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Je le jure. C'est tout ce que je sais.
Putain ! Je t'en prie !
Je sais rien, je te le jure ! Je t'en prie !
On n'était pas là longtemps.
On s'amusait avec la bagnole d'un gitan, c'est tout !
C'est tout !
Tu dois me croire !
Merde !
S'il te plaît !
S'il te plaît.
On s'est barré en voyant la Rolls.
On est parti en les voyant arriver.
On te ferait jamais ça, mec.
Regarde-moi, je suis personne.
Je suis personne, putain !
Non ! Je t'en prie, ne me tue pas !
Je n'ai pas le choix.
S'il te plaît !
Ne me tue pas !
1 SEMAINE AUPARAVANT
APT 607, 132 MELTON COMMONS, 23H40.
- Tu l'as reçu ? - Ta gueule, putain.
- Alors, tu l'as reçu ? - Ouais.
Tu vas le faire ?
Peut-être. Je sais pas.
Ioan ! Putain. Où tu crois aller ?
Acheter des bières.
Tu as mes clés ?
Ça sera pas long. Je ferai le plein en revenant.
- Alors, ramène-nous une bouteille. - Oui, Patrick, pas de souci.
C'est toi qui payes.
C'est ça, ouais !
- Tu fais quoi ? - Tu veux la caisse ou pas ?
D'accord, mec.
Ils ont dit qui c'était ?
Je te l'ai dit.
Juste un pédophile.
Trois, ça suffira ?
J'espère.
Tu es sûr ?
Merde.
Putain...
J'espère que cet abruti sait à qui est cette place.
- Je parie que non. - Il va vite le savoir.
- Où tu te crois ? - Il en avait rien à foutre.
- T'es aveugle ? - Tu fais quoi ?
C'est qui ?
- Tu fais dans ton froc ? - T'es perdu ?
Ouvre la portière !
- Ouvre cette putain de portière ! - Je la secoue.
Ouvre le capot.
Ta gueule ! Ouvre le capot !
Ouvre ce putain de capot.
Non, arrêtez ! Abîmez pas la voiture !
- Vous allez la casser ! Arrêtez ! - La ferme, mec.
Ouvre la portière !
On dégage !
Vite !
Laisse le tourner, Jack.
Merde.
Décroche, je t'en prie.
Allez, décroche.
Veuillez laisser un message après le bip.
Darren, ne le fais pas.
C'est pas le bon mec.
Ça va, mon pote ?
Bien, merci.
Tu fais quoi en Albanie, petit ?
J'attends ma copine et on s'en va.
Elle me fait toujours attendre.
Une fille ?
Vraiment ?
Elle aime ta voiture, c'est ça ?
Merde.
Merde !
Oh, merde.
Ioan !
Putain, Darren !
Ferme la portière !
- Après toi, mon grand. - Merci.
Oncle Alex !
Voilà.
Prends ton ancienne chambre. Fais attention aux cartons.
- Danny, prends ça. - Ça. Merci.
Danny. Ne cours pas. Bon sang.
Danny ! Ne cours pas.
Tiens-toi bien, s'il te plaît.
Central, on a un délit de fuite.
La plaque du suspect est Alpha,
- 62... - Arrête. Aide-moi un peu.
Viens voir.
Oncle Alex, quand est-ce que vous viviez ici avec maman ?
C'était il y a longtemps.
Quand j'avais ton âge.
Mamie Marian dit que c'est ma chambre.
Peut-être, mais ce sont mes jouets. Ne les casse pas.
Voilà. C'est terminé.
C'est terminé.
Tu es prêt. Va voir grand-père.
Grand-père.
Vraiment, Alex ?
C'est ce que tu es, maintenant ?
Jusqu'à ce qu'on sache qui a tué Finn, et pourquoi.
Ça ne te va pas.
- Devant. - C'est exagéré.
Je sais. Je comprends. Mais c'est comme ça.
- Je fais mon travail. - Oui.
Allez-y. Merci, monsieur.
Levez les bras, s'il vous plaît.
POUR PAPA BISOUS SEAN
Je pensais que ça lui plairait.
C'est pas le cas.
Dis que tu seras sincère
Dis que tu seras sincère
Dis que tu seras sincère
Papa !
Laisse-moi faire.
Bien, Al.
Quelle élégance, Billy.
Tu me connais. J'aime faire la fête.
Allez, Sean.
- Je ferai pas comme si tout allait bien. - Je sais.
Je ne serrerai pas la main de la personne qui l'a tué.
Mais moi, je peux.
Et quand on saura qui c'est, on le détruira.
Je veux la même chose que toi. Mais il faut le faire de la bonne manière.
Pas comme hier soir.
Tu pourrais buter tous les gamins de cette cité,
ça ne nous aidera pas à retrouver l'assassin de ton père.
Si on ne les convainc pas que les affaires continuent normalement,
tu peux oublier l'assassin. Ce sera la guerre.
Peut-être.
On verra.
Alex. C'est l'heure.
Écoute. Tu as ma parole.
Papa et moi, on ne l'oubliera pas.
Et on ne t'oubliera pas.
Nous avons beaucoup de choses à aborder,
et vous comprenez que Sean est très occupé.
Il vous remercie de votre présence.
Et nous vous remercions de votre patience, cette semaine.
Notre patience a des limites, Ed.
Certains ont des cargos ancrés en pleine mer.
On peut espérer quelque chose pour les pertes subies ?
- N'est-ce pas ? - Non.
Wong, vous avez un carton de chattes en silicone dans l'Océan Indien.
J'ai 80 kg de produit qui attendent sur le dock.
Avec tout mon respect, je veux juste savoir où nous en sommes.
On a tout arrêté parce qu'il le fallait.
Mais surtout, parce que quelqu'un a décidé de tuer Finn Wallace.
Nous sommes tous associés.
Nous sommes liés.
Le système fonctionne.
Tant que vous obtempérez.
Vous savez déjà que je découvrirai qui a fait ça.
Quand ça arrivera...
Vous savez ce qui va se passer.
La semaine dernière, nous avons mis en place un système de transition.
À l'aube, nous rouvrirons les docks, ils seront opérationnels.
Nos investisseurs nous ont donné le feu vert pour agir selon nos termes.
Tant que ça restera calme, le gouvernement n'aura aucune raison de bouger.
J'ai discuté avec notre contact à la police
pour renégocier une protection pour vous.
Toutes vos négociations, tous les détails que Finn avait en tête, je les ai en tête.
Lale, l'argent de votre poudre sera blanchi dans les délais.
Wong, votre cargo arrivera à temps.
Et Nasir, les routes commerciales de votre père sont sécurisées.
Mais retenez bien ça :
à ceux qui ont tiré profit de la mort de Finn,
les chiffres nous mèneront bientôt à vous.
Ils ne mentent jamais.
Encore une fois, merci à tous d'être venus.
Désolé, mec.
Comme je le disais, merci à tous d'être ici.
Nous avons perdu un grand homme, mais les affaires continuent.
Les vannes restent fermées.
- Sean... - Rien ne sera importé.
Rien ne sera exporté.
Pas de blanchissement d'argent sale.
Personne ne vendra un gramme dans ces rues.
Tout s'arrête...
jusqu'à ce que je sache qui l'a tué.
Pas aujourd'hui, Billy.
Réfléchissez. Quand les affaires s'arrêtent, les gens parlent.
Ouvrez les vannes, et mes dealers entendront des choses...
Et vous gagnerez de l'argent et oublierez mon père.
La seule affaire qui reprend, c'est de savoir qui lui a tiré dessus.
Et je vous laisserai crever de faim tant que je n'ai pas la réponse.
Vous faites comme si ce n'était pas évident.
Votre père est mort dans un immeuble de Luan,
et son chauffeur a disparu chez les Albanais.
- On s'occupe des Albanais. - Mais vous nous punissez.
- Nous sommes associés. - Vous êtes mes clients.
Luan coopère. Les Albanais se renseignent.
- Et pendant ce temps, on doit souffrir ? - Qui commande ?
Sean. Et il a été clair.
Si vous voulez faire affaire, vous retrouverez l'assassin de mon père.
Il ne doit pas être loin.
Merci à tous. Je m'occupe de tout.
On se voit à l'église.
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