Belle de Jour

Belle de Jour (Belle de jour)

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Belle De Jour 1967 720p BluRay x264 BWBP
A Commentary by Hamid_m

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720
Published on: 2018-08-31
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The first 200 lines.

Veux-tu que je te dise un secret, Séverine ?

Je t'aime chaque jour davantage. Moi aussi, Pierre.

Je n'ai que toi au monde.

Mais... "Mais" quoi ?

Moi aussi, je voudrais que tout soit parfait,

que ta froideur disparaisse. Ne me parle plus de ça.

Je ne voulais pas te fâcher. J'ai pour toi une immense tendresse.

A quoi peut me servir ta tendresse ?

Ce que tu peux être méchante avec moi.

Pardon, Pierre.

Arrêtez.

Descends. Pourquoi ? Qu'y a-t-il ?

Je t'ai dit de descendre. Mais pourquoi ?

Allez, viens. Laisse-moi.

Allez, viens ! Laisse-moi !

Viens !

Laisse-moi !

Faites ce que j'ai dit.

Mais comment osez-vous ? Lâchez-moi !

Brutes !

Lâchez-moi !

Ce n'est pas ma faute.

Tu as raison. Je t'expliquerai tout.

N'ayez pas peur de secouer cette petite salope !

Pierre, c'est aussi sa faute. Je t'expliquerai tout.

Fermez-la, madame, ou je vous casse la gueule.

Arrête !

Arrête. Dis-leur de me lâcher.

Au secours !

Tais-toi, garce !

Allez, venez.

Tirez.

Ne crie pas. Si tu cries, je te tue.

Pierre, je t'en supplie. Je te demande pardon.

De tout mon coeur.

Pierre !

Je t'en supplie, ne lâche pas les chats.

Séverine crie.

Ça suffit comme ça. Elle est à vous, maintenant.

Pierre, je t'aime. Allez-y.

Pierre ! Pierre...

A quoi penses-tu ?

A quoi ?

Je pensais à toi. A nous deux.

Nous étions dans un landau.

Toujours le landau ?

J'ai envie de t'embrasser.

Demain, tu te lèves tôt. Pourquoi ?

Pour préparer les bagages. On part ?

Oui. Où ça ?

Une surprise pour notre anniversaire.

Notre bonheur est déjà vieux d'un an,

et le soleil d'antan...

Et l'hôpital ?

Je veux l'oublier, ne penser qu'à toi.

Heureuse ? Oui. Surtout quand tu es là.

Je voudrais te voir à chaque minute de la journée.

Non. Je t'en prie.

Repose-toi.

Bonsoir.

Pierre ? Oui ?

Je te demande pardon. Tu es si bon,

si indulgent, mais je...

Ce n'est rien. Dors.

Tu viens à la soirée ?

Je sais pas. Georges se couche tôt.

Laisse-le dormir et viens. Ils ont annoncé de la neige.

Je préférerais aller voir le magnétiseur.

Je ne me laisserais pas endormir. Ce n'est pas un hypnotiseur.

Les hypnotiseurs vous font descendre au caveau.

Bon. Je vous quitte. A tout à l'heure.

Au revoir. Au revoir.

Quelle heure est-il ?

17 h. Si tu t'ennuies, je te retiens pas.

On ne s'ennuie pas, dans un bar.

Ce n'est pas comme dans les églises, où l'on reste seul avec son âme.

Je vais te dire quelque chose d'assez sympathique.

Je t'aime. Merci.

Tu cicatrises tellement bien. Oh, tu m'ennuies.

Elle est avec Husson. Trop tard, il nous a vus.

Qu'as-tu contre lui ? Il est intéressant.

Tu trouves ? Je n'aime pas son regard.

Allez, viens.

Bonsoir. Bonsoir.

Je vous ai vus bras dessus, bras dessous.

Vous faisiez plaisir à voir.

C'était sans doute ridicule. C'était très rassurant.

Comme une chose qu'on voit chaque jour.

Vous, Pierre, vous me mettez mal à l'aise.

Vous me donnez mauvaise conscience. Nous sommes si différents.

Des hommes comme vous, on en rencontre peu.

Je vous parle sincèrement.

Tiens ! Merci.

Et voilà. Que de châtiments perdus, mon Dieu.

Vous les connaissez ? Non.

Vous ne pensez qu'à ça.

Tout le reste est bagatelle et temps perdu.

Vous devriez parler de vos obsessions à un spécialiste.

Riche et oisif. Ce sont ses 2 principales maladies.

Et la chasse à courre.

A part ça, j'ai une faiblesse pour les gens pauvres.

Je pense à eux quand il neige : sans fourrure, sans espoir.

Que vous êtes séduisante.

Trop subtil. Taisez-vous donc.

C'est impossible.

Je suis ici depuis 3 heures. Je vais avoir la migraine.

Il fait froid ?

Le temps est doux. Je vais prendre l'air.

A tout à l'heure. C'est ça.

Bonne promenade.

Je l'aime bien. Il est drôle.

Il est bizarre.

Pire que ça.

- Et Husson ? Il va bien.

- Tu le vois ? Oui. Ne m'en parle plus.

Tu te souviens d'Henriette ? Oui. Très bien.

Il paraît...

Il paraît qu'elle fait des passes.

Comment ? Dans une maison de rendez-vous.

Elle irait plusieurs fois par semaine.

Tiens !

Tu te rends compte ? Henriette !

Toi, tu es loin de tout ça. Non. Mais...

Tu réalises, Séverine ? Une femme comme toi et moi.

Tu la vois avec n'importe qui ?

Là-dedans, on prend ce qui vient.

Les vieux, les pas vieux, les moches, les pas moches...

Déjà, avec un homme qu'on aime, y a des moments désagréables.

Ça doit être horrible. Ça existe encore ?

Je vous demande pardon, mesdames,

mais pour exister, ça existe. Je vous le garantis.

Ça vaut peut-être pas les claques d'avant-guerre.

Évidemment, on a enlevé les lanternes.

Mais faites-moi confiance, ça ne chôme pas.

J'en connais une demi-douzaine.

C'est le métier qui veut ça.

Depuis 20 ans, j'en ai vu de toutes les catégories.

On m'a même attaqué 2 fois. Et je ne m'en porte pas plus mal.

- Hé ! Qu'est-ce que tu as ? Nous arrivons.

Des fleurs pour Madame.

Très bien.

Qui les a envoyées ? M. Husson, madame.

Pourquoi vous les avez mises ici ?

Je vais chercher la serpillière.

Ça ne fera rien. L'eau était propre.

Mais qu'est-ce que j'ai, aujourd'hui ?

Séverine, viens vite.

Alors, Séverine, tu viens, oui ou non ?

Tu en as pour longtemps ? J'ai presque fini.

Je peux te poser une question idiote ?

Ne te gêne pas.

Avant que tu me connaisses,

tu allais souvent... dans des maisons ?

"Des maisons" ?

Non. Pas souvent. Pourquoi ? Ça t'intéresse ?

Tout ce qui te concerne m'intéresse.

Je croyais qu'on les avait supprimées.

Elles sont clandestines, maintenant.

Comment ça se passe ?

Tu vois bien que je travaille. S'il te plaît.

On entre. Des femmes sont là. On en choisit une.

Tu t'enfermes une demi-heure avec elle.

Et tu es triste pour le reste de la journée.

Mais qu'est-ce que tu veux ?

Semen retentum venenum est.

Tais-toi.

Tais-toi. Ne me parle plus de ça.

Qu'est-ce que tu as ?

Je ne t'ai jamais vue comme ça.

Que se passe-t-il ? Rien. Je suis fatiguée, énervée.

Va te reposer.

Oui. Tu as raison.

Bonsoir.

Tu veux que je vienne ? Non, non.

Oui. Reste jusqu'à ce que je m'endorme.

Tu ne grandiras donc jamais ?

Remplace-moi.

Tu t'en vas ? Non. Je t'attends à l'intérieur.

Bonjour. Ça va ?

Oui. Pas mal.

On vous voit plus très souvent. C'est vrai.

A tout à l'heure.

Ah, la mystérieuse Henriette.

La femme aux deux visages.

La double vie. Comme c'est intéressant.

Renée vous a mise au courant ? Oui.

Mais pourquoi ? Pour de l'argent. Tout bêtement.

Les femmes qui se vendent le font pour de l'argent.

Ça me fait plaisir de vous voir aujourd'hui.

Je ne comprends pas.

Aujourd'hui, ça se passe surtout par téléphone,

mais les femmes qui vont dans les maisons sont rares.

Des maisons que vous connaissez ?

Oui. J'y allais souvent, autrefois.

Un parfum particulier, des femmes complètement asservies.

C'était dans le quartier de l'Opéra.

Et surtout ailleurs, chez Anaïs,

11, cité Jean de Saumur. J'en ai gardé de bons souvenirs.

Vous êtes fou ? Ce n'est rien.

"Cute compulsion", comme disent les Anglais.

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