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La question se pose :
Était-ce économique, social, ou encore culturel ?
Ou était-ce tout simplement humain ?
Pourquoi certaines personnes ont-elles réagi et d'autres pas ?
Bon boulot, M. Bowden.
Ça fait plaisir de voir des A. Y compris ceux de M. Bowden.
JUIFS, POLONAIS...
Ceci clôt notre semaine sur l'holocauste.
Pour en savoir plus, je vous conseille d'aller à la bibliothèque.
Un Élève Doué
LES PARTISANS D'HITLER
Tu plais à Becky Trask.
UN MOIS PLUS TARD
- Tu sais de qui je parle ? - Je sais qui c'est.
- Je vais y réfléchir. - Non, fais-le.
- Tu me refiles tes notes de trigo ? - Je savais que tu le demanderais.
- Je les apporte demain. - Demande à Becky de sortir.
- Tu fais quoi après les cours ? - Je suis occupé.
PAS DE SOLLICITEURS PAS DE VENDEURS
Ça va, j'arrive !
Bon Dieu !
Oui ?
Qu'est-ce que vous voulez ?
- Je n'achète rien. - Je vous apporte votre journal.
- Je ne vends rien. - Alors que voulez-vous ?
- Je voudrais vous parler. - Me parler ?
Je n'ai rien à vous dire. Au revoir.
Bergen-Belsen, janvier 43 - juin 43.
Auschwitz, juin 43 - juin 44.
Ensuite c'était Patin. Et après, vous avez disparu.
Mais en 1965 on a retrouvé votre trace à Berlin-Ouest.
Écoute, mon petit, je n'ai pas envie de jouer à ce jeu.
- Va-t'en ou j'appelle la police. - Appelez-les.
Je suis sûr qu'ils seront contents de vous voir.
- Qui es-tu ? - Je m'appelle Todd Bowden.
Je ne voulais pas vous effrayez.
Je veux seulement vous parler. Laissez-moi entrer une minute.
S'il vous plaît, M. Dussander.
Tout ça, parce que tu as vu un vieux type en imperméable ?
Ce n'était pas si facile. Ces images ont 40 ans.
Mais elles ressemblent aux miennes.
- Tu m'as photographié ? - Oui et je n'étais pas sûr.
Il me fallait de vraies preuves. J'ai vos empreintes.
C'est un travail difficile. Il faut du matériel.
- Vous avez été au cinéma. - Les empreintes de ma boîte ?
Tu as pris ma photo. Et qu'as-tu encore fait ?
J'ai une copie de vos empreintes. Vous êtes recherché en Israël.
C'est dans la banque de données de l'université.
Ça va ?
- Tu veux boire quelque chose ? - Vous avez du lait ?
- Tu en as parlé avec tes parents ? - Je ne suis pas fou.
Il faut huit comparaisons pour que la Cour accepte des empreintes.
Ils les analysent.
Une ou deux, c'est facile à trouver, mais huit !
C'est très palpitant, mais ça ne servira à rien.
J'ai trouvé 14 comparaisons.
Qu'as-tu fait, mon garçon... Il faut que je t'explique.
- C'est une violation. - Et la chambre de décompression ?
- C'est une violation. - Je vais appeler la police.
Ton père te donnera une fessée.
- Ils ne croit pas en la violence. - Ils devraient te suivre de près.
Je m'appelle Denker.
Arthur Denker.
Je suis américain.
Je suis citoyen depuis 1955.
Je vote.
Tu n'as pas le droit de venir ici et de dire des mensonges.
J'ai vos empreintes digitales.
J'ai vos photos.
D'une façon ou d'une autre, je les donnerai à qui de droit.
C'est incroyable.
Que veux-tu ? Dis-le-moi.
- Je veux savoir plus. - Savoir plus sur quoi ?
Les histoires. Tout.
Quoi "tout" ?
Tout ce qu'on a peur de nous montrer à l'école.
Vous étiez là-bas. Vous avez commis ces choses.
Personne ne peut mieux raconter que vous. C'est ce que je veux.
Je vous laisserai alors tranquille. Vous le savez maintenant...
Toutes les données que j'ai,
les comparaisons, les affiches, et les photos,
sont dans un endroit sûr. Si je disparais, on les trouvera.
Et pourquoi ferais-je ce que tu demandes ?
Parce que vous avez raccroché.
Selon les résultats du premier examen,
la plupart d'entre vous n'ont pas compris le 1er chapitre.
Vous êtes combien à tout savoir sur la sociologie ?
Je m'en doutais. Bon, passons au second chapitre.
UN MOIS PLUS TARD
Une fois dans la chambre, ça durait combien ? Une minute ?
Non, l'acide prussique prenait 15 minutes.
Et le protoxyde pouvait durer une heure, parfois plus.
Qu'est-ce qui se passait... exactement ?
C'était la pagaille. Ils perdaient le contrôle de leur corps.
Ils vomissaient, urinaient et déféquaient.
Même si le gaz venait du plafond,
ils grimpaient les uns sur les autres,
pour arriver à l'air frais qui n'existait pas.
Il y avait une montagne de corps.
Et les enfants ?
Ils étaient en dessous.
Il y avait des survivants ?
Une fois...
Le gaz n'est pas arrivé.
Il y avait une fuite, l'oxygène s'est mélangé au protoxyde.
C'était horrible. Après une heure, ils bougeaient toujours.
Trébuchant dans la chambre, saouls, le regard absent.
Qu'avez-vous fait ?
J'ai commandé plus de gaz, on ignorait qu'il y avait une fuite.
Ensuite, ils ont eu des convulsions, on aurait dit qu'ils dansaient.
Certains se sont agenouillés en riant et en criant.
Même les gardiens ont eu peur.
Ils n'en sont pas morts.
Deux heures après, j'ai envoyé des hommes armés.
Il se fait tard. Ta maman va s'inquiéter.
Merde ! Je file. Demain, je veux entendre le reste de l'histoire.
La fin ?
La fin...
Todd, tu es réveillé ? Allons, Joey est dehors.
- Dis-lui que j'arrive. - Je t'ai réveillé il y a longtemps.
- Todd ? - Je me suis rendormi.
Je dois voir un client ce soir. Il y a du poulet dans le frigo.
Je mange chez M. Denker.
Et ensuite, tu regarderas la télé ?
Il ne regarde pas la télé. Je lui lis des livres.
Ne t'inquiète pas.
Invite-le ici. On voudrait le rencontrer, ton père et moi.
L'agent a dit :
"M. Denker, vous ne voyez pas la route, vous ne pouvez pas conduire."
"Combien de doigts vous voyez ?"
J'ai dit, : "Voyons, M. l'agent, je devine.
"Un ?"
Depuis, je n'ai plus mon permis. Je prends le bus.
Bien sur, je ne peux plus conduire dans mon état,
et ma vue a beaucoup diminué.
C'est un criacou.
- On a habité en Caroline. - Dick l'a tué il y a sept ans.
Votre petit-fils ne m'a jamais dit que vous étiez chasseurs.
- Todd n'aime pas les armes. - Non, il a d'autres hobbies.
- Le base-ball, Todd adore. - Arthur, un cigare ?
Je vais fumer une cigarette. Où sont-elles ?
Je vais vous aider.
Votre générosité est touchante. Merci pour cette très belle soirée.
Arthur, je peux vous poser une question personnelle ?
Pas du tout.
Qu'avez-vous fait pendant la guerre ?
J'étais réserviste, comme la plupart des jeunes, Victor.
À cause de ma mauvaise vue, je n'ai pas été aux champs de bataille.
J'ai lavé des draps dans un hôpital militaire.
Tu es très silencieux ce soir.
Je m'excuse, je connais ces histoires.
- Todd ! - Il est franc, c'est tout.
C'est un privilège que les adultes n'ont pas.
Ça me fait penser...
C'était probablement lors de ma première année à l'université...
Il y avait ce groupe...
Mes hommes ont commencé à tirer, mais il y en avait tellement.
Il y avait trois corps dans chaque four. Ils étaient broyés en cendres.
Les habitants d'une ville entière avaient été exterminés.
Ce n'était pas suffisant pour Himmler. C'était une année terrible.
Il a obligé chaque Juif de Kiev de se rendre au ravin de Babi Yar.
Souviens-toi, les années 20 étaient terribles en Allemagne.
Après le Traité de Versailles, nous étions désemparés.
Ils se cachaient.
On les trouvait toujours. Grâce aux chiens, à la fumée ou au feu.
On les raflait et on les conduisait vers une grande fosse.
À ce moment, tirer ce n'était plus tuer.
Tuer, ce n'était plus la mort.
Je n'oublierai jamais les bruits de cette nuit.
Il y en avait tellement les uns sur les autres.
Après quelques heures, ils se calmaient.
Une tête tombait.
Un bras tombait.
C'était comme le bruit des feuilles.
Que ressentiez-vous ?
Il fallait le faire.
Une porte était ouverte, impossible de la fermer. C'était la fin.
Tu ne comprends pas.
Tu l'as fait des millions de fois. Allons-y !
Bien, ça suffit. À la douche.
- Où étais-tu ? - Que veux-tu dire ?
Je t'ai appelé. Il y a une fête samedi soir.
J'étais occupé.
Même pour ton meilleur ami ?
J'ai étudié beaucoup.
Tu vas y aller ?
- J'ignore si j'aurai la voiture. - Je connais quelqu'un.
Je suis accepté !
Le Ritzy Vista Country Club. Le rêve de ma vie.
M. l'agent, c'est quel autocar pour le Ritzy Vista Club ?
On est arrivés.
Ou tu vas vieillard ?
- Vous passez par le Country Club ? - Très rigolo.
- Réveillez-vous... - Je vais vous tuer !
J'ai cru que vous étiez mort.
Vous avez mauvaise mine.
C'est samedi. Depuis quand viens-tu le samedi ?
Je vous ai apporté quelque chose.
Vous déballez ?
Attendez. Je vais tirer les rideaux.
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