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Messieurs !
La journée est terminée, éteignez tout !
Changez-vous, les bus vous attendent !
Grouille !
T'es sourd ? Je te dis d'éteindre !
Allez !
L'usine ferme en attendant la matière première.
Vous serez payés.
On vous contactera pour vos salaires.
Dirigez-vous vers les dortoirs !
Changez-vous,
prenez toutes vos affaires et montez dans les bus.
Si vous traînez, vous ne pourrez plus partir.
On ferme !
Lève-toi, grouille !
Bouge de là !
Surtout, n'allez pas voir la DRH.
Ne vous créez pas d'ennuis.
L'usine risque de porter plainte contre vous.
Vous pouvez vous faire arrêter
et perdre votre salaire.
Bonjour.
Je vous en prie.
Bonjour, Bayram.
Merci beaucoup.
- Assieds-toi. - Non, merci.
- Pardon. - Je t'en prie.
Bonjour.
Ghardashali,
j'impose rien aux autres.
Moi, je me sens encore en deuil.
Mais vous pouvez faire ce que vous voulez.
Bayram, tu sais que tant que tu porteras le deuil,
on restera tous en noir.
Une prière pour le défunt !
Que Gholam repose en paix, mon cher Bayram.
Dieu te garde.
- C'est pour toi. - Mais pourquoi ?
Gholam était mon cousin, mais il a été un père pour moi.
Merci beaucoup, mais il fallait pas.
Si tu permets, je voudrais aussi te couper la barbe,
pour que tu quittes le deuil.
Tu t'improvises barbier ?
Va t'asseoir et laisse-nous le convaincre.
- Allez. - Venez là.
Venez vous asseoir.
Mettez-vous à l'aise.
Bayram,
tant que tu porteras le noir, toute la famille fera comme toi.
D'accord, que tout le monde se coupe la barbe et retire le noir.
Je voudrais pas insister,
mais Gholam était notre parrain.
On attend que tu désignes son successeur.
Je porte encore son deuil.
Ca fait un an !
La succession a ses propres règles.
Le moment venu, vous lirez le testament.
Quel testament ?
Tu l'as toujours pas ouvert ?
Bien sûr que si.
Pourquoi on sait rien ?
Mon père a exigé un an de report.
Et maintenant ?
Je préfère ne rien dire encore.
Papa, quatre couples attendent de pouvoir organiser leur mariage.
Tu dis pas du tout ça pour toi ?
Je suis loin d'être le seul à te le dire.
Allez, papa.
Je le comprends, il en a marre.
On pensait tous qu'après le 40e jour, ton fils se marierait
et que les autres suivraient.
Franchement, si tu laisses ces pauvres gosses reprendre leur vie,
ça t'enlève quoi ?
Je t'en prie, Bayram.
Une prière pour lui !
Les salauds sont ceux qui se barrent en comptant sur les collègues
pour se battre pour les salaires.
Le rasoir électrique, ça ira.
Je te tiens au courant.
Je te rappellerai.
Au revoir.
Désigne le successeur aujourd'hui, qu'on en finisse.
Tu fais le forcing pour Ghardashali ?
Il a même proposé d'organiser le mariage de ton fils.
Mon fils a un père.
Pardon, Bayram.
Ghardashali mérite d'être parrain.
Mais je suis l'aîné.
Ben alors, Ghardashali ? C'est lui, l'aîné ?
- Qui ça ? - Esmail.
Ce tocard évite les mariages pour pas faire de cadeau.
Il est là pour bouffer à l'oeil.
C'est une façon de parler en public ?
Il a rien su faire pour ses propres enfants.
Tu parles d'un parrain.
Reste poli. Qui est le plus âgé ?
Bien sûr, c'est moi.
Je vous assure,
j'ai pas du tout la prétention de remplacer Gholam.
Mais si, te gêne pas, on n'attend que ça !
J'avais six ans quand tu es né, Ghardashali.
Ma mère était ta nourrice.
C'est pas juste une question d'âge.
Exactement.
Je disais simplement que j'étais l'aîné.
Alors que Ghardashali était son complice des derniers jours.
Ca, c'est bien dit.
Si Gholam est satisfait, nous serons tous satisfaits !
C'était mon berceau, tu sais ?
Il était à moi.
Oui, à nous tous.
T'es encore là-dedans, papa ?
J'y peux rien, j'ai mal.
Leila, t'as utilisé toute l'eau de la ville.
Tu m'emmènes chez le médecin, Alireza ?
Je l'emmène où ?
Oublie, il a rien.
Et la clé de ma voiture ? Papa !
Tu m'as pas payé hier.
J'ai passé la journée au garage.
Où est le double ?
Ose y toucher
et j'appelle les flics !
Fais comme pour Parviz,
fais-moi directement un procès.
Coupe l'eau, j'en ai plus !
On prend l'ascenseur.
J'étouffe là-dedans.
C'est un garçon ?
Je te jure que oui.
Tu jures à tort et à travers.
Sur la tête de Manouchehr ?
Sur la tête de Farhad, c'est un gars.
Dans ce cas, c'est une fille.
Les harcèle pas pour qu'ils l'appellent Gholam.
De quoi tu te mêles ?
C'est toi qui mets ton nez partout !
A l'anniversaire de la mort de Gholam,
j'ai été le premier à qui on a mis du blanc et taillé la barbe.
Donc, on attend ça de moi.
Viens plutôt voir le bébé.
Où est Manouchehr ?
Cette chochotte ne supporte pas l'odeur de l'hôpital.
Enfin un qui vient pas les mains vides.
Bonjour, mes chéries.
Content de te voir.
T'as du bol que celui-ci soit un gars.
Sinon, l'autre aurait continué de me harceler.
Félicitations.
Laisse-moi l'embrasser.
On n'embrasse pas le visage d'un bébé.
C'est pas un garçon.
Mais si, regarde.
Qu'elle le déshabille, alors.
Il va attraper froid.
Pour toutes les cinq, ils m'ont dit que c'était des gars.
Au bout de deux ans, je les voyais en jupe, avec des bijoux.
Cette fois, je me ferai plus avoir.
Déshabille-le !
Ca se fait pas comme ça.
Me baratine pas, saleté !
Ca va pas, monsieur ? Vous êtes dans un hôpital.
Sortez.
Excusez-le.
Tu nous fais honte.
Leila, montre-lui, avant qu'il nous fasse une attaque.
Viens voir.
Attends.
Et voilà.
Quelle merveille.
C'est un garçon.
C'est un garçon.
T'as vu ça ?
Il a manqué de garçons ou quoi ?
C'est ton serviteur.
Regarde ces cils, qu'il est beau...
Boude pas, mange. Je t'emmène chez le médecin demain.
Que Dieu te maudisse, Brock Lesnar.
S'il y a un type foutu de battre Undertaker, c'est Lesnar.
- C'est bidon. - Pas du tout.
Hardy saute d'une échelle de 10 m sur la figure de Big Show.
C'est bidon, ça ?
Nous, elle confond nos prénoms, mais les catcheurs, elle connaît.
C'est ta faute.
Lesnar va se faire écraser par Orton, maman.
C'est pas Shawn Michaels.
J'ai la même carrure qu'Orton, non ?
Ca va pas, espèce d'orang-outan ? Rhabille-toi.
Ils sont habillés, eux ?
Belle-soeur, je suis bloquée, prends le bébé.
Je suis désolée.
Aïe !
Touche pas à la vaisselle.
Il faut te marier pour plus avoir mal.
Farhad, tu manges et tu vas te vautrer ?
Viens, on débarrasse et on fait la vaisselle.
- J'ai pas fini. - Je le dis en général.
Tu rumines comme une vache. Ca suffit.
Tu parles de Parviz ou de moi ?
Attends qu'on débarrasse.
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