The first 200 lines.
Dieu n'existe pas !
Pardonnez-moi.
Faites-moi un signe.
Aidez-moi.
Maureen, ma chère, où êtes-vous ?
- Maureen, où êtes-vous ? - Oh, mon Dieu. Elle est là-haut.
Maureen ?
Restez là, Maureen. Ne bougez pas.
Maureen, restez là.
Descendez, Maureen.
- Dieu n'existe pas. - Quelle honte. Comment osez-vous ?
- Ne vous approchez pas. - S'il vous plaît, ne faites pas ça.
- Vous avez une obligation envers Lui. - Je n'ai rien du tout.
Je n'ai rien du tout.
- Vous ne pouvez pas faire ça. - Non !
Votre péché n'était-il pas assez grand ? Vous irez en enfer pour ça.
Maureen !
Voulez-vous monter, ou portez-vous la flamme olympique dans cette valise ?
Je ne voudrais pas vous perdre.
Ne vous inquiétez pas pour ça. Je ne suis pas dévot.
Laissez-moi tasser ces bébelles.
Jésus était inclus quand j'ai acheté cet engin d'occasion.
J'avais pensé à le remplacer par un de ces compas magnétiques,
mais d'habitude, je vais dans la mauvaise direction de toute façon.
- Moi aussi. - Ah oui ?
- De l'eau ? - Merci.
Je m'appelle Duane, au fait. Duane Duke. Mes amis m'appellent Duke.
Vous pouvez poser cette valise sur le siège arrière si vous voulez.
Merci.
- Attention à la guitare ! - Désolée.
Il n'y a pas de mal.
Mais faites attention à la guitare. C'est mon gagne-pain.
Je retourne à Los Angeles pour devenir une vedette rock.
Et vous ? Où allez-vous ? Que faisiez-vous là-bas ?
- Je... - Des problèmes de voiture ?
- Oui, c'est ça. - Ah oui ? Quelle sorte ?
- Je n'ai pas de voiture. - Pas de voiture ?
C'est la pire sorte. Mais je ne sais pas encore d'où vous venez.
Et alors ? Est-ce que ça fait de vous mon confesseur ?
Doux Jésus !
Je vous ai seulement posé quelques questions banales.
On aurait dit que je vous accusais de meurtre.
Écoutez, ce n'est pas de mes affaires.
Si vous voulez jouer à Mme Mystère, ça ne me dérange pas.
Je me fous d'où vous venez.
Qui sait ? Vous pourriez être tombée du ciel.
C'est probablement ça. Un petit ange tombé de son nuage.
Accrochez-vous, mon ange, je vous porte à destination.
On fait une petite ballade.
Ôte-toi de là.
Allez, ma belle.
- Ça va ? - Oui.
- Que faites-vous ? - On n'ira pas plus loin dans ces conditions.
- Mais il peut pleuvoir toute la nuit. - C'est exact.
On devrait dormir.
Pardon. Je suis désolée.
Vous vous êtes un peu affaissée.
Il pleut encore.
- Pourquoi avez-vous fait ça ? - Vous ne m'en avez pas empêché.
- Je n'en ai pas eu le temps. - Je vous donne une autre chance.
- Je ne suis pas très bonne pour ça. - Ah bon ? On pourrait s'y méprendre.
S'il vous plaît, ne faites pas ça.
- Je crois que je suis un peu excité. - Non.
Ne faites pas ça. Non.
Quel est le problème, mon ange ?
Lâchez-moi.
Êtes-vous folle ? C'est quoi, votre problème ?
- Revenez ici. - Rendez-moi ma valise.
Salope. Tu préfères partir quand tu pourrais jouir.
AIDE DEMANDÉE
Spool toujours portée disparue
Êtes-vous ma vraie mère ?
Le nom Spool ne te dit rien ?
Non. Pourquoi ?
C'était le nom de jeune fille de Norma Bates.
La femme que tu croyais être ta mère était ma sur.
Elle ne m'a jamais mentionnée, n'est-ce pas ?
Non.
Vous êtes sûre que vous ne voulez pas un sandwich ?
Pardon ?
Bonjour.
Je descends tout de suite.
Une chambre ?
J'aimerais bien. Mais je ne crois pas en avoir les moyens.
Vous devriez verrouiller la caisse. Quelqu'un pourrait vous cambrioler.
Avec ce qu'il y a dedans, il n'ira pas loin.
- C'est mort ? - Vous êtes mon premier client aujourd'hui.
Ou cherchez-vous le chemin qui mène à l'autoroute ?
Non, en fait, c'est la pancarte "Aide Demandée" qui m'intéressait.
- Mais si les affaires vont mal, je... - Non, pas mal. Ce n'est qu'un creux.
Oui, eh bien... Douze chalets, tous vacants.
Nous avons fermé pour un moment. Nous rénovions.
Mais il y a plus de vie qu'avant dans le coin.
Bon prix. Bon service. Les affaires vont reprendre.
J'ai une machine à glace retapée,
et quatre réservations plus tard dans la semaine.
Le retour de Fairvale High. Une grosse partie contre Central.
Je parle trop, on dirait. Oui, il y a un emploi. Êtes-vous intéressé ?
À l'argent ? La seule façon d'en avoir que je connais,
c'est de travailler ou d'en hériter.
Et je n'ai aucun riche parent sur le point de mourir.
Avez-vous un formulaire ?
Ce ne sera pas nécessaire. Je m'appelle Norman. Norman Bates.
- Qu'étiez-vous en train de peindre ? - Je suis désolé...
Passez donc au salon en attendant.
Dit l'araignée à la mouche.
- C'est le club des ornithologues amateurs ? - C'est mon hobby. La taxidermie.
- Asseyez-vous. - Duane Duke. Appelez-moi Duke.
Je peux vous payer 5 $ de l'heure, Duke.
Vous feriez la réception, le ménage des chambres, les lits, les poubelles.
Vous en voulez ? Vous seriez assistant général.
Ce n'est pas trop dur. Vous auriez beaucoup de temps libre.
Assistant, c'est ça ?
Je suis le gérant et vous seriez mon assistant, donc assistant général.
Vous auriez une chambre, et travailleriez surtout le jour.
Je préfère les nuits.
- Je serai franc avec vous, Norm. - Norman.
Je ne cherche rien à long terme. Je veux juste assez d'argent
pour réparer mes freins et me garder un petit coussin pour Los Angeles.
Je suis chanteur.
Mais je peux rester jusqu'à ce que vous trouviez quelqu'un.
Je ne resterai pas trop longtemps, c'est tout.
Personne ne reste longtemps.
Votre chalet est au fond. Pourquoi ne pas défaire vos bagages ?
Je dois retourner à la maison pour un moment.
- Vous vivez là-haut ? - Oui. Seul avec moi-même.
GLACE
- Vous savez passer les cartes de crédit ? - Oui. J'ai déjà été pompiste.
- N'oubliez pas, les chambres coûtent... - 20,95 $ simple, 25,95 $ double.
Je vous ramènerai des hamburgers, d'accord ?
D'accord.
Je n'en reviens toujours pas. Un jour, comme ça, elle ne se présente pas au travail.
Je croyais que vous auriez trouvé des indices, John.
Son appartement est en ordre. Rien d'anormal à signaler.
Elle n'a rien dit au propriétaire.
J'aurais cru qu'elle m'en parlerait,
si elle était pour s'absenter pour presque un mois.
Emma Spool était réglée comme une horloge.
Je ne crois pas qu'elle ait raté un jour depuis les sept ans que je tiens ce trou.
J'espère seulement qu'il ne lui est rien arrivé de grave.
Vous voulez dire, comme Norman Bates ?
Lui et Mme Spool travaillaient ensemble, non ?
Et on dit qu'il a un faible pour les vieilles femmes.
Les rumeurs et les sous-entendus ont causé assez de problèmes à ce garçon.
Et puis, en quoi ça vous intéresse ?
- Je suis venue de Los Angeles pour le voir. - Pour quoi ?
Vous êtes une autre parente de quelqu'un qu'il a tué ?
Je ne crois pas que ça vous regarde, shérif.
La tranquillité de cette communauté, ça me regarde.
Mais tant que je n'ai pas enfreint de loi, laissez-moi tranquille.
Pourquoi ne pouvez-vous pas laisser le pauvre gars tranquille ?
Êtes-vous son fan club ?
Non, on croit qu'il faut accorder aux gens une seconde chance.
Ce que Norman a fait remonte à loin, et il en a payé le prix.
Ça dépend à qui vous le demandez.
Vingt ans dans un asile, c'est payer le prix.
De toute façon, le gars va bien maintenant.
Ici, il était toujours à l'heure et il faisait son travail.
Faisons de lui l'employé du mois.
Faites la comique si vous voulez,
mais le gars veut seulement avoir la paix.
Écoutez, Norman Bates s'est assez fait salir comme ça.
Laissez-le...
- Bon après-midi, shérif. ...tranquille.
- M. Statler. - Tu vas prendre quoi, Norman ?
Le poulet frit est bon aujourd'hui.
D'accord, avec un verre de lait, et quelques hamburgers pour emporter.
Je vous avertis. Je ne veux pas d'ennuis.
Alors lâchez mon bras ou je me mets à crier: "Brutalité policière !"
Je peux me joindre à vous, M. Bates ? Venable. Tracy Venable.
Merci, Myrna.
- Reportages Côtiers ? - J'écris pour eux parfois.
Si ça ne vous dérange pas, j'aurais quelques questions.
Ça me dérange.
- Écoutez, M. Bates... - Norman.
J'écris sur la défense fondée sur l'aliénation
et la réhabilitation des meurtriers aliénés.
Beaucoup de gens croient qu'ils ne peuvent être réhabilités
et qu'ils ne devraient être remis en liberté,
qu'on ne devrait pas plaider l'insanité.
On entend toujours les objections des victimes et de leur famille,
mais d'une certaine façon, les meurtriers
qui ne peuvent se maîtriser sont aussi des victimes.
Votre point de vue me serait précieux.
Si la dame te dérange, Norman, je la ferai partir.
Votre pause café est-elle terminée, shérif ?
Autre chose, Norman ?
Alors, qu'en pensez-vous ?
- De quoi ? - De ce qu'on disait.
Norman, vous avez été incarcéré pendant vingt ans.
- Vingt-deux. - Oui.
Pendant 22 ans, vous étiez enfermé quelque part.
L'État dit que vous êtes sain d'esprit. Vous avez payé votre dû.
Puis, Lila Loomis commence à vous persécuter.
- À cause de ce qui est arrivé à sa sur. - Oui. Marion Crane, c'est ça ?
Norman ?
- C'est ça. - Mais ça fait vingt ans.
Vingt-deux.
Ça donne beaucoup de temps pour penser à une revanche.
Ce que Lila Loomis a voulu vous faire ne vous a-t-il pas rendu un peu amer ?
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