète est saccagée, pillée, vidée!
Et notre charmante cervelle...
c'est le dernier territoire intact qui n'a pas été touché!
Et ça, c'est notre navire. C'est la Nina, la Pinta et la Santa Maria.!
Et toi, cet enfoiré de Magellan!
Oh merde! J'en ai fait tomber!
Alors, qu'est-ce que tu en dis, monsieur le Serbe de mes deux?
Tu fais le voyage, ou je sais pas, moi, tu restes assis sur ton cul?
Okay, Napoléon, fais voir ce que tu as.
Ce chien-Ià, il m'emmerde, bordel! C'est un hostie de gros chien.
Il emmerde aussi ma poulette! Les chiens et moi, on n'a jamais été très copains!
- De toute façon, il était pas invité. - Écoute, tu la boucles, avec mon chien!
D'accord? J'arrange ça.
- Attends, tu veux pas I'attacher? - Tu fais ce qu'on te dit!
Je sais lui montrer que c'est moi le patron!
Je le gâte, mais il se prend aussi des baffes.
Oui, bon chien! Tiens, voilà une gâterie.
Il sait qui est le patron, tu vois?
Oh, merde! J'en ai un chien, moi aussi!
Yo, Tony! Je I'adore, ce type-Ià. Il se fend le cul! Et pour des prunes, encore!
D'accord? Une fois que je lui ai montré avec des gâteries et des baffes...
qui est le patron, ici, hein?
- Hein? Tu aurais une, une clope? - Non. Je suis à sec, je te I'ai dit.
Tu chercherais à m'emmerder? Tu veux me faire chier, hein?
Saloperie d'Irlandais de mon cul!
Merde! Hein? Tu as vu?
J'en ai un, moi aussi, un chien!
Tiens, gentil chien!
- Vous êtes de la partie? - Ah!
- Qu'est-ce qu'il raconte, ton laquais? - Il dit qu'il le connaît bien ton chien.
- Mon chien? - Il dit que ton chien...
a témoigné au procès de son frère, il y a trois ans.
Oh, merde!
II a dit aussi que, que ton chien n'est pas juste un enfoiré de chien.
C'est aussi un enfoiré de porc!
Et moi, j'aurais tendance à le croire.
Argh!
- Merde! Appelle des renforts! - L'unité 17 demande des renforts.
- Quatrième étage, un suspect. - Tu n'as rien?
Ouais, ça va, j'ai rien. Allez! Bon chien. Bon chien.
Oh, merde!
- Coral, prend I'escalier de gauche. - D'accord, ça marche.
Tony, amène-toi! Allez! Oh, fait chier! Okay.
- Va au fond, à droite. - D'accord.
- Je vais à gauche! - Parfait.
Peux-tu croire que ce crisse de con m'a tiré dessus?
Allons-y. Merde! Merde!
Quelle merde!
C'est pas vrai!
Policier abattu! Je répète: Policier abattu!
Le suspect est dans I'escalier nord! Je pars à sa poursuite!
Et merde, où est-ce qu'ils sont, mes renforts?
Bouge plus! Merde!
Connerie! Connerie! Connerie! Aidez-moi!
Je suis policier! Faites vite, une ambulance!
Envoyez une ambulance, merde!
Connerie!
"Huit mois plus tard"
Allô? Oh! Mouais! Oh, merde! Ouais.
Non, non, non, je suis pas encore au lit! J'arrive tout de suite.
Euh, salut, mon vieux.
Amène-toi, connard! Amène-toi!
Salut.
Il fait froid, ce matin, mes amis. Détroit se prépare à un Noël tout blanc...
puisqu'on attend une belle petite tempête de neige.
- Oh, fait chier! - Et on poursuit avec les sports.
Voyez-vous, messieurs, ce type de sexe relève de I'instinct d'évolution.
Par exemple: Au stade des Tigers.
Il n'y a pas un chat. En fait, il n'y a que moi et un ami.
On fait la chose sur les gradins.
Personne ne nous a vus, sauf le voltigeur gauche.
Je dirais qu'il a apprécié le spectacle et que de mon côté, j'ai aimé I'auditoire.
C'est une joie gratuite, la baise spontanée.
Je vais aller me rouler dans la neige pour refroidir mes instincts.
- Allez, Iris, Bonne Année! - Toi aussi, mon coeur!
C'est une bête dans ton genre, Iris. Probablement un ex-taulard.
- Tu devrais lui faire de I'oeil. - Laisse tomber, Carille.
Je ne parle que d'obéir à ses impulsions, sans culpabilité.
Te fâche pas, écoute! Tu ne t'envoies que des criminels! Tout le monde le sait!
Ce qui n'est pas rigolo pour moi, parce que je suis très amoureux de toi!
Ce ne sont pas des criminels, ce sont des voyous, que je baise. Énorme différence!
J'espère que je n'aurai pas besoin de devenir voyou, pour être digne de toi!
- Qu'est-ce qui se passe? On fait la foire? - Trouble-fête.
- Il n'y a plus personne qui travaille? - Vous êtes en retard! Bonne Année.
Arrêtez de me faire chier, sinon je vous trouve un boulot, moi, ça tardera pas!
- Vous ne voudriez pas être coincés ici! - Salut, les gars!
On se revoit dans les nouveaux locaux. Et Bonne Année, Iris!
- À bientôt, Iris! - "Coincés"? C'est pas très gentil, ça, patron!
Tu as raison. Je m'excuse. Tu es ravissante. Charmante...
et je me sens honoré de passer le réveillon du Jour de I'An avec toi.
Tu es un gentil petit con sarcastique!
Mais on va quand même se payer une belle fête, non?
Officiellement, on ne ferme qu'à minuit, mais tous les appels seront réacheminés...
alors, on pourrait pratiquement fermer tout de suite, non?
On pourrait carrément commencer la fête!
Écoute, sois gentille, pas trop tôt, on a encore plein de boîites à finir...
Pas tant que ça, les ordis sont déjà sortis et presque tout le reste!
Allez, quoi, Sergent! C'est ma fête préférée, le Nouvel An!
J'ai même mis mes très jolies bottes sexy, pour I'occasion!
Même si on est ici, faut pas se laisser aller!
Je te répondrais que venant de toi, c'est drôle.
Ne tenezjamais pour acquise la plus grande de vos libertés...
celle de choisir.
Pensez aux choix que vous avez faits, par le passé.
Et les chemins où ils vous ont conduits, la foi et le temps des propositions...
vous mèneront au salut...
alors que le chemin de la facilité ne vous mènera qu'à la tentation.
Songez aux conséquences de vos actes...
et chérissez votre grand pouvoir de choisir le droit chemin.
Vous avez cru que je me mettrais à table parce qu'on est dans la maison de Dieu?
Vous pourriez croire en Dieu, monsieur Portnow!
Pas vous? Je n'ai jamais rencontré un frère qui n'avait pas la foi.
J'ai vu des dizaines d'hommes...
face à la mort.
Et tous, sans la moindre exception, ont supplié Dieu de leur venir en aide.
Jamais je n'ai vu Dieu leur répondre...
Alors, c'est Ià... que j'ai perdu la foi.
Bon, quelles nouvelles?
Ma réponse... est celle-ci.
Non!
Alors, tout est dit.
Vous pensiez que j'allais vous laisser vous éclipser tranquillement?
Allez, levez-vous bon sang! Avancez devant moi.
Police!
Allez, ça va. Bouge plus, Bishop! Laisse tomber ton arme!
Lâche-le tout de suite, sale ordure!
Nous sommes au tout nouveau poste 21...
où est détenu I'un des plus puissants criminels de la ville, Marion Bishop...
qui a été arrêté pour le présumé meurtre...
d'un policier qui avait infiltré les rangs de son organisation.
Bishop, notoire pour ses méthodes brutales d'assassinat...
a fait fortune grâce à diverses activités criminelles...
toutes dans la région de Détroit.
Le clan Bishop.
Ouais?
Un peu trop tôt.
- Lieutenant Holloway. - Marcus Duvall.
Escouade du Crime Organisé et de la Fraude. C'est mon équipe.
Je sais qui vous êtes, navré pour votre collègue.
Où il est, ce fils de pute?
Je ne passe pas une nuit, pas une seule, dans ce genre de trou...
et on sait bien tous les deux pourquoi!
Vous faites le nécessaire pour me sortir de Ià.
On s'est bien compris?
C'est un tueur de policiers.
Si leJuge a le culot de le libérer sous caution...
je peux vous jurer que Ià...
Pas mise en accusation, c'est férié.
Bishop, passe deux jours en cellule avant de se présenter devant le tribunal.
Soyez pas inquiet, Capitaine, on le tient, pas question de le laisser filer!
Allez, Bonne Année!
T'es malade, on n'est que trois, ici!
Ouais, mais il y a un Irlandais, dans le lot! Bon sang, c'est pas vrai!
C'est sûrement plus vieux que moi!
"Hé, je t'avertis, tu ne m'auras pas vivant, gamin!"
Incroyable! Je te parie que je pourrais retrouver des pièces à conviction...
de mes premiers coups de filet, dans le lot!
Ils ont jeté tout ce qui date de la Guerre de Sécession.
Hé! Oh, un nouveau comique! Quitte pas ton emploi régulier, d'accord?
- Sergent? - Ouais?
- Ton rendez-vous du vendredi est arrivé. - Tu te fous de ma gueule?
Et vous souffrez toujours d'angoisse?
Oui. Deux mots: Les Lions.
Leur performance m'inquiète beaucoup.
Arrêtez d'esquiver mes questions, Sergent, s'il vous plaît.
Et les antidouleurs? Vous en prenez toujours?
Je vous en prie, Docteur!
Même vous, ça doit commencer à vous ennuyer, ces conversations!
Alors, pourquoi ne pas parler de la vraie raison...
qui vous amène jusqu'ici: La veille du Nouvel An...
en pleine tempête de neige?
Okay. Voyons voir, parce que nous avions rendez-vous?
Je crois que la vraie raison... est que vous êtes amoureuse de moi.
- Je le vois dans vos yeux. - Intéressant.
C'est d'ailleurs pour ça que vous êtes toute chic!
C'est très flatteur...
mais il faut arrêter de le nier. Vous comprenez?
Oh je, je comprends, oui. Au fond, ça doit être juste, très juste.
Mon visage doit me trahir, sûrement.
Je ne me suis pas habillée comme ça parce que je suis attendue à une fête plus tard.
Non, Sergent, c'est pour vos beaux yeux.
Une forme de séduction. Et ça marche?
Merveilleux!
Ravie.
Bon! Nous poursuivrons cette conversation une autre fois.
- C'est quoi ce, ce truc, Ià? - Hé hé hé hé! C'est à moi!
On se détend! Je me fous de votre dossier!
Donc, on vous a donné un emploi de bureau au poste 21, c'est ça?
- Vous ne capitulez jamais, vous? - Et vos réactions?
Quoi, mes réactions? Ça n'a pas changé grand-chose!
Alors, la Nouvelle Année n'apporte rien de bien nouveau, c'est ça?
Et la jambe, comment ça va? J'ai remarqué que vous ne boitiez plus!
- Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire? - Oh, juste une observation.
Cinq ans de travail clandestin et crac, maintenant ceci!
- Wow! - Au revoir!
Ça doit pas être facile, de se retrouver dans la rue!
- Bonne Année! - À vous aussi!
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